vendredi 14 mai 2010

14 mai 1610 : vive Henri Quatre, ce roi vaillant

C'était il y a 400 ans : Henri IV est assassiné par un charentais rue de la Ferronnerie.
On peut se demander pourquoi on célèbre ça : pourquoi 400 ans, et pas 397, pourquoi un nombre rond et pas un nombre premier?
On peut se demander aussi pourquoi on l'a assassiné. Il y avait des complots contre lui en permanence, et il y avait en face de lui assez d'extrémistes de tous bords pour qu'un jour l'un ou l'autre arrive au but. Il était détesté pour ses conversions successives et par tous les fanatiques.
On a dit que Ravaillac était catholique enragé, mais on ne sait pas qui lui a armé le bras. Comme ça, on peut tout imaginer.
A-t-il bien fait d'être assassiné : certes oui! Au point que, s'il y avait eu autour de lui des conseillers en communication de la valeur de ceux de Sarkozy, ils lui auraient sûrement conseillé ça. De toutes façons, il serait mort maintenant, c'était donc une chose à faire, de mourir. Et mourir dans son lit, pour Henri IV, quelle misérable fin après une existence aussi agitée.
Henri IV a bénéficié, comme Napoléon, d'une légende après sa mort, qui légitime a posteriori son assassinat : le Vert Galant (comme Sarko et Strauss-Kahn), son Jurançon et son ail, son cheval blanc (sa Rolex), son Sully et ses pâturages et labourages (pas d'équivalent actuel), sa poule au pot, son Pont Neuf, etc.
C'est la Restauration qui en a le plus fait, pour "restaurer" une bonne image de la Monarchie. Mais la IIIème République en a fait autant : s'il y a eu un bon roi, ça prouve par contraste que tous les autres étaient mauvais...
Essayer d'imaginer en 2412 ce qu'on dira de notre Petit Galant, lors de la commémoration de son retrait de la politique après sa défaite de 2012? Je vous parie que ça n'aura aucun rapport avec la réalité.


Alors chantez : 


Vive Henri quatre,

Vive ce roi vaillant ! (bis - les deux vers)
Ce diable à quatre
A le triple talent
De boire et de battre
Et d'être un vert galant.

Chantons l'antienne
Qu'on chant'ra dans mille ans.
 (bis - les deux vers)
Que Dieu maintienne
En paix ses descendants,
Jusqu'à ce qu'on prenne
La Lune avec les dents.

J'aimons les filles,
Et j'aimons le bon vin ;
 (bis - les deux vers)
De nos bons drilles
Voilà tout le refrain :
J'aimons les filles,
Et j'aimons le bon vin.

Moins de soudrilles
Eussent troublé le sein
 (bis - les deux vers)
De nos familles,
Si l'ligueux plus humain
Eût aimé les filles,
Eût aimé le bon vin.

1 commentaire:

Prospectiviste a dit…

J'espère qu'on aura pas besoin de tuer NN IV , tout simplement parce qu'on en a déjà assez de NN I et même de NN I/2 !!