vendredi 30 octobre 2009

saint Pierre

Saint Pierre, le roc sur lequel tout est bâti, a été nommé rétrospectivement 1er Pape. A l'époque, il n'était que "prééminent" parmi les Apôtres.

Belle carrière pour ce petit pêcheur de Capharnaüm! Si tant est que la notion de "carrière" avait un sens pour lui : mais rassurez-vous, elle en aura pour d'autres.

Sa chance, son destin, comment dire? est d'avoir rencontré le Christ qui lui propose de pêcher des hommes plutôt que des poissons. Sympa mais bourru, il est "lent à comprendre", mais sans doute "comprend mieux".

C'est lui notamment qui règle au Concile de Jérusalem la difficile question de l'admission des païens dans l'Eglise : il n'est pas nécessaire de passer par la religion juive, symbolisée par la circoncision, pour devenir chrétien. (Je précise pour certains de mes lecteurs, qui en seront désolés, que Pierre, comme Jésus, était Juif).

Et puis, il va à "Babylone", c'est-à-dire à Rome, porter le message : après bien des résistances, des persécutions et des martyrs, c'est le cœur de l'Empire qui va basculer avec Constantin, moins de 2 siècles après. Bien joué!

Saint Pierre et saint Paul sont sans doute les saints les plus vénérés. On les fête le même jour, le 29 juin : c'est très commode. Képha, Petrus, Peter, Piotr : il y en a dans tous les pays.

Il est toujours représenté avec deux clefs : celle du Salut des Âmes, et celle du Paradis. Parfois avec un coq, rappel de son reniement, sujet de beaucoup de tableaux. Mais ce n'est pas le reniement qui compte, mais la conversion qui suivit.

1 commentaire:

lelecteurmasqué a dit…

Un ex juif devenu chrétien, nuances ! Bref un palestinien.