mercredi 16 septembre 2009

L'homme, c'est du consommable (suite)

Pour revenir, définitivement je l'espère, sur cette affaire, je voudrais reprendre le problème par l'autre bout.

L'Elysée a décidé que le directeur de cabinet de Madame Lagarde, Ministre de l'Economie, serait le futur PDG de France Télécom, dans 2 ans, quand l'actuel aura atteint ses 70 printemps. L'heureux élu, sûrement un grand professionnel, est déjà en poste depuis le 1 septembre, dans des fonctions d'adjoint, histoire de commencer à apprendre ses dossiers.

Il pourra notamment constater que, si les salariés ont souffert, les clients sont également victimes de la situation.

Mais on se lasse vite des fonctions de coadjuteur. C'est comme d'acheter un appartement en viager, on ne peut s'empêcher de souhaiter la mort de quelqu'un, c'est tellement humain.

Je suis intrigué de voir à quelle vitesse le buzz médiatique a démarré et s'est amplifié. La direction de l'entreprise est sonnée, KO debout semble-t-il. L'affolement est général, de peur de la contagion. Les couteaux sont sortis.

Le PDG n'a pu trouver les mots devant la presse, a même gaffé (il a dit "mode des suicides", en pensant "mood" : voila ce que c'est de parler franglais en permanence). Il n'a pas encore pris la décision attendue, que j'évoquais ce matin. Ce ne lui est peut-être pas possible, et ça va être bientôt trop tard, et il va sûrement devoir faire ses cartons.

Ce n'est pas grave : la réserve est déjà en place. Gouverner, c'est prévoir.

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