dimanche 20 janvier 2013

Appel au Peuple

Lorsqu'on est opprimé, la seule issue est révolutionnaire. Or nous n'en pouvons plus de porter nos pièces rouges, et apparemment ça n'inquiète personne.

On dispose pour notre monnaie européenne de pièces rouges de 1, 2 et 5 "cent", des pièces jaunes de 10, 20 et 50 "cent", des pièces bicolores comme les chaussures de M Pasqua, de 1 et 2 euros, enfin des billets de 5, 10, 20, 50 euros.

Il parait qu'il existe des billets de valeur supérieure, mais je n'en ai jamais vus. Les commerçants n'en veulent pas, car on en fabrique autant qu'on en veut par photocopie. Je dis ça je dis rien.

On nous promet un nouveau billet de 5 euros, ce que j'attends avec impatience, car le précédent (l'actuel) semble imprimé sur du papier kleenex. Comme les distributeurs automatiques, les crache-thunes, n'en donnent pas, on n'en a jamais des neufs, et ils ressemblent à de vieux tickets de caisse oubliés dans une poche pour emballer des malabars.

Les pièces jaunes et les petits billets circulent bien. Madame Chirac, sans l'aide de TF1, récupère les pièces jaunes. Mais que faire de nos pièces rouges?


J'en ai des boites entières, et je vous en ai photographié le contenu d'une. Vous pourrez même constater que je me suis fait refiler une pièce à l'effigie queenesque dont je ne sais que faire.

On ne peut que les accumuler, et ça troue les poches. On en reçoit dans les marchés, quand le poireau pesé coûte 1, 32 euros. On n'a pas le temps de chercher l'appoint que déjà la dame a préparé sa pile de pièces rouges à rendre. Tant qu'on paie en CB ou par chèque, pas de problème, mais ce n'est pas partout possible.

Les stratégies pour s'en débarrasser ne sont pas évidentes. On peut en préparer une pile à la boulangerie quand on achète une baguette à 1,05, mais c'est à peu près le seul cas. J'ai essayé de payer en pièces rouges une conso dans un bistrot, mais le loufiat s'est mis à hurler : il me refusait mes pièces rouges comme il l'aurait fait pour des billets de 500 euros. "On fait des prix ronds pour justement pas avoir des pièces rouges, c'est pas pour en avoir des caisses!", qu'il disait, causant comme M Sarkozy.

Notez en passant que pour éviter ces fichues pièces rouges, les prix ont donc augmenté de 2,5 cent, soit plus de 1% pour une bibine à 2 euros. C'est de l'inflation.

Inversement, il faut reconnaître que la somme des pièces rouges immobilisées dans nos tirelires représente des milliards d'euros, qui sont ainsi retirés de la masse monétaire en circulation, ce qui compense son effet inflationniste.

Constatant une fois de plus que les organes ont organisé les choses dans leur intérêt et pas du notre, j'exige :
- un rendez-vous avec le Président de la République pour lui indiquer la gravité du problème.
- un referendum sur la loi suivante : "les bureaux du Trésor, de La Banque postale, des Banques devront accepter de prendre toutes les espèces qu'on leur remettra, pour en créditer le compte du remettant".

J'irai jusqu'au bout, car c'est une atteinte insupportable à mon pouvoir d'achat. Je préviens, ca va ch...




2 commentaires:

leonanarchiste a dit…

J'a un copain. C'est un SDF, comme on dit. Les bonnes gens lui donnent des pèces rouges.Quand il veut acheter une baguette,la boulangère lui refuse ces piécettes.
Comme je suis millionnaire, je me suis proposé comme intermédiaire à ma banque pour echanger son stock contre des billets.
Echec.
Il a 10 kg de monnaies rouges
Si vous avez une solution?
La France est folle.

François a dit…

Léon, la seule issue est la révolution anti-bourgeoise.