lundi 17 décembre 2012

Minable?

Minable, vous avez dit "minable"? Comme c’est minable.

Je suis né en 1947, j’ai travaillé juste après mes études, à l’âge de 23 ans, comme  une bête, mal payé comme fonctionnaire, puis comme cadre dirigeant avec de lourdes responsabilités. J'ai fait mon service militaire, et j'ai toujours payé mes taxes et impôts quel qu’en soit le taux sous tous les gouvernements en place.

À aucun moment, je n’ai failli à mes devoirs. Les sacrifices auxquels j’ai participé témoignent de mon amour de la France et de son avenir. J'ai élevé avec ma femme 5 enfants qui font partie maintenant de l'élite de la nation.
Vous n'avez plus rien à faire de moi,  mais je continuerai à aimer les Français et ce pays  avec lequel j’ai partagé tant d’efforts. 

Je reste parce que vous considérez que maintenant je dois payer pour réparer le gâchis, les déficits  la mauvaise gestion, les fractures de ces 20 dernières années.

Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté. J'ai cotisé pour ma retraite, et on veut me faire croire que je suis à charge. Sur cette retraite, je cotise à la Sécurité Sociale et à une mutuelle, et je n'arrive plus à me faire soigner ou arracher une dent. 
Je n’ai pas à justifier les raisons de mon choix, qui sont nombreuses et intimes. Je tiens à garder mon passeport, même si vous cherchez à me le reprendre, parce que les hasards de l'histoire ont fait que je suis né loin de la mère Patrie. Tous ceux qui paient en France n’ont pas été injuriés comme je le suis
Je reste, après avoir payé, en 2012, 45% d’impôt sur mes revenus, 20% de taxes sur mes dépenses courantes, 80% pour l'essence. Tout cet argent disparaît dans un trou semble-t-il sans fond. Mais je conserve l’esprit de cette France qui était belle et qui, j’espère, le restera.

Je vous rends mon passeport périmé pour en avoir un autre, et je garde ma Sécurité sociale, qui peut quand même servir. Nous avons la même patrie, et je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l’a toujours inculqué.

Je trouve minable l’acharnement de la police contre les automobilistes, quand tant d’autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.

Je ne jette pas la pierre à tous ceux qui ont du cholestérol, de l’hypertension, du diabète ou trop d’alcool ou ceux qui s’endorment sur leur scooter ou qui pissent dans les avions : je suis un des leurs, comme vos chers médias aiment tant à le répéter.


Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé  des millions d’impôts en quarante-cinq ans, je fais travailler une femme de ménage à 10%.
Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot "minable"

Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande monsieur le politicien, je vous le demande, qui êtes-vous? Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre, Monsieur, et je vais rester poli.

François

vendredi 14 décembre 2012

Saint Louis

Saint Louis, roi de France et saint devant l'Eternel parmi les plus célèbres, fait partie de notre patrimoine national, et sa vie est d'une étonnante actualité.

Il est né en 1215 dans la région parisienne, il mata les barons régionaux et voulut introduire un pouvoir juste, fondé sur la justice et la prévention des conflits par la négociation. Il interdit les jeux d'argent, le prêt à intérêt, la prostitution et punit le blasphème. Il mena des campagnes contre l'Islam, et prit des mesures contre les Juifs. Il créa ce qui devint la Cour des Comptes. Il meurt de la peste devant Tunis en 1270 et est canonisé bien vite en 1297.

Et il eut onze enfants, de sa femme Marguerite de Provence.

Tout cela fut bel et bon, presque"normal". En tout cas, grâce aux chroniques de Joinville et de Guillaume de Saint-Pathus, son histoire édifiante s'est popularisée, moins comme roi que comme un second saint François, se faisant donner la discipline, lavant les pieds des pauvres, etc. Il fit construire la Sainte-Chapelle pour y enchâsser la Couronne d’Épines et les Trois Clous de la Crucifixion, ce qui suffirait à sa gloire posthume. Ce modèle de "Sainte-Chapelle" fur repris en de nombreux endroits : (Champigny sur Veude, Riom, Logelbach, Chateaudun, etc)

Alors, évidemment, son culte se déploya partout. Il y a partout des églises et des cathédrales Saint-Louis. Au XVIIème siècle, il devient le patron de la monarchie française, et il devient une figure tant dynastique que nationale. Il est nommé Protecteur des Jésuites, il est saint patron des maçons et charpentiers, des merciers, des brodeurs-chasubliers, des coiffeurs (parce que, dit Joinville, il était "moult bien peigné"), des pêcheurs à la ligne (?), des lingères. On l'invoquait contre la surdité (l'ouie!), et contre la cécité (il a fondé l'Hôpital des Quinze-Vingt).

Il est représenté partout, d'autant plus que cela servait au prestige du roi de service. On le représente en costume royal avec des fleurs de lys, la couronne et le sceptre auxquels s'ajoutent la couronne d'épines et les 3 clous, et le modèle de la Sainte-Chapelle.

On peut notamment aller admirer le Maurice Denis de Saint-Louis de Vincennes, et surtout La piété de saint Louis pour les morts, de E Debat-Ponsan, en la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.


On le fête bien sûr le 25 août.