mercredi 13 janvier 2016

Canaille

Vous allez dire que j'ai l'esprit de l'escalier, j'aurais pu vous publier ça depuis le 14 novembre dernier. Un poème de mon grand-père du 13/3/1918. Il suffit de changer 2 mots, et il devient actuel.  



Les Gothas

Les Gothas sont venus lâchement cette nuit.
Le temps était propice. Inégale la bataille
Eut lieu. Et puis la bande invisible s'enfuit
Sans attendre l'aurore. Car toute la canaille

Redoute la clarté franche du jour qui luit.
0 l’acte infâme et vain : semer de la mitraille,
Sur une ville ouverte. Quelque trésor détruit,
La mort d'un innocent. Cela c'est la ripaille.

Soyez fiers ! Vos lauriers ont souillé vos drapeaux,
Des aigles, non jamais, vous êtes des corbeaux.
De l’héroïsme, ça ? C’est plutôt du délire !

Et, voyez-vous, ce crime était bien inutile,
Car malgré son horreur pour la besogne vile,
Paris a conservé, quand même, son sourire !......


13/3/1918

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