mardi 29 mars 2016

MM Hollande et Valls, c'est terminé.

J'en suis désolé pour vous, mais c'est terminé pour vous. Vous ne m'avez pas écouté, il ne vous reste plus qu'à assumer vos inconséquences.

Je ne vous reproche pas les hausses d'impôts, ni le blocage des retraites, ni vos tentatives de modifier le code du Travail. Sur le fond, je pense qu'il faut bien rembourser les cadeaux fiscaux de M Sarkozy, limiter le montant de la dette et moderniser le pays.

Je ne me joins donc pas aux glapissements de la Droite pour laquelle vous pouvez tout faire sauf toucher à leurs sous et mettre des SDF dans le XVIème arrondissement. Mon seul bémol serait pour regretter que le statut de la Fonction Publique ne soit pas appliqué, soit pour virer les profiteurs du système , soit pour mettre aux 35h le personnel administratif de l'APHP qui déjeune, les veinards, sur leur temps de travail tout en se plaignant d'avoir trop de travail.

Non, ma critique, définitive et sans appel, est d'être tombé dans le piège des terroristes. On a un Etat d'Urgence, mais paysans, taxis,  profs, et l'ex-général déchu Piquemal manifestent dans la rue sans problème, malgré les interdictions. Vous avez fait des milliers de perquisitions, dévastant des appartements avant de vous apercevoir que vous vous étiez trompés d'étage. Tout ça pour quoi? Des clopinettes. Depuis le 14 novembre, la seule planque intéressante était à Argenteuil, mais vous ne l'avez trouvée que la semaine dernière.

En revanche, des millions d'honnêtes gens subissent les brimades de vigiles incultes, qui veulent voir ce qu'il y a dans le coffre de MA voiture entrant dans MON parking, qui me font ouvrir ma parka pour entrer dans le centre commercial, dans une simple bibliothèque. Ils ne comprennent pas que si j'étais un terroriste, ils seraient morts avant de me poser la question. Ça ne sert à rien. A RIEN. Mais ça coûte, un argent qui serait mieux employé ailleurs.

L'armée française est en burn-out, et vous maintenez "Sentinelle" qui ne sert qu'à rassurer les touristes japonais devant la Tour Eiffel. Mais prenez donc des intermittents du spectacle! Ca rassurera les japonais, et ça sera aussi utile, et comme ils ne seront plus au chômage, on gagnera de l'argent.

Le problème fondamental, je vous l'ai déjà dit, c'est l'incompétence crasse de la haute hiérarchie policière, et la gestion néfaste des syndicats de chaussures à clous. On couvre les bavures, on pique de l'héroïne sous scellés, et c'est un scandale quand enfin un type qui se servait en liquide dans les indemnités s'est fait prendre. On alimente la guerre des polices, et on félicite le Raid qui a réussi l'exploit de tirer à Saint-Denis 5000 cartouches, dont 4990 entre eux et par derrière, lors de l'assaut.

Face au désordre, vous avez fait le choix de l'injustice, vous la mettez dans la Loi et dans la Constitution. Face aux terrorisme, vous avez fait le choix de la brimade pour tous les bons citoyens, sans faire celui de réformer vos services de renseignement. Vous préférez vous moquer d'Angela pour les migrants, et des belges pour leurs ratés. Mais balayez donc devant votre porte!

Vous avez mis en pratique ce que la Droite voulait faire, une variante du Patriot Act, tout en le niant. Elle s'en réjouit secrètement , vous lui laisserez un outil tout prêt pour la surveillance de masse, il n'y a plus de garde-fous. Un décret non publié au JO permettra à tous les fascismes de faire ce qu'ils veulent. Et  pendant ce temps, les terroristes se baladent et vous baladent. A chaque attentat, on nous dit que les auteurs étaient "défavorablement connus des services de Police", et on se demande comment ils ont pu échapper à votre vigilance. Mais la question n'est pas posée, car ce serait une atteinte à nos courageux policiers qui, etc.

Grâce à vous, les terroristes ont déjà gagné. On ne peut plus prendre l'avion ou le train sans avoir l'impression d'une prise d'écrou. On ne peut plus avoir un sac-à-dos sans devoir l'ouvrir tous les 100 m. Si on n'a pas de sac-à-dos, il faut vider ses poches de toutes ses clefs, pièces de monnaie, portefeuille, téléphone, boite de médicaments, et j'en oublie.

En parodiant Churchill, je dirai que vous aviez le choix entre le terrorisme et nos libertés, que vous avez choisi de restreindre nos libertés, et que vous aurez quand même des terroristes. Tout ça, je vous en tiens pour responsables, et je m'en souviendrai.

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