dimanche 31 octobre 2010

La France et la Poire

Comment ne pas penser à la France de Louis-Philippe, en regardant notre actualité.

Enrichissez-vous par le travail et l'épargne, disait Guizot, mais Sarkozy n'en a retenu que le début. Une politique de classe, assumée sans honte, menée sans discontinuer, avec l'appui de la ploutocratie, dite du CAC40 et du Fouquet's.

Faites des épargnes plutôt que des enfants : du même Guizot, car à cause de cette funeste révolution, les enfants divisent les héritages et les empires industriels. Mme Bettencourt l'a bien compris, elle. Pas un mot pendant le débat sur les retraites sur l'influence de la natalité sur la stabilité du système. Car faire des enfants coûte à la CAF, à l'école, puis plus tard à l'université.

Pendant le même temps, on vitupère contre l'immigration, la victime expiatoire de notre aveuglement, comme on le faisait des républicains et des ouvriers des faubourgs; Ah Casimir Périer, Soult, Thiers! Heureux devanciers de M Hortefeux, prêts à tirer sur le peuple (Thiers sera plus tard un expert en la matière). Casimir Périer, mort du choléra, dont Louis-Philippe dira, peu affligé : il avait une âme de banquier scellé dans un coffre-fort...

N'oublions pas le massacre de la rue Transnonain : c'est l'avenir de Sarkozy, le prix de sa réélection!

Et tout ça dans la meilleure bonne conscience, soutenue par l'ordre ecclésiastique. C'en est le point le plus frappant : le sabre et le goupillon au service de la Banque.

Nous sommes des poires, d'accepter une telle société sans se rebeller.

1 commentaire:

leon4 a dit…

le sabre et le goupilon au service de la banque? Enfin, cher François, nous n avons plus de sabre depuis longtemps!