La SNCF, en pleine modernisation, n'est pas encore privatisable, non pas que l'envie n'en titille nos dirigeants, mais parce que personne n'en voudrait.
Alors leur pub, avec des sous-entendus écolos à faire hurler Claude Allègre, leur va comme un gant...
Leur fonctionnement est directement inspiré de la regrettée Air Inter. Un système de réservation "dynamique", comme pour les avions, dit "yield management", a créé un foutoir incroyable. Votre prix de 19€ passe à 65€ le temps que vous alliez chercher votre carte bleue.
Comme dans les avions, il n'y a pas 2 passagers qui paient le même prix. Les premières sont parfois moins chers que les secondes classes. Je pense que même eux ne sy retrouvent pas. De toutes façons, les agents ne peuvent que regarder aussi leurs ordinateurs qui leur crachent un prix aléatoire.
C'est facile à comprendre : la SNCF vend ses places à un prix moyen à sa filiale réservation (dans laquelle il n'y a pas de "fonctionnaires", preuve incontestable d'efficacité), qui, elle, fait du yield management sauvage.
Mais c'est surtout dans la gestion des incidents que la SNCF fait dans le grandiose. D'abord, il n'y a plus de grèves, puisque quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit.
Quand il y a une panne, elle est "totalement" indépendante de leur volonté : il ne manquerait plus que ça... Des sangliers sur la voie, parfois, des ruptures de caténaires souvent, suffisent comme explication. mais ce n'est pas la SNCF qui gère les voies, c'est RFF. RFF, c'est plein de cheminots, mais c'est pas la SNCF. RFF porte la dette de la SNCF, n'a pas d'argent pour entretenir les voies, au point d'en fermer malgré le désir des Conseils Régionaux de moderniser le matériel roulant.
C'est donc pas la SNCF, jamais. Elle ne peut que s'excuser auprès de ses clients pour le retard "indépendant de sa volonté".
Il y a un site internet qui vous donne les détails des retards, mais il est lui aussi en retard. Ce matin, alors que les radios nous annonçaient la panne de la gare de l'Est depuis 5h du matin, le site SNCF annonçait que tout était normal à 10h30.
Cette panne : ce n'est pas la faute de la SNCF : des malfaiteurs ont volé des caténaires pour en vendre le cuivre au prix du cuivre... Je ne sais pourquoi on dit des malfaiteurs alors que ça pourrait être des ennemis de l'Intérieur, genre gauchistes de la Corrèze. Un fer à béton sur les caténaires, c'est bien pour faire un court-jus et empêcher que les voleurs ne le prennent, non?
Alors attentat terroriste ou vol de malfrats? Difficile à dire, car les primes des policiers vont varier selon le cas... Vive la culture des résultats!
Ce qui est sûr, c'est que c'est encore les voyageurs qui vont morfler... Ils peuvent en remercier le Ciel!
De la curiosité ... Avant toute chose.... Sur des sujets divers... Sans oublier des coups de gueule, Et des provocations! De l'humour, toujours. Du premier degré, jamais!
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samedi 24 octobre 2009
vendredi 9 novembre 2007
Galères...
Il y a un mois, j'étais bloqué dans Paris par les internes, puis par la RATP
Hier après-midi, par des manif de la Pénitentière.
Aujourd'hui, il parait que les étudiants s'y mettent.
La semaine prochaine, ça recommence avec les cheminots, l'EDF, etc.
Les usagers vont s'en prendrent au grévistes, à raison, et le gouvernement va chercher à exploiter cette situation pour déconsidérer les syndicats, à tort.
Il y en a ras le bol. En effet, des réformes sont sûrement nécessaires. Mais l'incapacité du gouvernement, ou ce qui en tient lieu, à les mener sans désordre est complètement affligeante.
Il y a clairement un problème de méthodes. Les entreprises, qui font des réformes, des réorganisations, du changement quasiment en permanence, ont mis au point des processus efficaces. Ces méthodes sont connues, et ce serait considéré comme une faute professionnelle dans une entreprise de ne pas les mettre en oeuvre, et de risquer la réussite d'un plan d'action par amateurisme.
Or ces méthodes ne sont pas connues du monde politique. Dans la politique, on joue les rapports de force, on lance des peaux de banane, on fait des coups de pute (pour devenir maire par exemple), on crée un réseau de "clients" qui renverront les ascenceurs le cas échéant, on change de conviction comme de chemise, dès que ça arrange. On change d'alliance au gré des événements, on cherche à débaucher ou à fragiliser l'adversaire. On a l'oeil sur les prochaines échéances, sans voir plus loin.
Or c'est tout le contraire qu'il faut faire pour réussir le changement "par le haut" : vérité de la parole appuyée par des actes qui la démontrent, respect des contradicteurs, ne pas chercher à humilier, mais créer des dynamiques positives. Lorqu'il y a un point dur, on choisit un terrain plus vaste, dans lequel il y a des marges de manoeuvre, ce qui permet de le négocier en permettant à chacun de garder "la face". A la fin, il reste toujours un noyau d'irréductibles "contre tout", mais il est noyé dans la masse des convaincus que le process aura ralliés. Je pourrais vous en parler longtemps.
Ces réformes actuelles sont menées en dépit du bon sens. Il y a confusion entre légitimité et autoritarisme. Ca ne peut donc que mal finir. On dira que la France est non-réformable.
On n'aura que la preuve qu'on est incapable d'avoir des dirigeants à la hauteur.
Hier après-midi, par des manif de la Pénitentière.
Aujourd'hui, il parait que les étudiants s'y mettent.
La semaine prochaine, ça recommence avec les cheminots, l'EDF, etc.
Les usagers vont s'en prendrent au grévistes, à raison, et le gouvernement va chercher à exploiter cette situation pour déconsidérer les syndicats, à tort.
Il y en a ras le bol. En effet, des réformes sont sûrement nécessaires. Mais l'incapacité du gouvernement, ou ce qui en tient lieu, à les mener sans désordre est complètement affligeante.
Il y a clairement un problème de méthodes. Les entreprises, qui font des réformes, des réorganisations, du changement quasiment en permanence, ont mis au point des processus efficaces. Ces méthodes sont connues, et ce serait considéré comme une faute professionnelle dans une entreprise de ne pas les mettre en oeuvre, et de risquer la réussite d'un plan d'action par amateurisme.
Or ces méthodes ne sont pas connues du monde politique. Dans la politique, on joue les rapports de force, on lance des peaux de banane, on fait des coups de pute (pour devenir maire par exemple), on crée un réseau de "clients" qui renverront les ascenceurs le cas échéant, on change de conviction comme de chemise, dès que ça arrange. On change d'alliance au gré des événements, on cherche à débaucher ou à fragiliser l'adversaire. On a l'oeil sur les prochaines échéances, sans voir plus loin.
Or c'est tout le contraire qu'il faut faire pour réussir le changement "par le haut" : vérité de la parole appuyée par des actes qui la démontrent, respect des contradicteurs, ne pas chercher à humilier, mais créer des dynamiques positives. Lorqu'il y a un point dur, on choisit un terrain plus vaste, dans lequel il y a des marges de manoeuvre, ce qui permet de le négocier en permettant à chacun de garder "la face". A la fin, il reste toujours un noyau d'irréductibles "contre tout", mais il est noyé dans la masse des convaincus que le process aura ralliés. Je pourrais vous en parler longtemps.
Ces réformes actuelles sont menées en dépit du bon sens. Il y a confusion entre légitimité et autoritarisme. Ca ne peut donc que mal finir. On dira que la France est non-réformable.
On n'aura que la preuve qu'on est incapable d'avoir des dirigeants à la hauteur.
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