mardi 28 juillet 2009

Journée tragique pour la France (2)

Je complète le post précédent, car effectivement l'affaire parait encore plus grave que prévue.

Non pas qu'un malaise lipothymique (au début, j'avais compris "l'hippothymique" : d'une humeur de cheval) soit plus grave qu'un malaise vagal, mais parce que que, comme les journaux l'ont justement remarqué, le déferlement médiatique a été à la hauteur de ce que la comm de l'Elysée essaie de nous faire passer : l'Omni-Président fait tout, voit tout, pense à tout. Sans lui, nous sommes perdus.

Un jour sans LUI, même au Val-de Grâce, même avec sa valise nucléaire au pied du lit, et le monde est dépeuplé et nous sommes orphelins. Nous avons vécu en 24h ce que les russes ont vécu pendant 6 mois après la mort du Petit Père des Peuples, le regretté Josip Staline : le sentiment profond d'un terrible abandon, et un désarroi inexprimable.

Voila même que le bon Frédéric Lefèvre, tentant de nous rassurer, parle d'"un accident cardiaque".

Martine Aubry, François Bayrou, Bertrand Delanoë ont exprimé rapidement leurs voeux de bon rétablissement, car au fond, ils s'en fichent, et savent qu'ils ont déjà perdu.

Mais les autres! MM de Villepin, Copé, Juppé, Bertrand, Guéant, Larcher, et bien d'autres sans doute, genre JMLP, se sont aperçus que le destin était là. On LE croyait immortel, mais voila, à chaque instant, le poste peut devenir vacant.... Ne commettons pas l'erreur de Chaban en 74 se proclamant candidat alors que Pompidou n'était pas encore inhumé! Ou de Béria, jubilant sur le cadavre encore chaud du sus-nommé regretté Staline.

Mais alors, comment doubler les autres? Qui serait le candidat "uni" de la droite au cas où...? Par quel processus? On a tort de ne pas y penser tout le temps, car à chaque instant, la question peut se poser. Juste au moment des vacances, là, le problème est devant eux. Pour toujours : ils n'en parleront jamais, mais y penseront toujours.

Chaque fois qu'IL marchera sur son lacet, chaque fois qu'IL montera en courant sur un podium, ils referont dans leur tête le discours qui conviendrait "au cas où"... Et LUI lira à chaque instant leur regard en biais. Et IL saura qu'ils pensent tous "au cas où..."

Vanitas vanitatis et omnia vanitas... (l'Ecclésiaste)
L'enfer, c'est les autres (Sartre).

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