vendredi 30 mai 2008

Le point

Je vous ferai certainement le point sur les différents sujets qui tracassent mes lecteurs :
- mon supposé anti-américanisme, primaire, secondaire,
- mon gallicanisme, opposé à l'ultramontanisme de certains et ma position sur la "fille aînée de l'Eglise"
- ma prétendue soixantehuitardisation, sous prétexte que je pense que l'Homme passe avant le fric, ce qui devenu une position hérétique dans l'ouest de Paris et de sa banlieue de ce côté-là.
- l'emploi du mot "facho" dans la conversation courante.
-et bien sûr, différentes façons de résoudre les équations de Maxwell (sans oublier le vecteur de Poynting, lié à l'énergie transmise)

Mais pour l'instant, je soigne ma monomanie sarkozite. J'ai essayé de ne plus écouter la radio, la TV, l'Internet. Mais l'autre jour, une brave dame m'a dit "Mais comment pouvez-vous le juger sur un an? Il faut lui laisser encore sa chance...." Je lui ai répondu qu'elle était heureuse de vivre ainsi, retardant son inévitable déception. "Carpe diem, madame".

Et cétait avant Rungis, RTL, la visite en Pologne, etc... Ca y est : après avoir boudé dans le boudoir de Carla un peu de temps, il recommence à tout décider, à parler tout le temps, à improviser. Tout en s'émerveillant lui-même du nombre de ses réformes. Tant pis pour lui.

Je ne comprends pas pourquoi le "bon Dieu" inflige de tels malheurs à sa fille aînée, et en même temps "rappelle à Lui" tous mes amis.

8 commentaires:

anon a dit…

Son royaume n'est pas ce monde et ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers (c'est pour cela que je préserve precieusement toutes mes vicissitudes)

marianne a dit…

depuis quand le Bon Dieu infligerait t- il des malheurs?
Sur quel bureau de vote est-il inscrit?
si les meilleurs partent les premiers, c'est bon je vous enterrerai tous!

Gerard Einstein a dit…

Maxwell ; c'est interessant
Bon, moi je fais comme ça:
il faut introduire un multiplicateur de Lagrange. On résout ensuite le système linéaire (complexe, creux, indéfini, symétrique mais non hermitien) issu de ce problème de point-selle, après l'avoir préconditionné, par une méthode itérative performante (GMRES ou BiCGSTAB
ou bien utiliser une methode type Galerkin ..

Blaise a dit…

je ne suis ni einstein ni maxwell, ni lagrange. Je conclus juste que je ne suis pas un ami de François puisque Le Bon Dieu ne m'a pas rappelé à Lui, pourtant, François, tu es mon ami.
Je ne suis donc pas l'ami de mon ami. Vaste programme pour les matheux

François a dit…

Pour Gérard : réservez plutot lagrange pour des différentielles linéaires. La, il s'agit plutot de d'Alembertien. Mais l'idée est là : continuez comme ça au moins jusqu'au bac.
Pour Blaise : j'aurais du écrire "presque" tous mes amis, auquel cas il n'y a plus de paradoxe.
Atous, cette sentence de Woody Allen : "s'Il existe, j'espère qu'Il a une bonne excuse".

Cardinal Paul Poupard a dit…

A la messe célébrée au Bourget le 1er juin 1980, après un développement saisissant sur l'alliance de l'homme avec la sagesse, qui est la source de la culture, et sur l'effondrement de cette alliance, Jean-Paul II conclut par cette adjuration pathétique :
"Aujourd'hui dans la capitale de l'histoire de votre nation, je voudrais répéter ces paroles qui constituent votre titre de fierté : Fille aînée de l'Eglise. (...) Il n'existe qu'un seul problème, celui de notre fidélité à l'Alliance avec la Sagesse éternelle, qui est source d'une vraie culture, c'est-à-dire de la croissance de l'homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Alors permettez-moi de vous interroger : France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'Alliance avec la Sagesse éternelle ? Pardonnez-moi cette question. Je l'ai posée comme le fait le ministre au moment du Baptême. Je l'ai posée par sollicitude pour l'Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l'homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit."
La pluie tombait sur le Bourget, le vent s'était levé. La mitre ôtée, la calotte enlevée, Jean-Paul II, tel un bûcheron, la mâchoire en avant, la mèche sur le front, martelait ses mots en soulevant son texte, seul, en avant du podium, comme un capitaine à la proue du navire, bravant les éléments déchaînés

Thomas a dit…

A son Eminence : donc, non seulement on ne comprend pas, mais en plus, on se fait engueuler par les garde-chiourmes!
Jésus, reviens, ils sont devenus fous!

Paul a dit…

Thomas, "Heureux celui qui croit sans avoir vu".
Je ne gueule pas, je suis moi aussi un chiourme sinon François m'aurait déjà enterré.