dimanche 16 mars 2008

Vivement demain!

Demain, petit Père Ubu sera débarassé d'une corvée : les élections municipales, qu'on pourrait du reste supprimer en faisant nommer les maires par les Préfets, comme sous Napoléon III.

Il va pouvoir continuer son oeuvre de régénérescence, pour laquelle il a été élu. Il va lui falloir reconquérir son électorat, et ça va être difficile. Taxis, pharmaciens, notaires : dans l'oeil du cyclone!

C'est du côté des propriétaires que ça va être difficile. Un propriétaire, ça vote à droite parce que un propriétaire, ça a tellement peur des lois socialo-communistes qui protègent les locataires. C'est peureux un propriétaire : peur que le locataire ne paie pas, qu'il abime, qu'il fasse des fiestas, qu'il trafique on ne sait quoi. Alors le propriétaire préfère ne pas louer que louer sans des garanties suffisantes. Il a peur du DAL, des syndics, des agences, et des locataires, en général et en particulier. Il a peur de la gauche, et vote à droite, qui les défend toujours.

Hélas, hélas, Sarko a pris des décisions, celles qu'on pouvait craindre de Ségo : limitation de la hausse des loyers à la hausse générale des prix, limitation de la caution à un mois de loyer! Tout ça sous prétexte de pouvoir d'achat, sans penser à celui des propriétaires. A qui donc maintenant se fier??? Tragique. De plus en plus de locataires ne pairont "le prix du marché", et devront être expulsés, selon la doctrine "Bolufer".

Pour le reste, on espère avoir Allègre, Lang et Villiers. Mais il y a la parité! Laurence? Nadine? Marine?

On va accélérer les réformes. Elles sont presque prêtes : dans tous les ministères, on prépare les nouveaux organigrammes. Changer les organigrammes, ça change tout : au lieu de 4 * 3, on fait 3 * 4, et on a gagné un emploi de directeur. Mais depuis le temps qu'on fait ça, ça n'a plus de sens.
Sauf à la défense, où on peut faire -15000 hommes, par l'équation : -20000 hommes de troupe + 5000 dans les états-majors pour gérer la pénurie.

Des réformes plus importantes? Impossible, ça râlerait trop. Il faut que ça râle un peu, sinon, c'est pas une réforme, mais pas trop, et que ça n'atteigne pas l'électorat. Dur, dur... Donc, des moulinets de bravoure, et des reculs sur des positions préparées à l'avance.

Il y aurait une solution : dire la vérité, donner l'exemple, arrêter la politicaillerie, etc. Qu'est-ce qu'on parie?

Vivement demain!

1 commentaire:

Albert a dit…

des reformes plus importantes ? impossible ? Qui ralerait ? les syndicats non representatifs et Besanceneau ! et alors ? Effectivement, Sarko n'est pas Thatcher...Elle en avait, elle !