J'ai pensé qu'un peu de clarté mallarméenne (comme un jus de chique) vous ferait du bien. Ce n'est pas vraiment de saison, quoiqu'un naufrage...?
À la nue accablante tu
Basse de basaltes et de laves
À même les échos esclaves
Par une trompe sans vertu
Quel sépulcral naufrage (tu
Le sais, écume, mais y baves)
Suprême une entre les épaves
Abolit le mât dévêtu
Ou cela que furibond faute
De quelque perdition haute
Tout l’abîme vain éployé
Dans le si blanc cheveu qui traîne
Avarement aura noyé
Le flanc enfant d’une sirène.
"A la nue ... tu" ? Si je vous dis : "Tu vient de taire", ne cherchez pas une faute d'orthographe, il n'y en a pas. En revanche on dira : " tu vas te taire!"
La suite du jeu consiste à trouver le sujet, un verbe, éventuellement un complément ou une apposition. Pour faire plus simple, Mallarmé n'a pas mis de ponctuation.
En pratique, on peut y comprendre ce qu'on veut bien y apporter. On peut même le lire en commençant par la fin, ce qui ne change pas grand chose, sauf à vous interroger plus longuement sur le "flanc enfant d'une sirène".
Et demandez à Loïc Peyron ce qui se passe quand on n'arrive pas à couper rapidement les haubans d'un mât qui s'est cassé!
Allez, bonne chance!