lundi 4 juillet 2011

Et Thierry Breton supprima les mails

Ça a fait le buzz la semaine derniére : M Breton, ancien ministre de l'économie, ancien PDG de France Telecom et de Thompson, ancien salarié de Bull et du Parc de Loisirs de Poitiers, maintenant PDG de Atos, (poste mieux rémunéré que tous les précédents réunis), a décidé de supprimer les mails chez lui en 3 ans.

Une attitude plus conforme à un style de management participatif aurait consisté à lancer les nouvelles méthodes qu'il préconise, et on aurait vu à l'usage ce qui était le plus productif.

Non, il décide, et il se donne 3 ans pour virer les récalcitrants. Les heureux rescapés viendront nous dire qu'ils ont gagné des heures à ne plus les gérer, et le DAF dira que la suppression des disques mémoires a fait gagner des millions.

Mais si l'on comprend bien la démarche de M Breton, à la lumière de son passé, on se souvient qu'il déteste l'écrit. Verba volent, scripts manent. Et il déteste que ça reste, les preuves de ses compromissions, ses jongleries. L'autorité des Marchés Financiers veille, il faut donc ne rien lui laisser à lire. Très vite ses collaborateurs directs ont été priés de ne pas prendre de notes par écrit.

Mais l'autorité de la concurrence, et les juges des affaires financière ont pris l'habitude de saisir les disques durs. Malheur!
Et,malheur qui n'arrive pas seul, Sarko a aussi oublié de dépénaliser le droit des affaires, comme promis.Alors, qu'il n'y ait plus de mails, le chef a dit! De toutes façons, lui n'en fait jamais : il crie, et sa garde prétorienne va porter les ordres qu'ils n'auront plus qu'à exécuter.

Les autres, les bas-collaborateurs, c'est leur problème, qu'ils se débrouillent. On va tuer l'asynchronisme,tout se fera à la base de temps de la direction.ils feront leurs projets avec Google Apps,et devront suivre le rythme de la direction sur leur FB et leurs Twitters.

Le suprême avantage est qu'ils ne pourront répondre par mail aux idées, aux initiatives des personnes. On ne leur demande rien non plus, sinon de baisser les coûts, de travailler comme des bêtes tant qu'ils sont là, et de ne plus nous embêter quand ils seront jetés, et surtout de ne pas penser. Un suicide est vite arrivé...

Quelques temps après, les juges de la Brigade Financière ont appris à saisir les disques durs, et le réseau qui va avec. Pensez à la mine d'information qu'il y a chez Servier, par exemple. De quoi faire frémir.

Thierry Breton prend les devants : si quelqu'un se fait prendre, ce ne sera pas lui.

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