Un seul point d'accord parmi les urgences du moment : interdire la burqa. Mais des fonctionnaires raplapla du Conseil d'Etat, refuge ordinaire des bras cassés et placard des opposants, ont décidé que juridiquement c'était difficile.
Avec la vigueur d'un Bonaparte à Arcole, ou d'un Napoléon (III) à Strasbourg, le Président a donc décidé de supprimer le Conseil d'Etat. La partie judiciaire, y compris les tribunaux administratifs, sera intégrée au ministère de la Justice, et la partie conseil juridique du gouvernement sera rattachée au Secrétariat général du Gouvernement, avec Frédéric Lefèvre à sa tête.
Désormais, ces emmerdeurs (les tetracapillisecteurs, ou diptérosodomistes) de juriste seront payés pour faire ce qu'on leur demande, et non pour trouver des arguties pour ne pas faire. Les réformes continuent, qu'on se le dise. Quand on pense que les belges on su faire, et que le Conseil d'Etat Français, chicane, on croit rêver.
De même que M Raffarin, sous prétexte que ce même Président viole effrontément l'article 20 de la Constitution ("le premier ministre définit et conduit la politique de la Nation"), propose de changer la constitution, plutôt que de se demander comment la faire appliquer, de même, tout organisme qui ne serait pas complètement couché et aux ordres, se verra supprimé.
On ne peut que se réjouir du maintien du bouclier fiscal, et de la suppression de la Taxe Professionnelle, car seuls les cons paieront, ce qui par définition, est leur rôle.
Non, mais!