mardi 29 mars 2011

Faut-il avoir confiance dans le nucléaire?

Depuis que la la terre a tremblé au Japon, et qu'il s'en est suivi un certain nombre d'effets physiques ayant entraîné la ruine des centrales de Fukushima, un débat tente de s'amorcer sur le thème : faut-il avoir confiance dans le nucléaire?

Le débat est en réalité déjà arbitré par le mec qui nous sert de président : certes, on fermera peut-être quelques centrales obsolètes, ce qui était déjà prévu, mais on construira des EPR, chez nous, et chez tous nos copains. Du reste le traître qui nous sert de ministre de l'Industrie l'a confirmé : par quoi remplacerait-on l'énergie nucléaire, je vous le demande? Elle n'est pas chère, même si les prix pour les consommateurs vont augmenter sérieusement.

Je veux protester vigoureusement contre ce débat, parce qu'il est trop mal posé.
Il est tout aussi grotesque que le débat sur l'Islam, rebaptisé, si je puis dire, par débat sur la laïcité, et qui n'a d'autre objet que de faire reluire l'UMP aux yeux éclairés de l'électorat frontiste. Croyant avoir épuisé les ressources de l'intelligence, ils essaient celles de la connerie, et ainsi on ne pourra pas les accuser de ne pas avoir tout tenté...

Il faudra aussi finir la guerre en Lybie, si possible après la perte de quelques Rafale : M Dassault, sénateur ex-maire, sera ravi d'en construire d'autres. Et puis, ce n'est pas la peine d'être chef des armées pour ne pas s'en servir, comme disait G Walker Bush.

Quelle est la bonne question à se poser à propos du nucléaire? Celle-ci : peut-on faire confiance à nos gouvernants pour gérer en toute sérénité une industrie nucléaire? La réponse est évidemment négative, et le débat sur le nucléaire ne pourra avoir lieu que lorsque cette confiance aura été rétablie.

Les politiques ont déjà tranché, je l'ai dit, et après tout leur horizon ne dépasse pas celui de la prochaine échéance électorale. Même s'ils arrêtaient le nucléaire, les écolos ne voteraient pas pour autant UMP, et donc cela ne sert à rien. D'un autre côté, il faut soutenir l'emploi et l'industrie, circulez, il n'y a rien à voir.

On commence à dire que TEPCO, le 4ème mondial de l'électricité, a mené le gouvernement japonais et l'opinion publique en bateau. Et vous auriez confiance en EDF? EDF privatisée et confiée à M Proglio, qui a fait sa carrière à la Générale des Eaux, où il est devenu expert de la gestion des déchets (les ordures et les eaux sales, pas les nucléaires), jusqu'à devenir PDG de Véolia Environnement. Grâce à ses amitiés chiraquiennes et sarkozystes, il est nommé PDG de EDF, et annonce qu'il a "vocation à coordonner la filière nucléaire française", se fâchant ainsi avec Anne Lauvergon, la patronne d'Aréva.

AREVA? Notre champion du nucléaire, qui peine à mettre au point ses 4 prototypes d'EPR (le béton est fourni par Bougues, pour info) : après tout ils défendent leur boulot, je ne peux leur en vouloir, mais pas question de s'en remettre à eux. Et puis Anne Lauvergeon a réussi à sauver sa tête auprès de Sarkozy, et je n'imagine pas pas que ce soit sans concession de sa part.

Autre problème : les militaires. Comme les "déchets" nucléaires servent aussi à fabriquer les bombes, -au point que nos réacteurs n'utilisent pas toutes leurs possibilités, on les arrête avant la fin du cycle, au moment où les déchets sont les plus intéressants pour eux-, tout le domaine est dominé par un encombrant "secret défense". Toute l'information est triée, filtrée, expurgée. Allez débattre contre eux, mauvais français!

Les autorités indépendantes? Depuis les gros mensonges de M Pierre Pellerin, directeur du SCPRI au moment de Tchernobyl en 1986, on n'y croit pas. L'autorité de Sûreté Nucléaire? Allons donc : de toutes façons, on a appris aussi que TEPCO truandait les rapports sur les incidents, et communiquait de fausse valeur. Le CRIIRAD? Au mieux, ils nous alerteront quand ça sera trop tard.

Alors commençons par le début : nettoyer le secteur de tout conflit d'intérêt!

lundi 28 mars 2011

Redon Odilon

Si vous allez voir l'exposition Odilon Redon au Grand Palais, vous ne manquerez pas de vous poser des questions sur la santé mentale de ce peintre originaire de Bordeaux.

Bertrand Redon, dit Odilon Redon, est né en 1840,  a vécu sa jeunesse à Peyrelebade, près de Listrac. Épileptique, il sera voué à la Sainte-Vierge de Verdelais (près du vignoble). Tout s'explique.

"Monté sur" Paris, élève de Delacroix et de Gérôme, il rompt avec toutes les écoles pour inventer son style personnel : du noir, des "noirs", fusain ou litho qu'importe pourvu que ce soit noir.

Et son inspiration est purement onirique, fantastique, inquiétante. Baudelaire et Edgar Poe l'inspirent, comme plus tard la Tentation de saint Antoine, de Flaubert, autant de prétextes pour nous faire un oeil exorbité déguisé en montgolfière, élevant une petite tête informe, ou bien des anges déchus aux ailes noires (évidemment), ou bien des Pégase qui n'arrivent pas à décoller. Et cette tête négroïde, plantée dans un pot de fleurs, couverte d'épines, et gentiment intitulée "plante grasse".

Il l'a dit lui-même : "Tout se crée par la soumission docile à la venue de l'inconscient". Autrement, ce n'est pas la peine de fouiller plus loin.

Vous pourrez en voir là.

Plus tard, très tard, il a enfin osé la couleur. Mais c'est beaucoup mieux! Il pouvait le faire. Peut-être était-il guéri. Des beaux portraits et d'étonnants bouquets de fleurs, parfois japonisants.

Mais il reste onirique, plutôt tendance symbolisme, ce qui nous donne des contrastes de couleur , vert et rouge, bleu et jaune, tout-à-fait caractéristiques. Mais hélas, mon préféré n'est pas à l'expo : cette tête de Christ au serpent :


Il est mort fort bourgeoisement en 1916 à Paris, nous laissant des noirs, des yeux, des araignées, des monstres et des fleurs pour nous faire peur très longtemps...

mercredi 23 mars 2011

Ohé? Les Bretons?

J'espère vivement que mon appel sera entendu, comme celui de De Gaulle en 40 à l'Ile de Sein.

Vous aurez la chance d'être les premiers à recevoir le nuage radioactif, et on compte sur vous pour nous en avertir.

C'est assez facile à voir : l'iode 131 a 53 protons et 78 neutrons, et le césium 137 a 55 protons et 82 neutrons.  Le césium sera plus facile à voir, car il a une durée moyenne de vie de 30 ans, alors que l'iode n'en a une que de 8 jours : il y en a déjà 2 fois moins que lors de son départ du pays du soleil levant.

Il est inutile de prendre des cachets d'iode (pour le moment), mais je voudrais insister sur le fait qu'il ne faut pas non plus boire de la bétadine.

Le gouvernement campe sur la position "ni-ni" : ni iode ni césium, mais évidemment on les croit autant qu'au moment de Tchernobyl. Pour mémoire, le gouvernement qui nous a protégés alors était dirigé par Jacques Chirac.

Merci pour tout.

lundi 21 mars 2011

Bonjour mademoiselle!

Ben oui, c'est le printemps, le 21 mars, l'équinoxe, le point Gamma...

Voyez la nouvelle ardeur de notre Président. Il a conduit sa première guerre, au moins 8 heures avant que les américains reprennent le commandement. Ah ces enfants!

Une guerre la veille d'une élection, ça me rappelle la grotte d'Ouvéa. Mais, comme en 88, ça n'a pas suffit. Maintenant, la Marine est sur tous les Fronts. (Merci à Bruno-H Léon).

Tout joyeux, vous n'avez pas une pensée pour Louis-Antoine de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, fusillé non pour ce qu'il a fait mais pour ce qu'il était, au mépris des droits de l'Homme et du Citoyen. Pire qu'un crime, une faute! Vous devriez méditer son destin...

« Quand au printemps la lune est claire, peu de noix espère. Si la lune est trouble, la noix redouble. » 

dimanche 20 mars 2011

Septembre 2011

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant.

Cette nuit, 19 mars 2001, je compris enfin ce qui s'est passé en septembre 2011.

Rentrant de vacances, heureuses selon le Figaro, studieuses selon son entourage, le Président de la République convoqua le Premier Ministre.

-- "Qu'est-ce qu'il me veut encore?", demanda Fillon à sa fidèle Valérie.
-- "Je n'en sais rien, je vais essayer d'aller aux nouvelles auprès de Brigitte".
Brigitte ne put rien lui dire de plus, sinon que Nicolas avait prévenu que ça risquait d'être long.
-- Tant pis, soupira François, j'ai une inauguration ce soir à La Flèche, réserve-moi l'avion...

Le chauffeur avait la consigne, il fallait entrer par la porte de derrière, la grille du Coq. Ce qui voulait dire entretien confidentiel. Sans journalistes à la sortie.

-- Comment tu vas, François? Fais pas c'tête-là, j'veux juste causer un peu avec toi, parler de l'av'nir. Tu vois, c't-été j'ai réfléchi. Un peu avec Claude et Brice, beaucoup avec Carla. Tu sais qu'elle est chouette ma femme?
Bon, il faut que je m'en fasse une raison : les sondages sont zéro, la fille Le Pen continue à monter. Nos opérations du printemps ont pas porté, même la guerre en Lybie.
-- Pourtant, Nicolas, le surnom que t'a donné le Canard, Sarkion l'Africain, a beaucoup fait pour toi...
-- Ouais, mais ça va pas durer. Si DSK gagne les primaires du PS, alors c'est cuit pour moi, tout le monde sait que je serai éliminé pour le 2ème tour... Rien à faire!
--Alors?...
--Alors, j'ai pris ma décision, je m'présente pas!

--Mais enfin Nicolas! Tu es notre candidat naturel! L'UMP te soutient à fond... Tu peux avoir confiance en Copé, et moi-même...
-- Arrête, François, t'as pas compris. C'que j'dis, c'est que j'ai un plan à 3 bandes, y va t'plaire. D'abord, pas un mot, c'est entre toi et moi. Mais tu te prépares, c'est le premier acte. Tu te montres, tu fais des discours, et plus on te voit, plus tu fais des discours programme : il faut continuer les réformes, réduire la dette, l'insécurité. Mettre de l'ordre, enfin tu vois c'que j'veux dire. Tu fais ça très bien, t'as l'air sérieux. Et je te filerai des pompes. Pendant c'temps, moi j'm'écrase. Moins de déplacement, pas de conf de presse, pas de discours à la TV...
-- Tu crois que tu y arriveras? Il faut que tu maintiennes ta présence à l'International...
--T'inquiète pas, j'ai le G20. On dira que je suis occupé à réfléchir à ma candidature. Non, t'inquiète pas.
Bon, fin décembre, juste avant les vacances de Noël, on passe à la deuxième phase. On fait du teasing, et je ferai une annonce hyper-médiatisée, pour dire si je suis candidat ou pas. Y'aura tellement de buzz qu'on entendra plus les socialos. Et là, je dis, tiens-toi bien, je dis que je m'représente pas,  et que je choisis comme candidat naturel de la majorité... toi!
-- ... Nicolas, mais ce n'est pas possible! Pourquoi moi? Et puis, il y aura Juppé, Villepin, Copé...
-- T'inquiète pas, c'est prévu. Pendant les vacances de Noël, tu prends l'UMP à la hussarde, comme moi et Chirac on l'a fait. Brice t'aidera. Juppé, il aura les jambes coupées ; Villepin, il pourra pas s'maintenir : tu auras tous les sondages pour toi ; et Copé, on lui dira de s'écraser, sinon il sera même plus député.
-- Enfin, Nicolas, il faut que j'y réfléchisse... Tu sais que je n'y avais jamais pensé, c'est une surprise..;
-- Oui, mais si tu regardes bien les choses, c'est la seule façon d'empêcher un duel Marine-DSK au 2éme tour, et de garder l'Elysée et la Chambre à droite. C'est tout vu. Et puis, je rends la Lanterne au Premier Ministre : tu y seras bien pour te reposer pendant la campagne, qui va quand même être dure...

François resta un moment à méditer. Il se leva, et marcha dans le bureau en suivant des yeux les dessins du tapis. Finalement, il se redressa et prit une forte inspiration :
- OK, Nicolas, je marche. Je te remercie de ta confiance. J'espère être digne de ces fonctions. Pendant la campagne, je dirai que je continuerai ton action, que tu es un exemple pour des décennies. Je vais me préparer à tout ça..
-- Ouais, consacre toi d'abord aux 2 premières étapes, car je t'l'ai dit, il y a la troisième phase..
-- Ah oui, tu m'avais parlé de coup à 3 bandes. Alors, ensuite?
-- Ben après c'est facile, François. Tu dis que tu appliques la Constitution, t'as pas de problème avec ça? Article 20 : "le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation". Tu vois?
--Non...
--Ben, c'est évident! Tu m'nommes Premier Ministre! Mais tu le dis pas d'avance..
--... Ah?...
-- Premier ministre et membre du Conseil Constitutionnel, ça aura de la gueule! Regarde Poutine et Medvedev, y z'ont fait ça, et ça marche! En fait, je voulais l'faire en 2017, mais avec tous ces cons d'UMP qui votent FN, on va l'faire maintenant. Quitte à l'refaire encore en 2017.
Pas un mot à Pénélope, hein?

samedi 19 mars 2011

Longtemps je suis allé...

Longtemps je suis allé au Salon du Livre de bonne heure. La passion me l'inspire autant que la raison : le calme et la tranquillité dans la plus grande librairie de Paris.

Aujourd'hui, j'y suis allé à l'heure de pointe, un samedi. 3 queues de 200 mètres pour entrer, en zigzags très fractals, que j'ai doublées sans complexe : les portes poussées, on s'aperçoit qu'il y a 10 caisses ouvertes, dont 7 n'ont que 4 mètres d'attente. C'est très plouc de faire la queue aux caisses, car normalement on se débrouille pour avoir des billets VIP, au pire des gratuits. Ce moment de honte est vite passé, d'autant plus que j'ai eu le ticket offert au titre des Bibliothèques de la Ville de Paris...

J'ai pu enfin assister à cet exploit mythique, dont je n'avais fait qu'entendre parler : les séances de dédicaces. Je ne vous parle pas des pathétiques auteurs de "PubliBook", version moderne de "la Pensée Universelle", autrement dit, les éditions à compte d'auteur. Un jeune Gabonnais vantait sa biographie de 338 pages et me résumait sa philosophie : si l'Afrique en est là, c'est que De Gaulle a largué les colonies comme de vieilles chaussettes, y compris l'Algérie, et que sans l'argent et le "savoir-faire" des Français, plus rien ne marche. Ah, mon bon monsieur...

Non, les "grands auteurs" des "grands éditeurs". Marc Lévy! Cabu! Jacques Chancel! Serge Moatti! En vrai, comme à la TV. Et j'ai raté Rocard (Si ça l'amuse de venir signer...) et bien d'autres. Tous entourés d'une foule compact prête à en découdre. Le stand Dargaud frôlait l'émeute, tous les gamins brandissant des BD à faire signer.

Michel Serres tenait conférence sur "la Musique", tout simplement lumineux et passionnant. Mais difficile à écouter dans le bruit et derrière le rempart des dos.

Et le clou : émission en direct de France Culture, une conférence du philosophe Raphaël Enthoven en personne! Oh le beau mec! Je me disais : je vois l'homme qui a b... la femme qui a b... l'homme qui nous a tous b...s! Ceci pensé, je ne suis pas resté... A propos de philosophe beau mec, il n'y a avait pas BHL, trop fatigué sans doute de ses passages à la TV, ou occupé à des choses avec l'ambassadeur d'Israël (car Benghasi n'a rien à voir avec Gaza).

Les plus beaux stands sont ceux des "grands" éditeurs : ils peuvent. Mais aussi celles des Conseils Régionaux, autour de leurs éditeurs locaux : ils doivent pouvoir. Certains valent le déplacement, mais j'ai fait un détour quand j'ai aperçu celui du CG de la Vendée. En fait, j'ai quand même jeté un oeil : des bio de la Duchesse de Berry, des Mémoires de "Bleus", etc.

Une exception : le stand des écrivains haïtiens, fortement subventionné je suppose, mais très beau, bien fourni, avec des conférences non stop.

Pas de stand du Mexique. Dommage.

L'ennui est qu'on en revient chargé des livres qu'on a achetés et des regrets pour ceux qu'on n'a pas achetés. C'est lourd, tout ça... Je reviendrai!

lundi 14 mars 2011

Faces de Carême

Les temps sont vraiment curieux.
Vous avez sans doute reçu comme moi ce spam (pourriel) d'une association tout ce qu'il y a de "bien pensant", avec un beau gars souriant genre Boris Boillon habillé casual chic, et me promettant "un Carême de Merveilles", affirmant "Marre des Carêmes Rabat-Joie!"
Comment faire? C'est très simple : leur envoyer un chèque, et j'aurais droit à une déduction fiscale, etc. Il n'est pas question d'éventuelles remises de peine de purgatoire, mais cela va sans dire : entre gens sérieux, on ne parle pas de cela.

Voila bien l'air du temps. Le fric nous sauvera, mais la politique nous tuera. Vous prenez un fidèle paroissien :  il regarde la TV, et il a des envies de meurtre ; vous prenez un honnête citoyen, il a envie de passer dans la clandestinité pour poser des bombes.

Au Puy-en Velay (où il faut aller chercher ses lentilles), voila M Le Président qui prend un air de chanoine pour nous parler du "manteau de nos cathédrales", tandis que le bedeau local, Laurent Wauquier, fait une lourde allusion aux origines douteuses (d'un point de vue carolingien) de M Strauss-Kahn. Et il ose dire cela devant un "français" de fraîche date, dont le père était hongrois, et la mère turque...

Jeudi, le même Président reçoit les insurgés libyens, les reconnait, leur envoie un ambassadeur, et promet l'appui militaire. Et il fait ça tout seul, sur l'avis de M Bernard HL, à la grande surprise de M Juppé, ministre en charge, et la veille du jour où les Européens devaient en discuter. Kadhafi le menace de révéler "un grand secret" (genre "qui est le père du gosse Dati", ou "comment Sarko a réussi à s'offrir son appartement de Neuilly, -parce qu'il le vaut bien?"). Le lendemain, on ne parle plus de frappes aériennes, et on ne saura pas le grand secret.

Heureusement, il y a eu le séisme japonais : toutes ces turpitudes sont passées à la trappe de l'actualité. Le traître Besson nous a rassurés : nous ne serons pas "impactés". Je le crois, enfin presque.

Mais moi, je n'oublierai pas. Ils m'ont fait monter dans le coeur la haine pour ces apprentis sorciers qui font le lit de la Marine et créent les conditions d'une guerre civile qu'ils appellent de leurs voeux ; pour le Cardinal Guéant qui ne rêve que de ficher et vidéosurveiller toute la population, de réprimer sans fin, sans finalité autre que de remplir les prisons, un rêve de flic qu'on n'avait pas connu depuis Vichy ; pour ce minable inculte qui croit qu'il a sauvé la Géorgie mais qui déclenche la guerre avec le Mexique, qui ne comprend rien à rien aux révolutions arabes, qui veut entraîner, comme Néron, tout le pays dans sa défaite annoncée.

La haine au coeur et des envies de meurtre, en plein Carême! Ils ont réussi à transformer les agneaux en loups! Voila leur oeuvre diabolique!
Ce n'est pas grave, je ferai un chèque...