vendredi 28 janvier 2011

Le jeu de Domino

Savez-vous jouer aux Dominos? On y joue aussi avec des morceaux de sucre : on les dispose en rang, on fait basculer le premier, et tous tombent en cascade... Les américains, de 46 aux années 80, accusaient les cocos moscoutaires d'y jouer.

C'est le principe selon lequel, quand un pays "tombe", il finit par entraîner son voisin dans sa chute. Donc, si on lâche la Corée, ils prendront le Vietnam, et si on ne se bat pas au Vietnam, ils finiront par arriver dans les faubourgs de Washington DC.

Actuellement, on vit la version "démocratique" du même processus de domino. La Tunisie "tombe", et ça se répand en Egypte, au Yémen, et on ne sait pas quand ça s'arrêtera. Peut-être même de Ben Ali à Sarkozy, en passant par Moubarak et Abdelazziz : c'est vraiment grave.

Certes la démocratie ouvre la porte à Coca-Cola (qui a déjà ses couleurs sur le drapeau tunisien), mais globalement, ça nuit aux affaires. Va-t-on rentrer dans nos frais, avec les valises de billets qu'on a déjà données à la soeur, au gendre, etc, pour avoir le droit de s'implanter chez eux? Qui va nous rembourser?

Au pire, on rendra les biens mal acquis aux Trésors tunisien ou égyptien, mais il parait douteux que les nouveaux dirigeants vont rembourser ceux qui se sont faits pigeonner par ceux d'avant. Cela va accentuer la crise, et on n'a pas besoin de ça en ce moment. C'est dire à quel point les révolutions qui ne font pas un 360° parfait sont dangereuses.

Evidemment, les bien-pensants critiquent MAM, dite Mamounia, sans réfléchir plus loin que leur nez. Elle n'a qu'une démarche altruiste, un geste de pure amitié, parce que la compétence reconnue de nos forces de police est bien nécessaire chez nous et que s'en priver est un réel sacrifice. Gardarem nois CRS!

Et puis, si l'Egypte tombe, c'est terrible pour Israël (la seule "dictature démocratique" du monde!) : ils ont une frontière commune. Donc les US ne laisseront pas faire. Et on les aidera, car nous sommes leurs meilleurs amis, et les amis de nos amis sont nos amis. Remarquez qu'en 1914, le même processus a conduit au collapse général.

Le jeu de domino est donc réellement dangereux. Alerte!

jeudi 27 janvier 2011

Les bébés, ça suffit!

Alors, comme ça, les françaises font 2,1 bébés (en moyenne), nous mettant en tête du taux de fécondité en Europe. Résultat, on est déjà 65 millions, alors qu'on s'en contentait d'une vingtaine aux temps glorieux de Louis XIV, ce qui prouve que la quantité ne fait rien à l'affaire.

Il est temps que ça cesse. En effet, notre pays est en faillite (comme le disait déjà Fillon en 2007, quand le Président faisait danser l'anse du panier). On ferme les maternités, ce n'est pas pour les rouvrir, et les contrevenantes n'auront qu'à accoucher chez elle, dans la baignoire ou dans leur garage;

Ensuite, pensez-y, car gouverner c'est prévoir, il ne faudra pas vous plaindre si il n'y a pas de places en crèche ou en maternelle. Et on ne veut pas en construire, d'abord parce que les veaux sous la mère, c'est ce qu'il y a de mieux, ensuite, parce que ça coûte. Qui va payer encore des fonctionnaires, dont on sait par ailleurs qu'ils sont déjà beaucoup trop nombreux?

On veut un gosse, parce que c'est mimi, trop "cute", etc, et on ne réfléchit pas aux conséquences. Et il n'y a pas que les crèches et les maternelles, il y a le primaire, le collège, le lycée, l'université, l'ANPE, etc. Et à chaque fois, il faut que le contribuable paie, et le contribuable en a marre de payer, d'autant plus que ceux qui ont des gosses paient moins d’impôts à cause de la niche fiscale des parts (qui sera sûrement bientôt supprimée, j'espère). Et puis, ça fait des bronchiolites et des otites, et allez donc la Sécu-bonne poire pour payer pédiatres et kinés! Ça veut aussi faire du sport, et il faut construire des stades et des piscines. C'est comme l'environnement, ça commence à bien faire tout ça...

Et puis, les gosses, ça gène. Ca pime dans le métro et, comme je vous le disais hier, ça n'a rien à faire dans les bus avec leurs poussettes encombrantes.

Les arguments natalistes sont d'une affligeante banalité. Le plus bête est que nos enfants paieront nos retraites : c'est facile de le démonter en expliquant que les chômeurs ne paient pas de cotisations, et que, même s'ils travaillent, ils ne suffisent pas à rembourser ce qu'ils ont coûté pour leur éducation, sans compter qu'un sur deux va partir faire fortune à l'étranger. De plus, le budget n'arrive pas à finir le mois en cours, alors des recettes à venir dans 30 ans, vous pensez si on s'en fiche.

Les pauvres allemands, qui ne font pas de gosses, sont envahis par les Turcs, tandis que nous, grâce à notre natalité, on est épargnés? La bonne blague!

La seule solution est donc de rendre l'avortement obligatoire. CQFD!

mercredi 26 janvier 2011

"Quand chacun fait ses propres règles, tout se dérègle"

"Quand chacun fait ses propres règles, tout se dérègle", c'est la belle phrase qu'on voit dans tous les bus parisiens. J'en suis indigné.

La RATP continue ses campagnes de formation à la civilité ordinaire et à sa politique de "Revenue  Assurance", du genre "je monte, je composte", ou "si vous avez une conversation personnelle ici, elle ne sera plus personnelle".

On voit bien l'équipe de communicants quinquagénaires (30 ans de RATP...) et de sociologues barbus à lunette, qui pond chaque mois de nouveaux slogans à destination des sauvageons. " Deux poussettes, ça va, trois, faut pas pousser!" : celle-là est particulièrement bête, car généralement la dame qui essaie d'entrer dans le bus avec sa poussette ne voit pas qu'il y en a déjà 2, et si elle attend le suivant parce que celui-ci est plein, elle n'arrivera jamais. Ces sociologues ont-ils déjà pris le bus comme tout le monde? Notamment aux heures de pointe?

Ce qui passe les bornes, non de la connerie (on ne compte plus les records), mais de la propagande idéologique, c'est cette phrase : "Quand chacun fait ses propres règles, tout se dérègle". Ça pourrait faire un sujet du bac philo, et tout candidat qui essaierait de la justifier aurait un zéro pointé.

Au premier degré, on comprend ce qu'ils ont voulu dire : "si chacun fait ce qu'il veut, c'est le bordel". Et ils ont changé le style pour ne pas choquer les habituées du 82 (Neuilly-Montparnasse), la ligne qui permet aux dames en vison d'aller de Neuilly au Bon-Marché quand leur chauffeur est en congé. Et ce qu'ils essaient de nous faire comprendre : "Faut appliquer le règlement!".

Si donc, on ne doit pas faire ses propres règles, qui donc les fait pour nous? C'est là qu'on dérape dans le fascisme ordinaire qui nous sert de politique intérieure. La direction de la RATP fait mes propres règles? Bientôt ce sera la Police... Du reste, c'est bien l'intention de son ministre.

Pour que des règles soient établies et appliquées, il faut qu'elles soient collectivement élaborées et démocratiquement contrôlées. C'est la théorie normalement en démocratie. Mais quand ce pouvoir de "réglementer" passe aux technocrates, alors c'est un devoir d'en souligner les absurdités , et de le dérégler. Je le fais chaque fois que je peux. Faites comme moi.

Demandez par exemple au chauffeur de bus (en réponse à son agressif "bonjour!") si vous avez le droit de lire le journal dans son bus. Quand il prend son air ahuri, vous lui dites : "ben oui, quand chacun fait ses propres règles, tout se dérègle, alors je vous demande quelle est la règle!".

C'est insidieux, c'est pervers, mais c'est le début d'une tentative de conditionnement, qui évidemment ne marchera pas. C'est le même argument qu'on utilisait autrefois "sous Mussolini, les trains arrivaient à l'heure", sans dire que même en démocratie, les trains allemands arrivent aussi à l'heure (et ils ne vont plus à Auschwitz).

"Quand je monte dans le bus, je me dirige vers le fond"  : quand le bus est bondé, c'est impossible. "Quand on s’arrête entre 2 arrêts, rien n'avance" : Mémée avec sa canne n'a qu'à se débrouiller toute seule.

La seule façon pour la RATP de renverser son image, et de faire du transport urbain un lieu de civilité, elle a d'abord une simple priorité : montrer son respect envers ses clients en, améliorant le service, notamment en multipliant son offre. "Quand un bus est bondé, la RATP double les fréquences de passage" : voila ce qu'on attend d'elle. Point barre.

PS : quand un bus est bondé, personne ne composte un billet. Quand il est presque vide, alors vous êtes presque sûr d'être contrôlé, et dans ces cas, tout le monde est en règle. C'est tellement plus facile! Parce que la RATP fait aussi ses propres règles pour elle-même, comme ça l'arrange.

vendredi 21 janvier 2011

Il est interdit

Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser. Il est interdit de ne pas voter pour Sarkozy.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser. Il est interdit de ne pas voter pour Sarkozy. Il est interdit de ne pas aimer les intégristes, tous les intégristes.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser. Il est interdit de ne pas voter pour Sarkozy. Il est interdit de ne pas aimer les intégristes, tous les intégristes. Il est interdit  de ne pas désigner de boucs-émissaires.

Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser. Il est interdit de ne pas voter pour Sarkozy.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser. Il est interdit de ne pas voter pour Sarkozy. Il est interdit de respirer.
Il est interdit de boycotter les produits d'Israël, même ceux qui viennent des colonies occupées. Il est interdit de lire Céline. Il est interdit de critiquer les points précédents. Il est interdit de penser. Il est interdit de ne pas voter pour Sarkozy. Il est interdit de respirer. Il est interdit de vivre.
C'est dangereux...