jeudi 5 mars 2009

Et voila!


Giorgio de Chirico (1888-1978)
Il Ritornante, 1917
Huile sur toile - 94 x 77,9 cm
Paris, Musée national d'Art moderne
Photo : Christie's Paris
© ADAGP

Ce que je vous disais hier à propos des commissions consultatives s'est produit à l'occasion de la vente Bergé.

Tout est raconté dans "la Tribune de l'Art", à propos du tableau de Chirico.

Didier Rykner nous explique l'arnaque : il y a une commission consultative des trésors nationaux, qui doit donner un avis sur l'opportunité de classer une oeuvre parmi les Trésors nationaux, dans le but d'empêcher son départ à l'étranger. En pratique, cela revient à la faire acheter par un Musée.

A propos de la vente Bergé, seules 3 oeuvres ont été examinées par la commission, et deux ont été unanimement sélectionnées. Mais Mme Albanel n'a pas, pour le Chirico, suivi l'avis de la commission, parce qu'il ne fallait pas mécontenter M Bergé...

Voici sa conclusion :

Il n’y a eu, dans tout ceci, rien d’illégal : Pierre Bergé avait le droit d’exercer un intense lobbying auprès de l'Elysée pour empêcher tout classement en trésor national, le ministère de la Culture avait le droit ne pas suivre la commission et n’avait d’ailleurs pas le choix, la décision ayant été prise au-dessus de lui.

Voilà comment se font les choses, dans la France d’aujourd’hui. On louvoie, on ruse. Tout cela n’est pas très glorieux. A quoi sert une commission d'experts dont on ne suit pas les avis ?

Ils ont trouvé le truc : ce n'est qu'un début....

Ça sera amusant, à la Haute-Cour, quand ces ministres devront répondre de leurs forfaitures : ils seront légalement responsables des actes du Gouvernement, mais diront que c'est Sarkozy qui avait décidé de tout, avec ou sans leur avis. Et Sarkozy, lui, est" irresponsable" et ne peut être poursuivi pour ça!!!

Nous voila bien! J'exige le TPI...

1 commentaire:

O'TANT a dit…

C'est le système de defense adopté par les nazis au tribunal de Nuremberg !

Nous ne pouvions rien faire, nous avions des ordres !