Ah, vous ne la connaissiez pas la loi du 11 floréal an X (1er mai 1802), celle qui crée les lycées! Bande de nuls, et en plus vous critiquez! Certes, elle ne fut pas signée par Napoléon Empereur, comme j'ai entendu dire, mais par Bonaparte 1er Consul.
Bon, le Consulat n'était pas non plus une République, mais ça ne change rien au propos : grâce aux lycées, nos élites sont choisies par le mérite et non par la naissance. Il ne suffit pas d'"être bien né". Non, c'était une belle époque, où un capitaine valeureux pouvait finir Maréchal, Duc, avoir son boulevard et parfois même une particule.
Quant à la famille Bonaparte, elle fut totalement exclue de tout népotisme :
-Létizia, la Dadou, ne fut que "Madame Mère"
-Joseph n'a été que roi de Naples puis d'Espagne. Sa belle-soeur, Désiré Clary, épouse Bernadotte, a été reine de Suède.
-Louis n'a eu que le royaume de Hollande
-Lucien, fait prince de Canino par le pape pour le consoler des méchancetés de son frère : il s'était marié sans son accord, et finit en exil
-Elisa, princesse de Lucques et Piombino, grande-duchesse de Toscane, a épousé un obscur Bacciochi.
-Caroline, épouse Murat, fut reine des Deux-Siciles.
-Pauline, princesse Borghèse par son deuxième mari, épouse et veuve du général Leclerc,
-Et le petit dernier, Jérôme, dut se contenter de la couronne de Westphalie (capitale Cassel), gendre du roi de Würtemberg
La belle-famille ne s'en tira pas mieux : la femme fut impératrice, son fils Eugène marié de force à la fille du roi de Bavière, n'a été qu'un temps vice-roi d'Italie. La fille Hortense, mariée aussi de force à Louis Bonaparte, un imbécile malheureux, n'a pas profité beaucoup de son trône de Hollande.
Tout ça a mal fini....
Alors, vous voyez bien qu'il n'y a pas de problème! Le petit Pierre Sarkozy n'a rien eu, le petit Louis Sarkozy non plus. Le petit Jean a tout fait à la force du poignet, et il n'est même pas "bien né".
Ça suffit de comparer Sarkozy à Obama, qui a volé le prix Nobel, ou à Napoléon, un parvenu! Vous verrez, ça finira bien!
De la curiosité ... Avant toute chose.... Sur des sujets divers... Sans oublier des coups de gueule, Et des provocations! De l'humour, toujours. Du premier degré, jamais!
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mardi 13 octobre 2009
vendredi 9 octobre 2009
Obama nobélisé : Sarkozy humilié...
Quel scandale! Ça ne fait même pas un an qu'il est élu, il est un peu "bronzzato", et il a déjà le prix Nobel de la Paix.
Certes, ses discours au Caire et à Notre Dame comportaient quelques fortes paroles. Il a arrêté la course aux missiles qui irritait la Russie.
Mais enfin, si on a le prix Nobel avec des discours ou en réduisant les crédits militaires, alors c'est scandaleux que Sarkozy n'ait pas été choisi.
Car c'est lui, Président de l'Europe, qui a réglé la guerre entre la Géorgie et la Russie : depuis, ça baigne. Il a gagné la guerre contre les Irlandais rétifs au traité de Lisbonne. Il a gagné la guerre des banlieues en laissant les caïds faire la loi. Barack peut aller se rhabiller...Il a fait cesser les querelles de la droite en absorbant Villiers, Nihous, Morin, etc.
Côté militaire, il a réussi à transformer notre Armée en rien, ou plutôt en supplétifs de l'Otan, mais avec des Rafale.
Côté diversité, il a nommé Rama Yade, Fadela Amara, Christine Boutin, Rachida Dati. L'haut-bas-mât n'a fait qu'une juge à la Cour Suprême.
Et pour refroidir le climat, les Grenelle, il n'en a pas fait. Nous, on est à 2!
Il n'y a pas photo : c'est un scandale!
Boycottons IKEA et Volvo, n'allons plus rue de Rennes, n'allons plus voir le soleil de minuit!
Certes, ses discours au Caire et à Notre Dame comportaient quelques fortes paroles. Il a arrêté la course aux missiles qui irritait la Russie.
Mais enfin, si on a le prix Nobel avec des discours ou en réduisant les crédits militaires, alors c'est scandaleux que Sarkozy n'ait pas été choisi.
Car c'est lui, Président de l'Europe, qui a réglé la guerre entre la Géorgie et la Russie : depuis, ça baigne. Il a gagné la guerre contre les Irlandais rétifs au traité de Lisbonne. Il a gagné la guerre des banlieues en laissant les caïds faire la loi. Barack peut aller se rhabiller...Il a fait cesser les querelles de la droite en absorbant Villiers, Nihous, Morin, etc.
Côté militaire, il a réussi à transformer notre Armée en rien, ou plutôt en supplétifs de l'Otan, mais avec des Rafale.
Côté diversité, il a nommé Rama Yade, Fadela Amara, Christine Boutin, Rachida Dati. L'haut-bas-mât n'a fait qu'une juge à la Cour Suprême.
Et pour refroidir le climat, les Grenelle, il n'en a pas fait. Nous, on est à 2!
Il n'y a pas photo : c'est un scandale!
Boycottons IKEA et Volvo, n'allons plus rue de Rennes, n'allons plus voir le soleil de minuit!
jeudi 21 mai 2009
Obama à Notre-Dame
C'était le jour des "graduations", une fête importante dans toutes les universités. On y invite une célébrité (rarement Paris Hilton, il est vrai) qui fait un discours plus ou moins convenu.
Cette année Obama a accepté de présider celle de l'Université Notre-Dame, dans l'Indiana, ce qui a a fait polémique avant de commencer. Banal.
Mais ce qu'il a dit, aux irréductibles "pro-vie' et aux non-moins intransigeants favorables à l'autorisation légale d'avorter, est très interessant. Le mieux est de le lire dans le texte
http://www.youtube.com/watch?v=Haywfa-0CfE
http://www.youtube.com/watch?v=NPQHQJbTEhg, etc.
Si vous avez du mal en anglais, l'article de La Croix du 21 mai me semble un bon compte-rendu, sans prise de parti .
Je vous le mets ici :
A Notre Dame, Barack Obama prêche la tolérance
Revenant sur la controverse ayant entouré son invitation à l’Université de Notre-Dame, le président américain a consacré dimanche 17 mai son discours au dialogue et au respect des différences.
C’était un exercice difficile, le président américain l’a relevé avec éloquence. Invité dimanche 17 mai après-midi à l’Université de Notre-Dame (Indiana) pour la cérémonie de remise des diplômes, Barack Obama a longuement évoqué la polémique qui a entouré sa venue dans l’un des plus prestigieux établissements catholiques des États-Unis. Ces dernières semaines, une vive controverse s’était développée dans le milieu ecclé
siastique, une soixantaine d’évêques – sur les 290 du pays – et les organisations pro-vie s’opposant à cette invitation, en raison des positions libérales du président sur l’avortement (lire La Croix du 21 avril).Cette dispute passionnée, parfois aigre, Barack Obama l’a prise à bras-le-corps, évitant faux-fuyants et caricatures. Devant l’ampleur des défis à relever (le redressement de l’économie, la sauvegarde de la création de Dieu, la paix…), le président a appelé dimanche à la coopération dans la diversité pour « trouver une manière de vivre ensemble comme une seule famille Barack Obama à l'université Notre-Dame, dimanche 17 mai (Photo Rex Arbogast/AP). humaine ». « Aucune personne ou religion ou nation, ne peut relever ces défis seule », a-t-il prévenu.
"Est-il possible de joindre nos mains dans un effort commun ?"Rassembler des personnes dans cette tâche commune – « même des personnes de bonne volonté » – peut être pourtant « difficile à accomplir ». Et Barack Obama de citer des exemples concrets : « L’activiste gay et le pasteur évangélique peuvent tous deux déplorer les ravages du sida, mais se trouver incapables de combler le fossé culturel qui pourrait unir leurs efforts. Ceux qui s’expriment contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires peuvent être enracinés dans une admirable conviction au sujet du caractère sacré de la vie, mais c’est aussi le cas de parents d’un enfant souffrant de diabète juvénile, qui sont convaincus que les épreuves de leur fils ou de leur fille pourraient être soulagées. »
Faisant face à ce dilemme de démocrate, confronté à des visions du bien différentes et irréconciliables, le nouvel hôte de la Maison Blanche a refusé l’impasse du choc violent des convictions dans l’espace public. « Comment travaillons-nous à travers ces conflits ? Est-il possible de joindre nos mains dans un effort commun ? (…) Comment pouvons-nous rester fermes sur nos principes et combattre pour ce que nous considérons juste, sans diaboliser ceux qui ont, sur l’autre bord, des convictions tout aussi fortes ? », a-t-il questionné. Il est une voie, a-t-il soutenu : celle qui consiste à « ouvrir nos cœurs et nos esprits à ceux qui peuvent ne pas penser exactement comme nous ou qui ne croient pas exactement ce que nous croyons ». « C’est alors que nous découvrons au moins la possibilité d’un terrain d’entente.»
"Sans réduire à la caricature ceux qui ont des vues différentes"Ce « terrain d’entente », Barack Obama a longuement précisé ce qu’il signifiait dans le cas de l’avortement, un dossier qui a « des dimensions à la fois morales et spirituelles ». Parfois interrompu par les applaudissements de l’assemblée – formée dimanche de 12 000 étudiants, parents, anciens élèves et professeurs –, il a lancé un véritable programme d’action.
« Travaillons ensemble à réduire le nombre de femmes demandant des avortements, réduisons le nombre de grossesses non désirées, rendons l’adoption plus facile, apportons soin et soutien aux femmes qui portent leur enfant à terme », a-t-il invité, avant de poursuivre : « Honorons la conscience de ceux qui sont en désaccord avec l’avortement, rédigeons un projet de clause de conscience raisonnable, faisons en sorte que toutes nos politiques de santé soient enracinées non seulement dans une science solide, mais aussi dans une éthique claire ainsi que dans le respect de l’égalité des femmes ».Barack Obama n’a pas versé dans l’irénisme. Il n’a pas fait croire que le débat sur l’avortement pourrait prendre fin prochainement. « Chaque partie continuera à plaider sa cause dans l’espace public avec passion et conviction. Mais certainement pouvons-nous le faire sans réduire à la caricature ceux qui ont des vues différentes ? », a-t-il simplement envisagé.
"D’autres auraient pu éviter ce lieu"Il a alors partagé son expérience d’organisateur de communauté dans la banlieue sud de Chicago et ce qu’il avait appris aux contacts de personnes de convictions différentes, animé par un même esprit de justice. Il a, au passage, rendu un vibrant hommage au cardinal Joseph Bernardin (1928-1996), ancien archevêque de Chicago et « homme plein de bonté », pour la manière qu’il avait de défendre ses convictions, sans humilier celui qui pense différemment.
Prenant la parole avant Barack Obama, le P. John Jenkins, président de l’université, a lui aussi plaidé pour un dialogue respectueux, citant en exemple le président américain : « Le président Obama est venu à Notre-Dame, en sachant que nous soutenons pleinement l’enseignement de l’Église sur le caractère sacré de la vie humaine et que nous sommes opposés à sa politique sur l’avortement et la recherche sur les cellules souches embryonnaires. » Et le religieux de noter que « d’autres auraient pu éviter ce lieu pour cette raison », avant de louer ce président qui « n’est pas quelqu’un qui s’arrête de parler à ceux qui ne sont pas d’accord avec lui » – « un principe que nous partageons », a ajouté le P. Jenkins.
Élodie MAUROT
Cette année Obama a accepté de présider celle de l'Université Notre-Dame, dans l'Indiana, ce qui a a fait polémique avant de commencer. Banal.
Mais ce qu'il a dit, aux irréductibles "pro-vie' et aux non-moins intransigeants favorables à l'autorisation légale d'avorter, est très interessant. Le mieux est de le lire dans le texte
http://www.youtube.com/watch?v=Haywfa-0CfE
http://www.youtube.com/watch?v=NPQHQJbTEhg, etc.
Si vous avez du mal en anglais, l'article de La Croix du 21 mai me semble un bon compte-rendu, sans prise de parti .
Je vous le mets ici :
A Notre Dame, Barack Obama prêche la tolérance
Revenant sur la controverse ayant entouré son invitation à l’Université de Notre-Dame, le président américain a consacré dimanche 17 mai son discours au dialogue et au respect des différences.
C’était un exercice difficile, le président américain l’a relevé avec éloquence. Invité dimanche 17 mai après-midi à l’Université de Notre-Dame (Indiana) pour la cérémonie de remise des diplômes, Barack Obama a longuement évoqué la polémique qui a entouré sa venue dans l’un des plus prestigieux établissements catholiques des États-Unis. Ces dernières semaines, une vive controverse s’était développée dans le milieu ecclé
siastique, une soixantaine d’évêques – sur les 290 du pays – et les organisations pro-vie s’opposant à cette invitation, en raison des positions libérales du président sur l’avortement (lire La Croix du 21 avril).Cette dispute passionnée, parfois aigre, Barack Obama l’a prise à bras-le-corps, évitant faux-fuyants et caricatures. Devant l’ampleur des défis à relever (le redressement de l’économie, la sauvegarde de la création de Dieu, la paix…), le président a appelé dimanche à la coopération dans la diversité pour « trouver une manière de vivre ensemble comme une seule famille Barack Obama à l'université Notre-Dame, dimanche 17 mai (Photo Rex Arbogast/AP). humaine ». « Aucune personne ou religion ou nation, ne peut relever ces défis seule », a-t-il prévenu. "Est-il possible de joindre nos mains dans un effort commun ?"Rassembler des personnes dans cette tâche commune – « même des personnes de bonne volonté » – peut être pourtant « difficile à accomplir ». Et Barack Obama de citer des exemples concrets : « L’activiste gay et le pasteur évangélique peuvent tous deux déplorer les ravages du sida, mais se trouver incapables de combler le fossé culturel qui pourrait unir leurs efforts. Ceux qui s’expriment contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires peuvent être enracinés dans une admirable conviction au sujet du caractère sacré de la vie, mais c’est aussi le cas de parents d’un enfant souffrant de diabète juvénile, qui sont convaincus que les épreuves de leur fils ou de leur fille pourraient être soulagées. »
Faisant face à ce dilemme de démocrate, confronté à des visions du bien différentes et irréconciliables, le nouvel hôte de la Maison Blanche a refusé l’impasse du choc violent des convictions dans l’espace public. « Comment travaillons-nous à travers ces conflits ? Est-il possible de joindre nos mains dans un effort commun ? (…) Comment pouvons-nous rester fermes sur nos principes et combattre pour ce que nous considérons juste, sans diaboliser ceux qui ont, sur l’autre bord, des convictions tout aussi fortes ? », a-t-il questionné. Il est une voie, a-t-il soutenu : celle qui consiste à « ouvrir nos cœurs et nos esprits à ceux qui peuvent ne pas penser exactement comme nous ou qui ne croient pas exactement ce que nous croyons ». « C’est alors que nous découvrons au moins la possibilité d’un terrain d’entente.»
"Sans réduire à la caricature ceux qui ont des vues différentes"Ce « terrain d’entente », Barack Obama a longuement précisé ce qu’il signifiait dans le cas de l’avortement, un dossier qui a « des dimensions à la fois morales et spirituelles ». Parfois interrompu par les applaudissements de l’assemblée – formée dimanche de 12 000 étudiants, parents, anciens élèves et professeurs –, il a lancé un véritable programme d’action.
« Travaillons ensemble à réduire le nombre de femmes demandant des avortements, réduisons le nombre de grossesses non désirées, rendons l’adoption plus facile, apportons soin et soutien aux femmes qui portent leur enfant à terme », a-t-il invité, avant de poursuivre : « Honorons la conscience de ceux qui sont en désaccord avec l’avortement, rédigeons un projet de clause de conscience raisonnable, faisons en sorte que toutes nos politiques de santé soient enracinées non seulement dans une science solide, mais aussi dans une éthique claire ainsi que dans le respect de l’égalité des femmes ».Barack Obama n’a pas versé dans l’irénisme. Il n’a pas fait croire que le débat sur l’avortement pourrait prendre fin prochainement. « Chaque partie continuera à plaider sa cause dans l’espace public avec passion et conviction. Mais certainement pouvons-nous le faire sans réduire à la caricature ceux qui ont des vues différentes ? », a-t-il simplement envisagé.
"D’autres auraient pu éviter ce lieu"Il a alors partagé son expérience d’organisateur de communauté dans la banlieue sud de Chicago et ce qu’il avait appris aux contacts de personnes de convictions différentes, animé par un même esprit de justice. Il a, au passage, rendu un vibrant hommage au cardinal Joseph Bernardin (1928-1996), ancien archevêque de Chicago et « homme plein de bonté », pour la manière qu’il avait de défendre ses convictions, sans humilier celui qui pense différemment.
Prenant la parole avant Barack Obama, le P. John Jenkins, président de l’université, a lui aussi plaidé pour un dialogue respectueux, citant en exemple le président américain : « Le président Obama est venu à Notre-Dame, en sachant que nous soutenons pleinement l’enseignement de l’Église sur le caractère sacré de la vie humaine et que nous sommes opposés à sa politique sur l’avortement et la recherche sur les cellules souches embryonnaires. » Et le religieux de noter que « d’autres auraient pu éviter ce lieu pour cette raison », avant de louer ce président qui « n’est pas quelqu’un qui s’arrête de parler à ceux qui ne sont pas d’accord avec lui » – « un principe que nous partageons », a ajouté le P. Jenkins.
Élodie MAUROT
dimanche 5 avril 2009
Strasbourg
Et bien voila, vous étiez inquiets, mais tout s'est bien passé!
Obama est reparti intact, et c'est bien le principal. Quand il y a une manif en France, personne ne s'en aperçoit.
Quelques casseurs, ce qui est bien exagéré : pas plus que pour la St-Sylvestre. Et encore, c'était des allemands. Quand ils ont mis le feu à un hôtel pourav, la police n'était pas là, mais les pompiers sont arrivés, ce qui est essentiel quand il y a un incendie. La police n'est pas tombée dans le piège qui consistait à l'attirer à la périphérie, alors que son boulot était de protéger le sommet. Et il n'y a pas eu de morts : un vrai succès.
Berlusconi a été vraiment en dessous de tout, si bien que notre Président ne s'est pas fait repérer. A Londres, il était un peu rogue, mais là, Carla a été parfaite en guide des Monum. Et puis, il est bien copain avec "Anguéla" maintenant.
Donc c'était très bien. Accessoirement, on (l'OTAN) a accepté 5000 hommes de plus en Afghanistan, ce qui était l'objectif d'Obama. Voyez, ça s'est très bien passé.
Je viens d'éteindre le poste, ils sont vraiment bien à la TV.
PS : Ah oui, j'y étais sur la passerelle du Rhin. Très beau, il n'y avait presque personne!
Obama est reparti intact, et c'est bien le principal. Quand il y a une manif en France, personne ne s'en aperçoit.
Quelques casseurs, ce qui est bien exagéré : pas plus que pour la St-Sylvestre. Et encore, c'était des allemands. Quand ils ont mis le feu à un hôtel pourav, la police n'était pas là, mais les pompiers sont arrivés, ce qui est essentiel quand il y a un incendie. La police n'est pas tombée dans le piège qui consistait à l'attirer à la périphérie, alors que son boulot était de protéger le sommet. Et il n'y a pas eu de morts : un vrai succès.
Berlusconi a été vraiment en dessous de tout, si bien que notre Président ne s'est pas fait repérer. A Londres, il était un peu rogue, mais là, Carla a été parfaite en guide des Monum. Et puis, il est bien copain avec "Anguéla" maintenant.
Donc c'était très bien. Accessoirement, on (l'OTAN) a accepté 5000 hommes de plus en Afghanistan, ce qui était l'objectif d'Obama. Voyez, ça s'est très bien passé.
Je viens d'éteindre le poste, ils sont vraiment bien à la TV.
PS : Ah oui, j'y étais sur la passerelle du Rhin. Très beau, il n'y avait presque personne!
jeudi 2 avril 2009
Brèves
Quelques nouvelles glanées par ci par là....
- Antenne 2 a cru sortir une vanne de 1er avril sur le fait que les éoliennes ralentiraient la vitesse de rotation de la Terre. Mais alors d'où vient l'énergie extraite des éoliennes? A qui manque-t-elle? Hé, hé, c'est une bonne question...
- Le Pape va annoncer que la transmission des MST pouvait être évitée grâce au jus d'orange (ou tout autre jus de fruit du reste). Comment cela est-il possible? Avant? Après? Non, la bonne réponse, tout-à-fait canonique est : à la place!
- Sarkozy à Londres : Veni, Obamam vidi, et besi!
- Après le succès de la fameuse compagnie low-cost russe "Niktam Air", on s'attend à la création d'une autre compagnie "King Faisal Air", qui sera absolument chariah compliant.
- Vous avez vu que l'avion présidentiel avait pris feu avant le décollage de Villacoublay. Un 319! Pensez à ce qui serait arrivé si ça s'était passé après le décollage : ça aurait pu être comme à New-York. Mais nous n'avons pas d'Hudson et la Seine est pleine de ponts! Aussi la DGAC étudie à la demande de l'Elysée, la possibilité d'atterrir en urgence sur le grand canal du Château de Versailles, à côté de La Lanterne. Il suffisait d'y penser. "Faut qu'j'fasse tout ici!" aurait-il dit.
- "Si vous aimez la choucroute, venez donc passer le week-end à Strasbourg!" Pub Ibis Hôtel...
- Antenne 2 a cru sortir une vanne de 1er avril sur le fait que les éoliennes ralentiraient la vitesse de rotation de la Terre. Mais alors d'où vient l'énergie extraite des éoliennes? A qui manque-t-elle? Hé, hé, c'est une bonne question...
- Le Pape va annoncer que la transmission des MST pouvait être évitée grâce au jus d'orange (ou tout autre jus de fruit du reste). Comment cela est-il possible? Avant? Après? Non, la bonne réponse, tout-à-fait canonique est : à la place!
- Sarkozy à Londres : Veni, Obamam vidi, et besi!
- Après le succès de la fameuse compagnie low-cost russe "Niktam Air", on s'attend à la création d'une autre compagnie "King Faisal Air", qui sera absolument chariah compliant.
- Vous avez vu que l'avion présidentiel avait pris feu avant le décollage de Villacoublay. Un 319! Pensez à ce qui serait arrivé si ça s'était passé après le décollage : ça aurait pu être comme à New-York. Mais nous n'avons pas d'Hudson et la Seine est pleine de ponts! Aussi la DGAC étudie à la demande de l'Elysée, la possibilité d'atterrir en urgence sur le grand canal du Château de Versailles, à côté de La Lanterne. Il suffisait d'y penser. "Faut qu'j'fasse tout ici!" aurait-il dit.
- "Si vous aimez la choucroute, venez donc passer le week-end à Strasbourg!" Pub Ibis Hôtel...
mardi 31 mars 2009
Mais que faire?
Mais que faire, quand on ne sait où aller et que nos élites ne savent plus quoi penser?
Cultiver son jardin? Allez à Mayotte toucher le RSA? Ne lire que des mots fléchés et caler sa TV sur TF1, que TF1?
Non, il faut lutter, de manière non-violente, contre tous les moulins à vent (et arrière). Je vous propose quelques pistes.
1 Les élections européennes . Il y a plusieurs façons de voir la chose, selon qu'on prend le point de vue français, ou le point de vue européen.
Du point de vue français, il est importun qu'on se souvienne longtemps du résultat : une gigantesque claque pour le gouvernement actuel, et pour tous ceux qui ne veulent pas construire l'Europe. Elle n'est certes pas idéale, mais ce n'est pas en disant "Non" et en bloquant toute évolution qu'elle s'améliorera.
On ne connaît pas encore les listes en présence, mais on peut déjà savoir pour qui il ne faut surtout pas voter : l'extrême droite (y compris l'UMP), le Nouveau Centre, les socialos, reconstruits ou pas, et toutes les nébuleuses d'extrême gauche.
D'un point de vue européen, c'est plus complexe, mais on a le temps d'y réfléchir : il faut comprendre quels sont les groupes les plus utiles et les plus inventifs au Parlement de Strasbourg, les moins influencés par les lobbies, notamment agricoles, et choisir en conséquence les candidats français de ces groupes (car les clivages ne sont pas les mêmes que les nôtres).
2 La religion. Puisque les choses sont comme elles sont, je propose d'écrire aux évêques, au moins au sien. Peu importe le message : que chacun le formule. L'important est qu'ils reçoivent des milliers de lettres, soient obligés de les lire, éventuellement d'y répondre, et prennent conscience qu'ils ne s'adressent plus comme autrefois à des enfants ou des vieilles paysannes illettrées, mais à des adultes qui veulent comprendre.
3 Les libertés. La, il faut entrer en résistance contre des dérives évidentes. Ne comptez pas sur la justice pour vous défendre. Et de toute façon, les lois sécuritaires et de "prévention du terrorisme" leur donnent le droit de tout faire. Vous pouvez faire 48h de garde-à-vue pour rien, avec toutes les humiliations et les violences habituelles, mais bien plus s'ils trouvent des ciseaux à ongle chez vous.
Essayez d'être toujours à plus de 1000 m à vol d'oiseau de Sarkozy.
Essayez d'éliminer tout ce qui peut permettre de vous ficher ou de vous pister. Faites appel de toute décision administrative : ça ne sert à rien, mais ça les occupe. Vous risquez encore un contrôle fiscal, mais qu'importe : vous n'avez rien à cacher.
Pas d'insolence, pas d'impertinence, c'est aggravant.
Evitez aussi de faire des blogs comme ça : dès cet après-midi, je m'attends à ce qu'une équipe spéciale s'occupe de moi. Vous m'enverrez des oranges!
PS : pour aider ce cher Obama à remettre de l'ordre en Afghanistan, il serait question qu'on y envoie des forces de police : exigez que tous les CRS y partent.
4
Cultiver son jardin? Allez à Mayotte toucher le RSA? Ne lire que des mots fléchés et caler sa TV sur TF1, que TF1?
Non, il faut lutter, de manière non-violente, contre tous les moulins à vent (et arrière). Je vous propose quelques pistes.
1 Les élections européennes . Il y a plusieurs façons de voir la chose, selon qu'on prend le point de vue français, ou le point de vue européen.
Du point de vue français, il est importun qu'on se souvienne longtemps du résultat : une gigantesque claque pour le gouvernement actuel, et pour tous ceux qui ne veulent pas construire l'Europe. Elle n'est certes pas idéale, mais ce n'est pas en disant "Non" et en bloquant toute évolution qu'elle s'améliorera.
On ne connaît pas encore les listes en présence, mais on peut déjà savoir pour qui il ne faut surtout pas voter : l'extrême droite (y compris l'UMP), le Nouveau Centre, les socialos, reconstruits ou pas, et toutes les nébuleuses d'extrême gauche.
D'un point de vue européen, c'est plus complexe, mais on a le temps d'y réfléchir : il faut comprendre quels sont les groupes les plus utiles et les plus inventifs au Parlement de Strasbourg, les moins influencés par les lobbies, notamment agricoles, et choisir en conséquence les candidats français de ces groupes (car les clivages ne sont pas les mêmes que les nôtres).
2 La religion. Puisque les choses sont comme elles sont, je propose d'écrire aux évêques, au moins au sien. Peu importe le message : que chacun le formule. L'important est qu'ils reçoivent des milliers de lettres, soient obligés de les lire, éventuellement d'y répondre, et prennent conscience qu'ils ne s'adressent plus comme autrefois à des enfants ou des vieilles paysannes illettrées, mais à des adultes qui veulent comprendre.
3 Les libertés. La, il faut entrer en résistance contre des dérives évidentes. Ne comptez pas sur la justice pour vous défendre. Et de toute façon, les lois sécuritaires et de "prévention du terrorisme" leur donnent le droit de tout faire. Vous pouvez faire 48h de garde-à-vue pour rien, avec toutes les humiliations et les violences habituelles, mais bien plus s'ils trouvent des ciseaux à ongle chez vous.
Essayez d'être toujours à plus de 1000 m à vol d'oiseau de Sarkozy.
Essayez d'éliminer tout ce qui peut permettre de vous ficher ou de vous pister. Faites appel de toute décision administrative : ça ne sert à rien, mais ça les occupe. Vous risquez encore un contrôle fiscal, mais qu'importe : vous n'avez rien à cacher.
Pas d'insolence, pas d'impertinence, c'est aggravant.
Evitez aussi de faire des blogs comme ça : dès cet après-midi, je m'attends à ce qu'une équipe spéciale s'occupe de moi. Vous m'enverrez des oranges!
PS : pour aider ce cher Obama à remettre de l'ordre en Afghanistan, il serait question qu'on y envoie des forces de police : exigez que tous les CRS y partent.
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lundi 30 mars 2009
Mais que penser?
C'est fou tout ce qu'on entend! On peine à se faire une opinion, à écouter les uns et les autres, tous admirables, tous de l'élite, nous dire tout et son contraire.
Prenez nos évêques. Autrefois, ils s'adressaient à leurs ouailles et on apprenait en chaire tout ce qu'il fallait penser. Maintenant, grâce à Internet, on peut comparer leurs messages. Le meilleur est celui de l'évêque de Poitiers, les pires sont ceux des évêques d'Orléans et de Toulon-Fréjus. Mais évidemment, il y en a qui pensent que c'est l'inverse.
Mais si les évêques se mettent à disserter sur la porosité et l'étanchéité du latex, moi, je me sens tout autant qu'eux le droit de faire de la théologie.
Prenez notre président. Il nous disait de nous enrichir par le travail, et pour cela, a limité les impôts des plus riches, payait pour les heures sup. Maintenant il fait un décret pour empêcher les bonus, les stock-options, les golden hellos et les golden parachutes, pour les entreprises ayant reçu de l'argent du contribuable. Donc il n'y a plus moyen de faire fortune rapidement. Un comble!
Doit-on considérer que M Dassault reçoit de l'argent du contribuable? Grâce à la nouvelle loi de programmation militaire, on va lui commander beaucoup, beaucoup de Rafales. Il va encore doubler sa fortune, et pourra se payer des bonus, car ce n'est pas lui en l'occurrence qui est en difficulté, c'est son client...
Le président n'a pas de bonus, mais a un golden parachute : le conseil constitutionnel. Doit-on maintenir cette disposition, s'il est avéré qu'il n'a pas tenu ses promesses? Le président n'a pas de stock-options. Pour s'en sortir, il se fait inviter pour ses vacances, comme un vulgaire pique-assiette, par des milliardaires plus ou moins recommandables.
Prenez la crise! Une cata internationale survenue à cause de la cupidité des financiers US, ou bien la suite normale de la globalisation financée par des déficits? Une opportunité, ou un désastre? La fin du reagano-thatchero-sarkozysme, ou simple mauvaise passe, après laquelle on pourra recommencer?
S'en sortira-t-on par l'invention d'un modèle plus écolo et plus moral? Ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées : on supprimera des paradis fiscaux, pour mieux en créer ailleurs. Les riches s'appauvriront un peu, mais les pauvres aussi, mais plus. On fera des règles "éthiques" que le mêmes trouveront les moyens de contourner. Car la morale n'est qu'un truc inventé par les élites à l'usage des gogos, n'est-ce pas?
Ou bien, s'en sortira-t-on par un retour aux "basics"? C'est-à-dire à un ordre ancien, idéalisé comme un paradis perdu, fait d'interdits multiples, de hiérarchies autoritaires, de protectionnisme sur base de nationalismes recuits, où "le curé sera plus efficace que l'instituteur", même en jupe.
Ou bien, est-on victimes d'un "complot", ourdi depuis des siècles par les coalitions juives, francs-maçonnes, du prieuré de Sion, plus ou moins Illuminati, sous la conduite d'EBE (entités biologiques extra-terrestres) herpétomorphes? Comme Albéric faisant travailler les esclaves Nibelungen pour fabriquer l'Anneau donnant la Puissance?
Pour ma part, je m'en tiens à des idées simples.
Ce qu'il faut, ce sont des contre-pouvoirs démocratiques, ceux-là justement qu'on détruit méthodiquement. Y compris dans l'Eglise. Y compris au niveau supranational.
Ce qu'il faut, c'est que Sarkozy s'en aille, et soit remplacé par quelqu'un d'"honnête" (je rêve...)
Ce qu'il faut, c'est construire une Europe politiquement viable, et lui confier l'économie et la monnaie, les affaires étrangères et les armées, l'énergie et l'eau.
Prenez nos évêques. Autrefois, ils s'adressaient à leurs ouailles et on apprenait en chaire tout ce qu'il fallait penser. Maintenant, grâce à Internet, on peut comparer leurs messages. Le meilleur est celui de l'évêque de Poitiers, les pires sont ceux des évêques d'Orléans et de Toulon-Fréjus. Mais évidemment, il y en a qui pensent que c'est l'inverse.
Mais si les évêques se mettent à disserter sur la porosité et l'étanchéité du latex, moi, je me sens tout autant qu'eux le droit de faire de la théologie.
Prenez notre président. Il nous disait de nous enrichir par le travail, et pour cela, a limité les impôts des plus riches, payait pour les heures sup. Maintenant il fait un décret pour empêcher les bonus, les stock-options, les golden hellos et les golden parachutes, pour les entreprises ayant reçu de l'argent du contribuable. Donc il n'y a plus moyen de faire fortune rapidement. Un comble!
Doit-on considérer que M Dassault reçoit de l'argent du contribuable? Grâce à la nouvelle loi de programmation militaire, on va lui commander beaucoup, beaucoup de Rafales. Il va encore doubler sa fortune, et pourra se payer des bonus, car ce n'est pas lui en l'occurrence qui est en difficulté, c'est son client...
Le président n'a pas de bonus, mais a un golden parachute : le conseil constitutionnel. Doit-on maintenir cette disposition, s'il est avéré qu'il n'a pas tenu ses promesses? Le président n'a pas de stock-options. Pour s'en sortir, il se fait inviter pour ses vacances, comme un vulgaire pique-assiette, par des milliardaires plus ou moins recommandables.
Prenez la crise! Une cata internationale survenue à cause de la cupidité des financiers US, ou bien la suite normale de la globalisation financée par des déficits? Une opportunité, ou un désastre? La fin du reagano-thatchero-sarkozysme, ou simple mauvaise passe, après laquelle on pourra recommencer?
S'en sortira-t-on par l'invention d'un modèle plus écolo et plus moral? Ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées : on supprimera des paradis fiscaux, pour mieux en créer ailleurs. Les riches s'appauvriront un peu, mais les pauvres aussi, mais plus. On fera des règles "éthiques" que le mêmes trouveront les moyens de contourner. Car la morale n'est qu'un truc inventé par les élites à l'usage des gogos, n'est-ce pas?
Ou bien, s'en sortira-t-on par un retour aux "basics"? C'est-à-dire à un ordre ancien, idéalisé comme un paradis perdu, fait d'interdits multiples, de hiérarchies autoritaires, de protectionnisme sur base de nationalismes recuits, où "le curé sera plus efficace que l'instituteur", même en jupe.
Ou bien, est-on victimes d'un "complot", ourdi depuis des siècles par les coalitions juives, francs-maçonnes, du prieuré de Sion, plus ou moins Illuminati, sous la conduite d'EBE (entités biologiques extra-terrestres) herpétomorphes? Comme Albéric faisant travailler les esclaves Nibelungen pour fabriquer l'Anneau donnant la Puissance?
Pour ma part, je m'en tiens à des idées simples.
Ce qu'il faut, ce sont des contre-pouvoirs démocratiques, ceux-là justement qu'on détruit méthodiquement. Y compris dans l'Eglise. Y compris au niveau supranational.
Ce qu'il faut, c'est que Sarkozy s'en aille, et soit remplacé par quelqu'un d'"honnête" (je rêve...)
Ce qu'il faut, c'est construire une Europe politiquement viable, et lui confier l'économie et la monnaie, les affaires étrangères et les armées, l'énergie et l'eau.
samedi 24 janvier 2009
Message
Les passages de témoin entre présidents sont toujours amusants.
Le nouvel arrivant est en plein état de grâce, et la vie s'ouvre devant lui. Il ne marche pas, il lévite au dessus du sol. Le bon peuple est plein d'espoir, et c'est de cela dont il a besoin.
Le partant essaie de faire bonne figure, mais n'y arrive pas toujours, surtout s'il a été battu. On le raccompagne à sa voiture, ou à son hélico, et il se fait siffler. C'est cruel, on lui fait payer l'espoir né à son arrivée, qu'il a déçu. Au pire, il reçoit (en effigie) des chaussures plein la figure.
C'est curieux de voir que ces gens n'apprennent pas : ils devraient, rationnellement, anticiper leur départ en arrivant, mettre un peu d'humilité dans leur mise, pour atténuer l'humiliation de leur chemin futur vers la Roche Tarpéienne.
En France, les Présidents entrant et sortant ont un bref entretien, dont on sait peu. Mitterrand racontera que Giscard lui avait confié le grand secret du "nez renifleur", qui fut une belle escroquerie.
Aux US, le sortant laisse un papier que le nouveau trouvera sur son bureau. Que peut-il écrire?
Dans les entreprises, le nouveau trouve 3 enveloppes, et il lui est conseillé d'ouvrir la première. "Mettez tout sur mon dos, accusez l'héritage. Si ça ne marche pas, ouvrez la 2ème enveloppe".
6 mois après, désespéré, il ouvre la 2ème enveloppe. "Mettez tout sur l'informatique et la DSI. Traînez-les dans la boue, et si ça ne marche pas, ouvrez la 3ème enveloppe".
Il ouvre enfin la 3ème enveloppe : "Préparez 3 enveloppes pour votre successeur".
Mais qu'est-ce que Bush a pu écrire à Obama? Au choix :
- J'ai emporté la boite de bretzel que je n'ai pas finie, et le livre que j'étais en train de colorier. J'espère que ça te manquera pas.
- Après moi, le déluge (Louis XV)
- J'ai laissé une petite boite, avec des trucs en plastique dedans, que Clinton a oubliée. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est pas du chewing-gum.
- Si tu as un problème, n'hésite pas à m'appeler, mais méfie-toi de Cheney, il est parfois de mauvais conseil.
- Tu chausses du combien?
- Que Dieu t'aide, comme il a fait pour moi!
Autre idée?
Le nouvel arrivant est en plein état de grâce, et la vie s'ouvre devant lui. Il ne marche pas, il lévite au dessus du sol. Le bon peuple est plein d'espoir, et c'est de cela dont il a besoin.
Le partant essaie de faire bonne figure, mais n'y arrive pas toujours, surtout s'il a été battu. On le raccompagne à sa voiture, ou à son hélico, et il se fait siffler. C'est cruel, on lui fait payer l'espoir né à son arrivée, qu'il a déçu. Au pire, il reçoit (en effigie) des chaussures plein la figure.
C'est curieux de voir que ces gens n'apprennent pas : ils devraient, rationnellement, anticiper leur départ en arrivant, mettre un peu d'humilité dans leur mise, pour atténuer l'humiliation de leur chemin futur vers la Roche Tarpéienne.
En France, les Présidents entrant et sortant ont un bref entretien, dont on sait peu. Mitterrand racontera que Giscard lui avait confié le grand secret du "nez renifleur", qui fut une belle escroquerie.
Aux US, le sortant laisse un papier que le nouveau trouvera sur son bureau. Que peut-il écrire?
Dans les entreprises, le nouveau trouve 3 enveloppes, et il lui est conseillé d'ouvrir la première. "Mettez tout sur mon dos, accusez l'héritage. Si ça ne marche pas, ouvrez la 2ème enveloppe".
6 mois après, désespéré, il ouvre la 2ème enveloppe. "Mettez tout sur l'informatique et la DSI. Traînez-les dans la boue, et si ça ne marche pas, ouvrez la 3ème enveloppe".
Il ouvre enfin la 3ème enveloppe : "Préparez 3 enveloppes pour votre successeur".
Mais qu'est-ce que Bush a pu écrire à Obama? Au choix :
- J'ai emporté la boite de bretzel que je n'ai pas finie, et le livre que j'étais en train de colorier. J'espère que ça te manquera pas.
- Après moi, le déluge (Louis XV)
- J'ai laissé une petite boite, avec des trucs en plastique dedans, que Clinton a oubliée. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est pas du chewing-gum.
- Si tu as un problème, n'hésite pas à m'appeler, mais méfie-toi de Cheney, il est parfois de mauvais conseil.
- Tu chausses du combien?
- Que Dieu t'aide, comme il a fait pour moi!
Autre idée?
lundi 19 janvier 2009
Sarkobamania
Oui, c'est vrai, toute cette folie autour d'Obama, alors qu'on a chez nous tout ce qu'il faut pour la gloire. Nous n'oublierons jamais le 6 mai 2007.
Tous ces discours, ces fanfares, ces défilés, ces bals, ne remplaceront jamais la lecture, émue, de la dernière lettre de Guy Môquet, ni les cris de Mireille Matthieu, ni le dîner au Fouquet's.
Les références à Lincoln ou à Franklin D Roosevelt sont bien pauvres par rapport à notre Jaurès, dont les Mânes ont aidé à la Victoire, terrassant la Ségolène.
Franklin Roosevelt a eu une bien curieuse destinée. Elu en fin 32, il est connu par le New Deal, et est censé avoir vaincu la crise de 29. Ensuite, il a conduit son pays à la guerre, fin 41, et meurt à la tache en 45. Tout cela lui a valu une station de métro dans Paris, sur les Champs.
Il y aurait beaucoup à dire. Son prédécesseur Hoover, après le mardi Noir, avait fait ce qu'il fallait, techniquement parlant, pour enrayer la crise. Ça n'avait pas vraiment marché, et Roosevelt se fit élire sur les échecs de cette politique.
La période de transition était encore plus longue, puisque Roosevelt ne prêta serment que début mars 33 (entre temps, Hitler avait été nommé chancelier, mit le feu au Bundestag, arrêté les cocos, et refait les élections pour être majoritaire).
Comme Obama, il laisse Hoover gérer mal le quotidien -en plein hiver, il s'agit de loger des millions de sans-abris....-, s'enfoncer, et crée un immense espoir. Son premier discours fut pour attaquer la cupidité irresponsable des banquiers. Puis, il réussit à faire siéger le Parlement, et pendant 3 mois, fait passer un certain nombre de lois. De là l'origine des fameux "100 jours", censés marquer la période de grâce d'un nouvel élu.
Et puis il cause, dans ses fameuses "fireside chats", les "causeries au coin du feu". Cependant les résultats ne sont pas là. La misère, celle des paysans (lisez Steinbeck), celle des ouvriers, reste cruelle, bien loin du mythe comme quoi le New Deal avait sorti l'Amérique de la crise. En fait Roosevelt était meilleur en comm, et pas plus efficace que Hoover.
C'est finalement la guerre européenne qui sortira l'Amérique de la crise. Les financiers US avaient bien investi en Allemagne, et la neutralité permettait de vendre à tout le monde...
Quand l'Allemagne a commencé à ne plus pouvoir payer, et que le Japon a envahi tout le sud-est asiatique, alors ça a été le moment de rentrer dans la guerre du côté des "Alliés", grâce à l'attaque contre Pearl Harbor qu'il a laissé faire.
Que dire ensuite? Qu'il préféra Pétain à De Gaulle, sous prétexte que De Gaulle n'avait pas été élu? (et aussi parce qu'il l'énervait beaucoup!) Que c'est un cacochyme qui alla, difficilement, à Yalta, laisser Staline mettre la main sur la moitié de l'Europe? Sûrement, il géra la guerre mondiale dans les seuls intérêts américains, et en fit la première puissance mondiale.
Alors, j'espère qu'Obama n'aura pas le destin de Roosevelt, ni celui de Lincoln du reste.
Qu'il profite de sa journée de demain, car les désillusions vont arriver trop vite...
Tous ces discours, ces fanfares, ces défilés, ces bals, ne remplaceront jamais la lecture, émue, de la dernière lettre de Guy Môquet, ni les cris de Mireille Matthieu, ni le dîner au Fouquet's.
Les références à Lincoln ou à Franklin D Roosevelt sont bien pauvres par rapport à notre Jaurès, dont les Mânes ont aidé à la Victoire, terrassant la Ségolène.
Franklin Roosevelt a eu une bien curieuse destinée. Elu en fin 32, il est connu par le New Deal, et est censé avoir vaincu la crise de 29. Ensuite, il a conduit son pays à la guerre, fin 41, et meurt à la tache en 45. Tout cela lui a valu une station de métro dans Paris, sur les Champs.
Il y aurait beaucoup à dire. Son prédécesseur Hoover, après le mardi Noir, avait fait ce qu'il fallait, techniquement parlant, pour enrayer la crise. Ça n'avait pas vraiment marché, et Roosevelt se fit élire sur les échecs de cette politique.
La période de transition était encore plus longue, puisque Roosevelt ne prêta serment que début mars 33 (entre temps, Hitler avait été nommé chancelier, mit le feu au Bundestag, arrêté les cocos, et refait les élections pour être majoritaire).
Comme Obama, il laisse Hoover gérer mal le quotidien -en plein hiver, il s'agit de loger des millions de sans-abris....-, s'enfoncer, et crée un immense espoir. Son premier discours fut pour attaquer la cupidité irresponsable des banquiers. Puis, il réussit à faire siéger le Parlement, et pendant 3 mois, fait passer un certain nombre de lois. De là l'origine des fameux "100 jours", censés marquer la période de grâce d'un nouvel élu.
Et puis il cause, dans ses fameuses "fireside chats", les "causeries au coin du feu". Cependant les résultats ne sont pas là. La misère, celle des paysans (lisez Steinbeck), celle des ouvriers, reste cruelle, bien loin du mythe comme quoi le New Deal avait sorti l'Amérique de la crise. En fait Roosevelt était meilleur en comm, et pas plus efficace que Hoover.
C'est finalement la guerre européenne qui sortira l'Amérique de la crise. Les financiers US avaient bien investi en Allemagne, et la neutralité permettait de vendre à tout le monde...
Quand l'Allemagne a commencé à ne plus pouvoir payer, et que le Japon a envahi tout le sud-est asiatique, alors ça a été le moment de rentrer dans la guerre du côté des "Alliés", grâce à l'attaque contre Pearl Harbor qu'il a laissé faire.
Que dire ensuite? Qu'il préféra Pétain à De Gaulle, sous prétexte que De Gaulle n'avait pas été élu? (et aussi parce qu'il l'énervait beaucoup!) Que c'est un cacochyme qui alla, difficilement, à Yalta, laisser Staline mettre la main sur la moitié de l'Europe? Sûrement, il géra la guerre mondiale dans les seuls intérêts américains, et en fit la première puissance mondiale.
Alors, j'espère qu'Obama n'aura pas le destin de Roosevelt, ni celui de Lincoln du reste.
Qu'il profite de sa journée de demain, car les désillusions vont arriver trop vite...
jeudi 6 novembre 2008
Quelle Histoire!
Tout ce foin pour l'élection d'Obama!
D'abord, il n'a été élu que par 51% des voix. Et il avait massivement poussé les banlieues à aller voter : c'est dire que les gros Joe SixPacks ont dû se remuer aussi pour avoir 47%...
Mon Mimi, lui, a été élu par 53%, et il a fallu se mobiliser aussi à Neuilly. Face à Ségolène, me direz-vous! Certes, mais Mrs Sarah Palin, ça lui a profité aussi, non? (Sarah, elle va pouvoir rentrer en Alaska, regarder la Russie, et terminer ses études en passant le brevet des écoles).
Bon, il est noir, et son père était kenyan. Et alors? Le père de mon Mimi était bien hongrois. Barack n'a pas été élu parce que noir, mais bien que.... De là à croire que ça va être la fraternitude inter-raciale, c'est comme imaginer (comme Valeurs Actuelles!) que Sarko est devenu gauchiste uniquement parce que les banquiers lui ont fait perdre de l'argent.
Surtout, il a été élu, parce que les américains, à une faible majorité, se sont enfin rendus compte que la doctrine Reagan, améliorée "néocons", avait conduit au désastre. Désastres financier, militaire, diplomatique, et surtout moral. Ce qui est triste, c'est que cette même politique était le fonds de commerce de la "pensée" sarkozienne.
Obama n'a pas tant gagné contre McCain que contre Hillary. Il avait fait le bon diagnostic, alors qu'elle ne voulait que la place. Et il a trouvé les mots pour le dire, gentiment. Hillary contre McCain, il aurait gagné sans doute (Ça lui apprendra à Hillary, à mettre des tailleurs-pantalon avec des tatanes à talon, ce qui lui mettait les fesses en arrière comme à une poule).
Maintenant qu'il est président, il n'a plus qu'à gérer... Quel défi! Son charisme certain n'évitera pas les désillusions. Je ne sais pourquoi, je lui vois un destin tragique. Mais alors, quels rêves il portera, comme JFK, qui doit tout à son assassinat.
Pour Sarkozy, c'est épouvantable! Il s'était reconcilié avec Bush, et ils étaient presque du même niveau intellectuel. Avec Obama, ça va être plus dur de faire croire qu'on est le Président du Monde, et que même les nuages vous obéissent.
Ces américains sont capables de sortir de la crise plus vite que nous, et de recommencer. Ouf!
D'abord, il n'a été élu que par 51% des voix. Et il avait massivement poussé les banlieues à aller voter : c'est dire que les gros Joe SixPacks ont dû se remuer aussi pour avoir 47%...
Mon Mimi, lui, a été élu par 53%, et il a fallu se mobiliser aussi à Neuilly. Face à Ségolène, me direz-vous! Certes, mais Mrs Sarah Palin, ça lui a profité aussi, non? (Sarah, elle va pouvoir rentrer en Alaska, regarder la Russie, et terminer ses études en passant le brevet des écoles).
Bon, il est noir, et son père était kenyan. Et alors? Le père de mon Mimi était bien hongrois. Barack n'a pas été élu parce que noir, mais bien que.... De là à croire que ça va être la fraternitude inter-raciale, c'est comme imaginer (comme Valeurs Actuelles!) que Sarko est devenu gauchiste uniquement parce que les banquiers lui ont fait perdre de l'argent.
Surtout, il a été élu, parce que les américains, à une faible majorité, se sont enfin rendus compte que la doctrine Reagan, améliorée "néocons", avait conduit au désastre. Désastres financier, militaire, diplomatique, et surtout moral. Ce qui est triste, c'est que cette même politique était le fonds de commerce de la "pensée" sarkozienne.
Obama n'a pas tant gagné contre McCain que contre Hillary. Il avait fait le bon diagnostic, alors qu'elle ne voulait que la place. Et il a trouvé les mots pour le dire, gentiment. Hillary contre McCain, il aurait gagné sans doute (Ça lui apprendra à Hillary, à mettre des tailleurs-pantalon avec des tatanes à talon, ce qui lui mettait les fesses en arrière comme à une poule).
Maintenant qu'il est président, il n'a plus qu'à gérer... Quel défi! Son charisme certain n'évitera pas les désillusions. Je ne sais pourquoi, je lui vois un destin tragique. Mais alors, quels rêves il portera, comme JFK, qui doit tout à son assassinat.
Pour Sarkozy, c'est épouvantable! Il s'était reconcilié avec Bush, et ils étaient presque du même niveau intellectuel. Avec Obama, ça va être plus dur de faire croire qu'on est le Président du Monde, et que même les nuages vous obéissent.
Ces américains sont capables de sortir de la crise plus vite que nous, et de recommencer. Ouf!
mercredi 5 novembre 2008
Black is definitively Black
De l’esclavage des Nègres
Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être très sage ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir,
Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?
Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être très sage ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir,
Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?
Ah ça fait toujours du bien de relire Montesquieu! Ce texte, comme l'avait montré au prof de français un classmate de 1ère, montre bien qu'il était pour l'esclavage...
vendredi 17 octobre 2008
Divers
- J'ai supprimé la bannière d'entrée sur le blog. C'est mieux, non?
- J'ai également supprimé le lien vers le blog Secret Défense. Ce M Merchet, spécialiste de tout ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel, a supprimé la possibilité de commentaires sur son site. Sans doute une contamination de l'esprit militaire le plus borné sur un journaliste spécialisé dans la Défense. Le résultat est que ce blog n'a plus d'intérêt, aucun. Pourtant, ces commentaires, malgré des écarts, donnaient une très bonne représentation de l'état d'esprit de nos militaires. Ça n'a pas plu chez nos badernes supérieures, tant pis pour elles.
- J'ai découvert un site extraordinaire Dimensions . Je vous laisse découvrir ces 9 petits films passionnants et tout public. Quelles merveilles que ces animations!
- J'ai lu un livre remarquable : "les rêves de mon père", par Barak Obama. Il s'agit du récit autobiographique de ses premières années, de la découverte de sa "négritude" à Hawaï au voyage étonnant qu'il a fait au Kenya à la recherche de ses autres racines, en passant par son travail d'animateur social dans la banlieue sud, pauvre, noire de Chicago. S'il est président des US, (et si un fou de Républicain ne le tue pas), ce sera encore plus intéressant.
- J'ai également supprimé le lien vers le blog Secret Défense. Ce M Merchet, spécialiste de tout ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel, a supprimé la possibilité de commentaires sur son site. Sans doute une contamination de l'esprit militaire le plus borné sur un journaliste spécialisé dans la Défense. Le résultat est que ce blog n'a plus d'intérêt, aucun. Pourtant, ces commentaires, malgré des écarts, donnaient une très bonne représentation de l'état d'esprit de nos militaires. Ça n'a pas plu chez nos badernes supérieures, tant pis pour elles.
- J'ai découvert un site extraordinaire Dimensions . Je vous laisse découvrir ces 9 petits films passionnants et tout public. Quelles merveilles que ces animations!
- J'ai lu un livre remarquable : "les rêves de mon père", par Barak Obama. Il s'agit du récit autobiographique de ses premières années, de la découverte de sa "négritude" à Hawaï au voyage étonnant qu'il a fait au Kenya à la recherche de ses autres racines, en passant par son travail d'animateur social dans la banlieue sud, pauvre, noire de Chicago. S'il est président des US, (et si un fou de Républicain ne le tue pas), ce sera encore plus intéressant.
mardi 16 septembre 2008
Ségolène Palin
Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé des américains. Pourtant l'actualité est assez rigolote.
M McCain a choisi Sarah Palin comme VP. Inconnue il y a 15 jours, elle a fait un tel tabac que la côte des républicains remonte. Elle est d'une connitude qui m'en rappelle une autre, mais chez eux, c'est un plus. Elle chasse l'ours et le caribou, et soutient la NRA, et pas qu'un peu.
Elle est maman d'un bébé de 3 mois, trisomique, ce qui est triste mais malheureusement prévisible à 44 ans. Mais sa fille Bristol de 17 ans (où vont-ils chercher ces prénoms?) ne prend pas encore ce risque : elle a déjà vu le gros méchant loup, et est déjà enceinte.
Ça encore, vous me direz, c'est pipeule, et je n'en ai rien à faire. Certes. Comme beaucoup d'américains, elle n'avait pas de passeport jusqu'à l'an dernier. Elle croit dur comme fer à l'intelligent design, et que les dinosaures ont été détruits il y a 4000 ans par le déluge.
Ce qui est encore plus drôle, c'est qu'elle risque d'être élue, et aura donc une chance non négligeable de devenir POTUS (President Of The United States). M Palin sera FROTUS (First Rogue ...). J'hallucine totalement : elle est bête à manger du foin, et pourtant...
Pendant ce temps-là, le pauvre Bush gère les affaires courantes. Libéral convaincu, il nationalise Freddy et Fanny -pour seulement 200 $bn. Parti comme il était, je me disais que ça avait un air de 1981, quand Mitterrand nationalisait toutes les banques. Finalement, il jette l'éponge et laisse crever Lehmann Frères, Merryl Lynch et AIG! Et attendant la suite...
Vous ne vous rendez peut-être pas compte, mais c'est plus important que la fermeture d'un bureau de poste ou d'un shoppy dans un village perdu du massif central! Des gens qui on fait des fortunes personnelles considérables, en milliards de $, mais surtout qui par leur position, et leurs 3 mots clés "Buy", "Keep", ou "Sell", ont ruiné des pans entiers de l'industrie, aux US, en Europe, en Asie. Les organisateurs de la mondialisation, faisant fabriquer moins cher en Chine, et laissant tout le peuple américain (et l'Etat lui-même) vivre à crédit.
M Obama veut plus de régulations, mais M McCain veut moins de règlements, faisant appel à la "responsabilité" des dirigeants de Wall Street. Ben voyons : il va être élu.
M Bush prépare la guerre en Irak. C'est sûrement parce qu'il veut la paix. De toutes façons les américains (du moins les 30% qui votent), se prononceront en fonction des promesses de suppression d'impôts, de liberté pédagogique en histoire naturelle et de l'interdiction de l'éducation sexuelle dans les lycées.
Ça me fait beaucoup rigoler! Je diffère en cela de mes compatriotes qui y sont indifférents, tout en disant qu'ils préfèreraient Obama.
On rigolera moins quand nous serons obligés, nous, de payer les pots cassés et le lait renversé de ces irresponsables. Sur lesquels nous nous alignons gentiment.
M McCain a choisi Sarah Palin comme VP. Inconnue il y a 15 jours, elle a fait un tel tabac que la côte des républicains remonte. Elle est d'une connitude qui m'en rappelle une autre, mais chez eux, c'est un plus. Elle chasse l'ours et le caribou, et soutient la NRA, et pas qu'un peu.
Elle est maman d'un bébé de 3 mois, trisomique, ce qui est triste mais malheureusement prévisible à 44 ans. Mais sa fille Bristol de 17 ans (où vont-ils chercher ces prénoms?) ne prend pas encore ce risque : elle a déjà vu le gros méchant loup, et est déjà enceinte.
Ça encore, vous me direz, c'est pipeule, et je n'en ai rien à faire. Certes. Comme beaucoup d'américains, elle n'avait pas de passeport jusqu'à l'an dernier. Elle croit dur comme fer à l'intelligent design, et que les dinosaures ont été détruits il y a 4000 ans par le déluge.
Ce qui est encore plus drôle, c'est qu'elle risque d'être élue, et aura donc une chance non négligeable de devenir POTUS (President Of The United States). M Palin sera FROTUS (First Rogue ...). J'hallucine totalement : elle est bête à manger du foin, et pourtant...
Pendant ce temps-là, le pauvre Bush gère les affaires courantes. Libéral convaincu, il nationalise Freddy et Fanny -pour seulement 200 $bn. Parti comme il était, je me disais que ça avait un air de 1981, quand Mitterrand nationalisait toutes les banques. Finalement, il jette l'éponge et laisse crever Lehmann Frères, Merryl Lynch et AIG! Et attendant la suite...
Vous ne vous rendez peut-être pas compte, mais c'est plus important que la fermeture d'un bureau de poste ou d'un shoppy dans un village perdu du massif central! Des gens qui on fait des fortunes personnelles considérables, en milliards de $, mais surtout qui par leur position, et leurs 3 mots clés "Buy", "Keep", ou "Sell", ont ruiné des pans entiers de l'industrie, aux US, en Europe, en Asie. Les organisateurs de la mondialisation, faisant fabriquer moins cher en Chine, et laissant tout le peuple américain (et l'Etat lui-même) vivre à crédit.
M Obama veut plus de régulations, mais M McCain veut moins de règlements, faisant appel à la "responsabilité" des dirigeants de Wall Street. Ben voyons : il va être élu.
M Bush prépare la guerre en Irak. C'est sûrement parce qu'il veut la paix. De toutes façons les américains (du moins les 30% qui votent), se prononceront en fonction des promesses de suppression d'impôts, de liberté pédagogique en histoire naturelle et de l'interdiction de l'éducation sexuelle dans les lycées.
Ça me fait beaucoup rigoler! Je diffère en cela de mes compatriotes qui y sont indifférents, tout en disant qu'ils préfèreraient Obama.
On rigolera moins quand nous serons obligés, nous, de payer les pots cassés et le lait renversé de ces irresponsables. Sur lesquels nous nous alignons gentiment.
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