jeudi 10 janvier 2008

Méfiance!

Un ami m'a dit qu'on pouvait écrire à Sarkozy, sur le site de la Présidence, et qu'on vous répondait.
Très bien, me dis-je, je vais lui faire part de mes réflexions.
Nom? Prénom? Age? Adresse? Profession?
Ouh la la! Je redemande à mon ami, qui me confirme : oui, c'est bien quand on écrit pour dire d'envoyer les flics, de mettre la CGT en taule, d'approuver la visite de Khadafi, pour ça, on reçoit une lettre du responsable du courrier (qui nous dit que le Président est d'accord, que c'est conforme à ses promesses, etc), mais pour ce qui est de critiquer, vaut mieux être prudent, surtout si on est fonctionnaire, logé par la Mairie de Paris, candidat à une médaille, etc..

Parce que le circuit est court entre la critique et le retour de bâton. Vivent les NTIC!

Par exemple, on apprend un jeudi que Sarko divorce, le même jour que la grève des privilégéiés des régimes spéciaux. Bon. Curieux : Sarko se tait pendant 8 jours, alors qu'on l'entendait 3 fois par jour avant. Quand on lui a demandé pourquoi, il a répondu : parce que j'étais en position d'arbitre (tu parles, Charles, tout se décidait à l'Elysée!).

On apprend le 7 janvier qu'en fait, il a été hospitalisé au Val de Grâce pour un abcès à la gorge qu'on nous avait caché. Psycho-somatique a même dit JM Apathie. Il était aphone...

Résultat au Journal Officiel du 9 1 08 :

Par décision du 8 1 2008 : est nommé médecin-chef de la présidence de la République, à compter du 15 janvier 2008, M. le médecin en chef C. ZZZZ, en remplacement de M. le médecin général J. DDDD.

Bref, il nous cache des choses, il nous ment, et quand ça se sait, il vire son médecin!
Ca promet!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je confirme qu'il faut être très prudent : on s'achemine vers un état policier où les opposants sont vite fichés.
Avec nos cartes bleues, nos portables, toutes les caméras de vidéosurveillance, c'est vite fait dès qu'on est repéré...