vendredi 13 février 2009

Infaillibilités

Errare humanum est. Certes, mais seul le pape est infaillible.

Du moins, c'est ce que l'on dit et ce que l'on croit. Erreur! Si le pape vous dit "il va faire beau demain", ça a autant de chance d'être vrai que si c'était la miss Météo de la RAI qui l'affirmait.

C'est le Concile Vatican I, malheureusement interrompu prématurément, qui a défini ce dogme dans la constitution Pastor Æternus :

« C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l'origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l'approbation du saint concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu :
Le Pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l'Église, jouit, par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Église.
Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu'il soit anathème. »
On pourrait même se demander quelle est son utilité, puisqu'il n'a été invoqué qu'une seule fois dans l'histoire, par Pie XII, en 1950, pour le dogme de l'Assomption. Il n'a pas été invoqué pour les Encycliques genre "Humanae Vitae", c'est dire...

Je ne contredis pas la définition, mais je fais remarquer qu'elle ne s'applique pas aux actes de gestion courante, surtout quand ils sont juridiquement signés par un cardinal, comme une levée d'excommunication par exemple.

L'argument d'Autorité est donc rarement utilisé par le Pape, et il fait bien.

En revanche, c'est à peu près la seule dialectique de notre Carliste agité. Je promets à Gandrange, ergo les promesses sont tenues. On me résiste : je vire. Quand je ne peux virer, je "béquille" les ministres.
Il a toujours raison. Il n'a pas de doutes, il n'a que des certitudes. Il vit dans son autisme et sa parano. Il faut imaginer Sarkozy heureux...

Pauvre Pape, et pauvres de nous...

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