mardi 20 janvier 2009

Lingeries

A part une fête de village à Ville-Lavante (Washing-Town en engliche), il y a un événement planétaire : le salon de la Lingerie à Paris.

Non pas que j'y étais, mais les reportages TV étaient assez marrants : devant le stand Aubade (ils font de si jolis calendriers...), des pauvres filles étiques, déhanchées, en sous-tifs dentelle, se caillaient en regardant passer quelques badauds.

Car la Crise est là aussi!

On apprend par la presse que le drame de cette industrie est que ce sont les femmes qui achètent les boxers, slips et caleçons de ces messieurs, et qu'elles prennent le bas de gamme. Alors que quand le monsieur achète pour lui, il se prend une marque confortable. On s'interroge encore sur les raisons de cette anomalie. Mais pour moi, c'est évident : essayez donc de draguer avec un slip blanc genre marcel trop grand pour vous...

J'attendais, mais en vain, la résolution d'un problème historique : celui de l'appariement des chaussettes. En effet, du ramassage au sac à linge, puis dans la machine à laver, le sèche-linge, le tas de linge sec à repasser, il y a toutes les chances -et en fait, ça arrive toujours- que vous vous retrouviez à l'arrivée avec un nombre impair de chaussettes, et donc avec au moins 3 chaussettes dépareillées.

Oh, vous les retrouverez bien un jour : une était collée dans le tambour, l'autre cachée dans la manche d'une chemise. Mais la probabilité que 2 chaussettes, dont une s'est fait la malle, se retrouvent un jour ensemble est quasi nulle. C'est comme les électrons qui ont même spin : d'après le principe d'exclusion de Pauli, ils ne peuvent jamais être dans le même état.

C'est facile d'accuser les femmes, et de dire que si elles faisaient attention à ce qu'elles font, les chaussettes arriveraient appariées dans la boite des chaussettes propres! Faites-le vous-même : surveillez le processus de bout en bout, faites attention à tout, surveillez, comptez à chaque étape : je vous fiche mon billet qu'il en manquera toujours une. Simplement, avec elles, il en manque toujours au moins 2!

C'est que, comme disait ma Grand-Mère, "les choses sont malignes". Ne croyez pas que les choses dites inanimées ne font rien, restent où on les a mises. On va chercher une enveloppe dans le secrétaire, et on va la porter sur la table. Quand on s'assoit enfin pour écrire, l'enveloppe a disparu! C'est pas possible. On la cherche partout. On la trouve un quart d'heure après dans l'entrée, à côté du téléphone! Ah, ben oui, bien sûr, j'avais été dérangé par un type qui voulait me vendre une cuisine... Mais enfin l'enveloppe, elle aurait dû rester sur la table!

N'acheter que des chaussettes noires? Ou que des rouges, comme Fillon et Balladur (qui se fournissait exclusivement à Rome, dans une boutique spécialisée pour "leurs Éminences")? Erreur, car la couleur n'est pas tout! La texture, la longueur, changent... et c'est encore plus difficile de les apparier que celles fabriquées par les chinois, qui ont toutes un petit dessin.

Je pense qu'elles (les choses) le font exprès. Mais les chaussettes, alors! Si j'étais Sarko, je ferais une loi!

8 commentaires:

Slochossette a dit…

Les militaires ne sont pas em...der: que des chaussettes vertes. Ce n'est pas pour ça qu'elles sont en nombre paires!

balance a dit…

C'est que, comme disaient ma Grand-Mère,

Il faut corriger cette faute!

François a dit…

Merci Albert!
Celle-là m'a échappé...
Slochossette : Et elles sont toutes de la même taille...
A Balance : et les fautes de Slocho, vous ne les sifflez pas?

Mathilde a dit…

C'est un mystère qui reste inexpliqué, toutes ces chaussettes que l'on perd...Chut n'en parlez pas à mon mari : c'est toujours de ma faute !!! Vous ne donnez pas de solution ?

Slochossettes a dit…

Pas vu. Désolé!

François a dit…

Mathilde : justement, j'explique que c'est impossible. Ce n'est pas de votre faute, et votre mari devra l'admettre.
Mais il a intérêt à se préparer : quand ses fils seront aussi à la sortie de la machine pour récupérer leurs chaussettes, ils ne lui laisseront que les dépareillées!
Autrement dit, vous n'avez pas fini d'en entendre parler!

Mère Michel a dit…

à l'idée d'une chaussette noire dans une manche de chemise blanche, je frémis...
Tout ça finira comme Mickael Jackson....

François a dit…

Mère Michel : J'étais sûr que j'aurais une vanne comme ça.
Je trie le noir, le foncé et le clair.
J'ai mis "chemise" parce que c'était plus simple à expliquer que collant de ma femme (noir), nappe (noire), etc.
A vous de voir si j'avais lavé une chaussette blanche avec une chemise blanche, ou une chaussette noire avec une chemise noire.
La vie est déjà assez compliquée comme ça!