lundi 14 avril 2008

Inégalités

Mme Royal l'avait justement dénoncé : la réforme des retraites de 2003 a été très injuste pour les femmes.

Un article du monde, de 3 viragos syndicalistes, Annick Coupé, Solidaires, Ghyslaine Richard, CGT, Sophie Zafari, FSU, nous le rappelle. Ne riez pas, vous êtes concernées, mesdames.

Je cite :
(Dans le secteur privé), les femmes sont donc victimes d'une discrimination indirecte : une disposition (l'allongement de la durée de cotisation) apparemment neutre désavantage les personnes relevant d'un genre. Le système de décote constitue une double peine. Les droits familiaux, notamment la majoration de durée d'assurance (huit trimestres par enfant dans le régime général) et l'assurance-vieillesse des parents au foyer permettent aux femmes de valider de nombreux trimestres dans le secteur privé. Cela ne compense que faiblement les inégalités de pensions, très fortes chez les salariés du privé.

Dans la fonction publique, la réforme de 2003 a réduit les droits familiaux dont bénéficient les femmes. Cette mesure antiredistributive n'a jamais été justifiée publiquement. Les mères d'enfants nés avant 2004 n'ont gardé leur bonification d'un an que si elles étaient fonctionnaires au moment de l'accouchement : les femmes inactives, en disponibilité, non titulaires ou travaillant dans le privé ont perdu ce droit, tout comme une partie des étudiantes. Ubuesque : les jumeaux ne comptent plus que pour un !

Les jumeaux ne comptent que pour un! Normal : il n'y a eu qu'une grossesse.
Et c'est M Fillon qui a fait ça, et qui, évidemment ne va pas revenir la-dessus.

Il convient cependant de rappeler que les femmes peuvent éventuellement avoir une pension de reversion, ce qui n'est pas le cas des hommes. Un schéma où la mère travaillerait et où le père serait "à la maison" est inenvisageable.
Mettre un peu de justice la-dedans serait certainement coûteux, n'en parlons plus.

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