jeudi 27 janvier 2011

Les bébés, ça suffit!

Alors, comme ça, les françaises font 2,1 bébés (en moyenne), nous mettant en tête du taux de fécondité en Europe. Résultat, on est déjà 65 millions, alors qu'on s'en contentait d'une vingtaine aux temps glorieux de Louis XIV, ce qui prouve que la quantité ne fait rien à l'affaire.

Il est temps que ça cesse. En effet, notre pays est en faillite (comme le disait déjà Fillon en 2007, quand le Président faisait danser l'anse du panier). On ferme les maternités, ce n'est pas pour les rouvrir, et les contrevenantes n'auront qu'à accoucher chez elle, dans la baignoire ou dans leur garage;

Ensuite, pensez-y, car gouverner c'est prévoir, il ne faudra pas vous plaindre si il n'y a pas de places en crèche ou en maternelle. Et on ne veut pas en construire, d'abord parce que les veaux sous la mère, c'est ce qu'il y a de mieux, ensuite, parce que ça coûte. Qui va payer encore des fonctionnaires, dont on sait par ailleurs qu'ils sont déjà beaucoup trop nombreux?

On veut un gosse, parce que c'est mimi, trop "cute", etc, et on ne réfléchit pas aux conséquences. Et il n'y a pas que les crèches et les maternelles, il y a le primaire, le collège, le lycée, l'université, l'ANPE, etc. Et à chaque fois, il faut que le contribuable paie, et le contribuable en a marre de payer, d'autant plus que ceux qui ont des gosses paient moins d’impôts à cause de la niche fiscale des parts (qui sera sûrement bientôt supprimée, j'espère). Et puis, ça fait des bronchiolites et des otites, et allez donc la Sécu-bonne poire pour payer pédiatres et kinés! Ça veut aussi faire du sport, et il faut construire des stades et des piscines. C'est comme l'environnement, ça commence à bien faire tout ça...

Et puis, les gosses, ça gène. Ca pime dans le métro et, comme je vous le disais hier, ça n'a rien à faire dans les bus avec leurs poussettes encombrantes.

Les arguments natalistes sont d'une affligeante banalité. Le plus bête est que nos enfants paieront nos retraites : c'est facile de le démonter en expliquant que les chômeurs ne paient pas de cotisations, et que, même s'ils travaillent, ils ne suffisent pas à rembourser ce qu'ils ont coûté pour leur éducation, sans compter qu'un sur deux va partir faire fortune à l'étranger. De plus, le budget n'arrive pas à finir le mois en cours, alors des recettes à venir dans 30 ans, vous pensez si on s'en fiche.

Les pauvres allemands, qui ne font pas de gosses, sont envahis par les Turcs, tandis que nous, grâce à notre natalité, on est épargnés? La bonne blague!

La seule solution est donc de rendre l'avortement obligatoire. CQFD!

2 commentaires:

albert243 a dit…

J'aime bien le xième degré...

Oui, enfin non,enfin peut être, j'aime biens les enfants.
Petits.

Le Pb c'est qu'ils deviennent grands. Enfin,"grands", c'est une formule. Ils ont grandi en taille, passé leurs permis en tout genre, critiqué leurs géniteurs, ont des idées sur le monde,et sur tout le monde.
Ils deviennent bobo, fascho,glando;ils roulent à vélo en ayant au garage une volvo.Ils manifestent prés du Panthéon, contre je ne sais quoi, mais c'est prêt de leur appartement donné par bonne maman.

Samedi, ils iront à la chasse,et dimanche à la messe:en 2012, ils voteront Mélechon, DSK, sarko ou Marine.
Alors oui,ce sont des nuls.Mais delà à rendre l'avortement obligatoire...Non François!
D'abord il ne fallait pas les concevoir(au début...)
Et surtout savoir les concevoir dans leur devenir.Les coupables...ce ne sont pas eux, mais nous,les parents...On leur file des portables, voir des films "cultes" (avec un t),on leur dit de ne pas payer le métro,de ne plus faire un service national..

On leur dit liberté. Mais qu'est-elle sinon la contrainte acceptée?

François a dit…

Cher Albert, que vous arrive-t-il?

Bien entendu, les enfants sont c..., mais c'est parce qu'ils nous ressemblent! Enfin, mutatis mutandis : on dépensait quand même moins de fric des parents...

Cela dit, je vois que vous n'avez pas aimé ma RGPP3 : voila ce qui va finir par arriver si on continue à regarder les dépenses sans avoir défini nos valeurs.

Comme disait Devedjian : il va falloir augmenter les impôts sans toucher au coeur de notre électorat... Dur, dur!