Sa fin a été édifiante.
Il demande aux cardinaux de la Curie, de sa voix devenue faible, de faire venir, à ses côtés, un médecin et un avocat.
Les cardinaux sont choqués. Un médecin? Mais vous avez le votre, qui vous est tout dévoué. Un avocat? Votre héritage est spirituel, et un avocat n'a pas sa place ici en ce moment ultime...
Le Pape insiste, et dans un souffle dit : "Je veux vivre ma mort comme Jésus....entre 2 voleurs!"
Celui qui m'a raconté cette histoire en me faisant promettre de la publier sur ce blog, se reconnaîtra. Qu'il en soit remercié.
De la curiosité ... Avant toute chose.... Sur des sujets divers... Sans oublier des coups de gueule, Et des provocations! De l'humour, toujours. Du premier degré, jamais!
lundi 18 août 2008
jeudi 14 août 2008
Ah les vacances!
C'est génial, on est au mois d'août, et il y a les Jeux Olympiques.
Pendant qu'on attend au petit matin une nouvelle médaille tricolore, en pêche à la ligne ou en n'importe quoi, on apprend que les Chinois ont bidonné les images de l'ouverture des jeux : c'est une SSII qui a fabriqué les feux d'artifice qu'on a vus! Avec effet de brume, mouvement de l'hélicoptère, du vrai Pixar.. Quand je vous disais qu'ils étaient bons, ces chinois.
La trêve olympique, c'est Poutine qui la fait. Odieusement agressée, la Russie a dû se défendre : c'est ce qu'il ressort des infos qu'on reçoit. Heureusement, grâce à notre Daladier National, intrépide petit télégraphiste entre Moscou et Tblissi, la paix est revenue : la paix Russe, aux conditions russes, sous contrôle de la Russie. Poutine "Grozny" a vaincu le petit Saakachvili. Qu'on se le dise, à Kiev, à Vilnius, Tallin, Riga, et Chisinau!
Mais, ce n'est pas tout ça : le pétrole baisse (un peu), l'inflation recule. C'est aussitôt annoncé par ce qui nous sert "d'information" comme une grande victoire du pouvoir d'achat! C'est un peu osé comme argument, mais, comme disait le regretté Goebbels, plus c'est gros, mieux ça passe.
Et pour vous distraire de ces nouvelles plus ou moins bonnes, je vous raconte cette anecdote vécue dans un magasin d'autoroute :
Toilettes côté messieurs, tous très occupés sur la partie droite, car c'était bondé. Une dame, fière sur elle, espadrilles à talon compensé et à la mode, pantalon corsaire, fines lunettes dorées, cheveux courts, genre dame de la Poste ou chef caissière chez Prisu, entre chez les messieurs, s'avance de 2 pas.
"Patrick! Patriiiiick! Paaaatriiiiiiick!"
Silence... Elle ressort, dépitée.
Alors une voix sourde, exprimant toute la misère du monde et l'absolu du désespoir, sort d'une cabine à gauche : "Ah, c'est pas vrai! C'est pas vrai! On peut même pas ch... tranquille..."
Pendant qu'on attend au petit matin une nouvelle médaille tricolore, en pêche à la ligne ou en n'importe quoi, on apprend que les Chinois ont bidonné les images de l'ouverture des jeux : c'est une SSII qui a fabriqué les feux d'artifice qu'on a vus! Avec effet de brume, mouvement de l'hélicoptère, du vrai Pixar.. Quand je vous disais qu'ils étaient bons, ces chinois.
La trêve olympique, c'est Poutine qui la fait. Odieusement agressée, la Russie a dû se défendre : c'est ce qu'il ressort des infos qu'on reçoit. Heureusement, grâce à notre Daladier National, intrépide petit télégraphiste entre Moscou et Tblissi, la paix est revenue : la paix Russe, aux conditions russes, sous contrôle de la Russie. Poutine "Grozny" a vaincu le petit Saakachvili. Qu'on se le dise, à Kiev, à Vilnius, Tallin, Riga, et Chisinau!
Mais, ce n'est pas tout ça : le pétrole baisse (un peu), l'inflation recule. C'est aussitôt annoncé par ce qui nous sert "d'information" comme une grande victoire du pouvoir d'achat! C'est un peu osé comme argument, mais, comme disait le regretté Goebbels, plus c'est gros, mieux ça passe.
Et pour vous distraire de ces nouvelles plus ou moins bonnes, je vous raconte cette anecdote vécue dans un magasin d'autoroute :
Toilettes côté messieurs, tous très occupés sur la partie droite, car c'était bondé. Une dame, fière sur elle, espadrilles à talon compensé et à la mode, pantalon corsaire, fines lunettes dorées, cheveux courts, genre dame de la Poste ou chef caissière chez Prisu, entre chez les messieurs, s'avance de 2 pas.
"Patrick! Patriiiiick! Paaaatriiiiiiick!"
Silence... Elle ressort, dépitée.
Alors une voix sourde, exprimant toute la misère du monde et l'absolu du désespoir, sort d'une cabine à gauche : "Ah, c'est pas vrai! C'est pas vrai! On peut même pas ch... tranquille..."
mardi 12 août 2008
Scoop : Bush a voulu défendre la Géorgie!
Un aide de camp réveille Bush, et lui dit : la Russie en est en guerre avec la Géorgie!
Bush hurle : appelez le gouverneur! mobilisez la Garde Nationale!
L'aide de camp lui explique que ce n'est pas Georgia, mais la Géorgie des Carpathes.
il n'y avait pas lieu de "Marching through Georgia"...
Hurrah! Hurrah! we bring the jubilee!
Hurrah! Hurrah! the flag that makes you free!
So we sang the chorus from Atlanta to the sea
While we were marching through Georgia.
Bush se rendort.
Voila pourquoi les journalistes ont pu dire que les US avaient laissé tomber la Géorgie.
Pourtant la Géorgie a donné Staline au Monde. On ne saurait jamais la remercier assez. Mais elle flirtait un peu trop avec l'occident, l'OTAN, et l'UE. Ca méritait une fessée.
Kouchner et Sarkozy se sont précipités, pour avoir l'honneur de se faire ridiculiser au Kremlin : les buts de guerre atteints, Medvedev a reçu le "président de l'Europe" à déjeuner. J'espère que le caviar était bon, Sarko n'aura pas tout perdu.
Comme quoi, non seulement il faut lire "le Prince", mais il faut le comprendre. La gestion du Conseil général du 92, c'est un peu court.
Bush hurle : appelez le gouverneur! mobilisez la Garde Nationale!
L'aide de camp lui explique que ce n'est pas Georgia, mais la Géorgie des Carpathes.
il n'y avait pas lieu de "Marching through Georgia"...
Hurrah! Hurrah! we bring the jubilee!
Hurrah! Hurrah! the flag that makes you free!
So we sang the chorus from Atlanta to the sea
While we were marching through Georgia.
Bush se rendort.
Voila pourquoi les journalistes ont pu dire que les US avaient laissé tomber la Géorgie.
Pourtant la Géorgie a donné Staline au Monde. On ne saurait jamais la remercier assez. Mais elle flirtait un peu trop avec l'occident, l'OTAN, et l'UE. Ca méritait une fessée.
Kouchner et Sarkozy se sont précipités, pour avoir l'honneur de se faire ridiculiser au Kremlin : les buts de guerre atteints, Medvedev a reçu le "président de l'Europe" à déjeuner. J'espère que le caviar était bon, Sarko n'aura pas tout perdu.
Comme quoi, non seulement il faut lire "le Prince", mais il faut le comprendre. La gestion du Conseil général du 92, c'est un peu court.
vendredi 8 août 2008
8/8/8 à 8.08 pm, Pékin, cérémonie d'ouverture
Ben, c'était bien ce qu'ils ont fait, les chinois, pour leur fête d'ouverture.
Côté pipeule, c'était correct : Albert de Monac' avec Charlène (la suite dans Coins de Rue), le Princesse Anne et son palefrenier (le cheval n'a pas pu entrer), Felipe des Asturies avec sa señora, et bien d'autres.
Des chefs d'Etat à ne plus savoir où faire une révolution. Poutine (qui se prend pour le Président de la Russie, on s'en doutait) et son garde du corps. Karzoï. Bush et sa Laure, et avec ses jumelles (il avait enlevé les bouchons protecteurs); Et Lui! Avec Accoyer! Et avec le petit Louis "Bonne chance, mon papa". Pas de chance que c'était son WE de garde, il a été obligé de l'emmener, Cécilia aurait pu faire un effort.
Et des chinois partout! 91 000 dans le stade, au moins 15 000 pour le spectacle, près de 700 athlètes. Et sans compter ceux qui sont dans les coulisses...
Mais c'était très beau. Les tambours de cuivre (500?), les rameurs (1000?), les bonhommes qui s'allumaient (2000?), tout ça pour une belle rétrospective de la Chine quadrimillénaire. Ceci dit, rien sur Mao, la Longue Marche, la révolution Culturelle, le petit Livre Rouge, rien.
Le plus bluffant, après l'allumage de la flamme, a été "la machine à écrire en chinois". Imaginez un carré de cubes (1000?) frappé de caractères chinois, qui montaient et descendaient, formant des vagues, des ronds dans l'eau, puis des caractères signifiant "harmonie", etc. J'en étais à me demander comment ils avaient programmé les ordinateurs avec des formules de Cauchy, et les pompes pour faire marcher tout ça, quand brusquement, des petits chinois tout rigolards sortent de chaque boite! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple, et qu'on a à sa disposition plein de petits chinois rigolards?
Le défilé des délégations a été moins bien que celui du Voyage à Reims, de Rossini, mais plus long : 2 heures. Je ne sais comment ils ont pu trouver 204 petites chinoises monozygotes pour porter les pancartes, mais elles étaient vraiment pareilles. Ceux qui les ont draguées (les américains, je les ai vus) ne sont pas prêts de retrouver chacun sa chacune.
Les Grecs passent en premier : normal, une expérience millénaire nous a appris qu'il vaut mieux avoir les Grecs devant soi, plutôt que derrière. Ensuite, c'était par ordre alphabétique, en chinois! Autant dire au hasard, mais il a fallu quand même séparer les Corées, pour pas qu'ils se disputent. Poutine a eu un oeil mauvais pour les Géorgiens, un sourire carnassier sur la Bela-Rus, l'Ukraine, les Baltes, et tous les Troudukistans. Sarko a fait la gueule à l'Irlande. Bush a applaudi les Irakiens. Les Chinois ont été polis, sans plus, devant Taïwan. Les Qatari avaient la photo de leur Sheikh, en plus de leur drapeau. Les français avaient une dégaine à la Borsalino, mais les femmes semblaient enceintes, avec leur grosse ceinture rouge.
Ce qui est amusant, c'est que les athlètes prennent tous des photos d'une main, en téléphonant de l'autre. Même les chinois...
Et puis des feux d'artifice! En veux-tu, en voila! Ils arrivent à faire des ronds dans le ciel, des anneaux olympiques.
Je ne veux pas critiquer bêtement, mais avec toute cette fumée, et la torchère de puits de pétrole qui leur sert de flamme olympique (ils ont dû construire un gazoduc rien que pour elle), ce n'est pas demain qu'ils vont régler leurs problèmes de pollution.
On ne va pas critiquer un quart de l'humanité, hein? mais quand on les voit, on se rend compte que ça fait beaucoup, beaucoup de chinois. Et moi? Et moi?
Belle victoire pour le Parti Communiste Chinois!
Côté pipeule, c'était correct : Albert de Monac' avec Charlène (la suite dans Coins de Rue), le Princesse Anne et son palefrenier (le cheval n'a pas pu entrer), Felipe des Asturies avec sa señora, et bien d'autres.
Des chefs d'Etat à ne plus savoir où faire une révolution. Poutine (qui se prend pour le Président de la Russie, on s'en doutait) et son garde du corps. Karzoï. Bush et sa Laure, et avec ses jumelles (il avait enlevé les bouchons protecteurs); Et Lui! Avec Accoyer! Et avec le petit Louis "Bonne chance, mon papa". Pas de chance que c'était son WE de garde, il a été obligé de l'emmener, Cécilia aurait pu faire un effort.
Et des chinois partout! 91 000 dans le stade, au moins 15 000 pour le spectacle, près de 700 athlètes. Et sans compter ceux qui sont dans les coulisses...
Mais c'était très beau. Les tambours de cuivre (500?), les rameurs (1000?), les bonhommes qui s'allumaient (2000?), tout ça pour une belle rétrospective de la Chine quadrimillénaire. Ceci dit, rien sur Mao, la Longue Marche, la révolution Culturelle, le petit Livre Rouge, rien.
Le plus bluffant, après l'allumage de la flamme, a été "la machine à écrire en chinois". Imaginez un carré de cubes (1000?) frappé de caractères chinois, qui montaient et descendaient, formant des vagues, des ronds dans l'eau, puis des caractères signifiant "harmonie", etc. J'en étais à me demander comment ils avaient programmé les ordinateurs avec des formules de Cauchy, et les pompes pour faire marcher tout ça, quand brusquement, des petits chinois tout rigolards sortent de chaque boite! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple, et qu'on a à sa disposition plein de petits chinois rigolards?
Le défilé des délégations a été moins bien que celui du Voyage à Reims, de Rossini, mais plus long : 2 heures. Je ne sais comment ils ont pu trouver 204 petites chinoises monozygotes pour porter les pancartes, mais elles étaient vraiment pareilles. Ceux qui les ont draguées (les américains, je les ai vus) ne sont pas prêts de retrouver chacun sa chacune.
Les Grecs passent en premier : normal, une expérience millénaire nous a appris qu'il vaut mieux avoir les Grecs devant soi, plutôt que derrière. Ensuite, c'était par ordre alphabétique, en chinois! Autant dire au hasard, mais il a fallu quand même séparer les Corées, pour pas qu'ils se disputent. Poutine a eu un oeil mauvais pour les Géorgiens, un sourire carnassier sur la Bela-Rus, l'Ukraine, les Baltes, et tous les Troudukistans. Sarko a fait la gueule à l'Irlande. Bush a applaudi les Irakiens. Les Chinois ont été polis, sans plus, devant Taïwan. Les Qatari avaient la photo de leur Sheikh, en plus de leur drapeau. Les français avaient une dégaine à la Borsalino, mais les femmes semblaient enceintes, avec leur grosse ceinture rouge.
Ce qui est amusant, c'est que les athlètes prennent tous des photos d'une main, en téléphonant de l'autre. Même les chinois...
Et puis des feux d'artifice! En veux-tu, en voila! Ils arrivent à faire des ronds dans le ciel, des anneaux olympiques.
Je ne veux pas critiquer bêtement, mais avec toute cette fumée, et la torchère de puits de pétrole qui leur sert de flamme olympique (ils ont dû construire un gazoduc rien que pour elle), ce n'est pas demain qu'ils vont régler leurs problèmes de pollution.
On ne va pas critiquer un quart de l'humanité, hein? mais quand on les voit, on se rend compte que ça fait beaucoup, beaucoup de chinois. Et moi? Et moi?
Belle victoire pour le Parti Communiste Chinois!
Nabucco
Nabucco est un opéra d'un Verdi de 30 ans. Il fut créé en 1842, et Verdi épousa la Castafiore du rôle principal (Melle Giuseppina Strepponi).
Nabucco est le diminutif de Nabuchodonosor, roi de Babylone, comme on dit Sarko pour Sarkozy de Nagy-Bocsa, Président de l'Europe et bientôt du Monde. Notez bien qu'on ne dit pas Nabot-Cul, ce qui les distingue.
Le choeur des hébreux est le personnage principal, ce qui en fit le succès. Les Hébreux ont été déportés à Babylone, où se trament de complexes luttes de pouvoir entre Nabucco et ses filles (?) Fenena et Abigaille. Et des rivalités amoureuses. Je vous en passe les détails. L'esentiel est que Nabucco se convertit, et le peuple élu fut sauvé. Ouf!
On attend "le grand air", qui n'arrive qu'à la scène 4 de l'acte III (ceux qui ne viennent que pour lui ne peuvent se défiler à l'entracte) :
Va, pensiero, sull'alli dorate;
Va, ti posa sui clivi, sui colli.
Ove olezzano tepide e molli
L'aure dolci del suolo natal!
Allez, pensées, sur de brillantes ailes;
Allez, posez-vous sur les montagnes, sur les collines
Où passe libre et molle
La douce brise du sol natal!
Vous voyez, le poème de Temistocle Solera ne mérite pas qu'on se lève la nuit, mais la musique est sublime, et elle est devenu l'hymne de libération des Italiens contre les Autrichiens.
Mais il y a d'autres "grands airs", notamment une fanfare un peu triste, qui sert de musique à un défilé, à un mariage ou a un enterrement, dans un film qui se passe en Sicile : le Parrain, ou le Guépard, je ne sais pas.
La compagnie Opera-Operette en donna une fort bonne version, très classique, le 25 juillet 2008 à 21h30, sous la direction de Bruno Membrey, et la mise en scène de Jean-Marc Biskup, aux Arènes de Béziers.
Le lieu se prête bien à ce genre de spectacle (et même idéal pour Carmen, il faut le dire). Il est chargé d'histoire : du temps où Béziers était riche grâce au vin ("Buvez du vin" est la devise de Béziers), on y montait les opéras de Saint-Saens, Massenet, Fauré...
Le public, averti, ne boude pas son plaisir. Ils sont venus en car, ou à pied ("j'ai pas peur de rentrer ce soir, y'aura du monde", à entendre avé l'assent). Les afficionados sont venus avec des coussins, ou de simples serviettes éponge genre set-de-table. Ca chuchotte "c'est maintenant le grand air?- Bientôt!". Et puis il y a les "loges" : tout en haut des gradins, des loges pour VIP, où on ne s'ennuie pas : dès la fin du premier acte, des bruits de beuverie, du verre cassé, et des rigolades, font se retourner toute l'assistance, moitié amusée, moitiée envieuse.
L'orchestre est en peu chargé en cuivre, ce qui me fait craindre le pire, qui n'arrivera heureusement pas. Les cordes paraissent peu nombreuses, mais c'est finalement aussi bien.

La mise en scène est des plus classiques : hébreux en bédouins (leurs filles aussi), qui font très palestiniens ; Nabucco en chasuble d'évêque mérovingien, avec des grosses pierres précieuses cousues partout ; Abigaille en robe de harem : pantalon de soie bouffant, attaché aux chevilles, tunique à franges, turban. A mon avis, une récupération de l'Italienne à Alger, ou de l'Enlèvement au Sérail. Les prêtres juifs ont de grandes barbes blanches. J'adore ça.
A propos d'Abigaille, son air d'entrée ressemble à celui de la Walkyrie dans l'opéra éponyme. Son look aussi! Mais quelle voix...
C'était donc très bien. le grand air arrive enfin. Les gens sont contents. les artistes aussi, car à la fin, après la première revue, ils le reprennent (en choeur), redoublant les applaudissements.
Je n'ai pas encore vu Nabucco en décalage temporel. On pourrait le faire dans un camp de concentration, avec miradors et SS. Ou alors avec un Nabucco-Saddam Hussein pour nous montrer les forces du mal. Ou en Cécilia-Fénéna délivrant les Infirmières Bulgares.
Mais surtout la seule transcription qui en vaudrait la peine, c'est de défaire celle de Verdi : cet opéra montre évidemment les italiens sous l'emprise autrichienne. Du reste, il m'a semblé entendre des timbres viennois au moment de l'arrivée des soldats babyloniens. Les italiens de la deuxième partie du XIXème ne s'y sont pas trompés, et l'ont bien pris pour ce qu'il est : un opéra nationaliste contre l'oppression étrangère.
Nabucco va être joué en septembre au stade de France. Ce sera sûrement très bien, grandiose et tout et tout, mais je préfère celui de Béziers!
Nabucco est le diminutif de Nabuchodonosor, roi de Babylone, comme on dit Sarko pour Sarkozy de Nagy-Bocsa, Président de l'Europe et bientôt du Monde. Notez bien qu'on ne dit pas Nabot-Cul, ce qui les distingue.
Le choeur des hébreux est le personnage principal, ce qui en fit le succès. Les Hébreux ont été déportés à Babylone, où se trament de complexes luttes de pouvoir entre Nabucco et ses filles (?) Fenena et Abigaille. Et des rivalités amoureuses. Je vous en passe les détails. L'esentiel est que Nabucco se convertit, et le peuple élu fut sauvé. Ouf!
On attend "le grand air", qui n'arrive qu'à la scène 4 de l'acte III (ceux qui ne viennent que pour lui ne peuvent se défiler à l'entracte) :
Va, pensiero, sull'alli dorate;
Va, ti posa sui clivi, sui colli.
Ove olezzano tepide e molli
L'aure dolci del suolo natal!
Allez, pensées, sur de brillantes ailes;
Allez, posez-vous sur les montagnes, sur les collines
Où passe libre et molle
La douce brise du sol natal!
Vous voyez, le poème de Temistocle Solera ne mérite pas qu'on se lève la nuit, mais la musique est sublime, et elle est devenu l'hymne de libération des Italiens contre les Autrichiens.
Mais il y a d'autres "grands airs", notamment une fanfare un peu triste, qui sert de musique à un défilé, à un mariage ou a un enterrement, dans un film qui se passe en Sicile : le Parrain, ou le Guépard, je ne sais pas.
La compagnie Opera-Operette en donna une fort bonne version, très classique, le 25 juillet 2008 à 21h30, sous la direction de Bruno Membrey, et la mise en scène de Jean-Marc Biskup, aux Arènes de Béziers.
Le lieu se prête bien à ce genre de spectacle (et même idéal pour Carmen, il faut le dire). Il est chargé d'histoire : du temps où Béziers était riche grâce au vin ("Buvez du vin" est la devise de Béziers), on y montait les opéras de Saint-Saens, Massenet, Fauré...
Le public, averti, ne boude pas son plaisir. Ils sont venus en car, ou à pied ("j'ai pas peur de rentrer ce soir, y'aura du monde", à entendre avé l'assent). Les afficionados sont venus avec des coussins, ou de simples serviettes éponge genre set-de-table. Ca chuchotte "c'est maintenant le grand air?- Bientôt!". Et puis il y a les "loges" : tout en haut des gradins, des loges pour VIP, où on ne s'ennuie pas : dès la fin du premier acte, des bruits de beuverie, du verre cassé, et des rigolades, font se retourner toute l'assistance, moitié amusée, moitiée envieuse.
L'orchestre est en peu chargé en cuivre, ce qui me fait craindre le pire, qui n'arrivera heureusement pas. Les cordes paraissent peu nombreuses, mais c'est finalement aussi bien.

La mise en scène est des plus classiques : hébreux en bédouins (leurs filles aussi), qui font très palestiniens ; Nabucco en chasuble d'évêque mérovingien, avec des grosses pierres précieuses cousues partout ; Abigaille en robe de harem : pantalon de soie bouffant, attaché aux chevilles, tunique à franges, turban. A mon avis, une récupération de l'Italienne à Alger, ou de l'Enlèvement au Sérail. Les prêtres juifs ont de grandes barbes blanches. J'adore ça.
A propos d'Abigaille, son air d'entrée ressemble à celui de la Walkyrie dans l'opéra éponyme. Son look aussi! Mais quelle voix...
C'était donc très bien. le grand air arrive enfin. Les gens sont contents. les artistes aussi, car à la fin, après la première revue, ils le reprennent (en choeur), redoublant les applaudissements.
Je n'ai pas encore vu Nabucco en décalage temporel. On pourrait le faire dans un camp de concentration, avec miradors et SS. Ou alors avec un Nabucco-Saddam Hussein pour nous montrer les forces du mal. Ou en Cécilia-Fénéna délivrant les Infirmières Bulgares.
Mais surtout la seule transcription qui en vaudrait la peine, c'est de défaire celle de Verdi : cet opéra montre évidemment les italiens sous l'emprise autrichienne. Du reste, il m'a semblé entendre des timbres viennois au moment de l'arrivée des soldats babyloniens. Les italiens de la deuxième partie du XIXème ne s'y sont pas trompés, et l'ont bien pris pour ce qu'il est : un opéra nationaliste contre l'oppression étrangère.
Nabucco va être joué en septembre au stade de France. Ce sera sûrement très bien, grandiose et tout et tout, mais je préfère celui de Béziers!
mercredi 6 août 2008
Morts
Une jeune fille assassinée en juillet en Bretagne, victime d'un petit voleur de caisse : la police arrête le meurtrier dans le Gers 3 jours après. Simple fait divers.
Un gamin assassiné dans l'Isère, victime sans doute d'un marginal itinérant, dit "mystique", en fait complètement fou. La Gendarmerie fait une enquête éclair, 2 ministres se déplacent, et Mme Dati se permet devant les TV de donner directement des ordres au juge d'instruction (et au Parquet), ce qui n'est pas constitutionnel.
Comme quoi, ces faits divers tragiques constituent le fond de commerce de la politique sécuritaire. Une politique de prévention, qui empêcherait aux ministresses d'avoir à montrer leurs muscles, ne semble avoir aucun intérêt pour elles. Ne pourrait-on pas les trainer devant la haute Cour de Justice pour "non assistance à personnes en danger"? Mais aussi pour incitation à la haine raciale.
A lire dans Rue 89, l'article sur Sarkozy : après lui, le chaos. Ceci me confirme dans l'idée comme quoi il va être difficile de gérer la suite. Il faut s'y préparer.
Les JO m'ennuient déjà. les Chinois ceci, les Chinois cela. Voila un parti Communiste, avec tout ce qu'on peut attendre d'un parti communiste au pouvoir, qui utilise les pires méthodes capitalistes pour utiliser à fond la force de travail de son peuple énivré de propagande, et qui utilise une partie importante de son PIB à développer une police et une armée garde-chiourme. Evidemment les parties excentriques de l'Empire se rebellent, et elles sont écrasées selon les bonnes méthodes staliniennes : arrestation, transfert de population, etc.
On est heureux de contribuer à leur projet, pour quelques dollars et quelques marchés, de façon à avoir des chaussettes et des slips à 1€ à mettre sur notre marché : c'est bon pour notre pouvoir d'achat. Mais ça me rappelle les jeux de Berlin en 36.
Sarkozy et les dirigeants Chinois sont des colosses au pied d'argile : ils sont déjà morts.
Un gamin assassiné dans l'Isère, victime sans doute d'un marginal itinérant, dit "mystique", en fait complètement fou. La Gendarmerie fait une enquête éclair, 2 ministres se déplacent, et Mme Dati se permet devant les TV de donner directement des ordres au juge d'instruction (et au Parquet), ce qui n'est pas constitutionnel.
Comme quoi, ces faits divers tragiques constituent le fond de commerce de la politique sécuritaire. Une politique de prévention, qui empêcherait aux ministresses d'avoir à montrer leurs muscles, ne semble avoir aucun intérêt pour elles. Ne pourrait-on pas les trainer devant la haute Cour de Justice pour "non assistance à personnes en danger"? Mais aussi pour incitation à la haine raciale.
A lire dans Rue 89, l'article sur Sarkozy : après lui, le chaos. Ceci me confirme dans l'idée comme quoi il va être difficile de gérer la suite. Il faut s'y préparer.
Les JO m'ennuient déjà. les Chinois ceci, les Chinois cela. Voila un parti Communiste, avec tout ce qu'on peut attendre d'un parti communiste au pouvoir, qui utilise les pires méthodes capitalistes pour utiliser à fond la force de travail de son peuple énivré de propagande, et qui utilise une partie importante de son PIB à développer une police et une armée garde-chiourme. Evidemment les parties excentriques de l'Empire se rebellent, et elles sont écrasées selon les bonnes méthodes staliniennes : arrestation, transfert de population, etc.
On est heureux de contribuer à leur projet, pour quelques dollars et quelques marchés, de façon à avoir des chaussettes et des slips à 1€ à mettre sur notre marché : c'est bon pour notre pouvoir d'achat. Mais ça me rappelle les jeux de Berlin en 36.
Sarkozy et les dirigeants Chinois sont des colosses au pied d'argile : ils sont déjà morts.
lundi 4 août 2008
Alexandre Soljénitsyne
Étrangement, l'annonce ce matin de la mort de Soljénitsyne me touche.
Officier dans l'Armée Rouge, il survit à la guerre, mais est envoyé au Goulag.
Au Goulag, il ne meurt pas, comme tant d'autres, mais attrape un cancer.
A l'hôpital, il guérit miraculeusement.
C'est un écrivain prodigieux, comme seule la Russie en produit, pourrait-on dire méchamment.. Un vrai.
Son destin, celui que Dieu a tracé pour lui, est terrible : il a traversé des épreuves épouvantables, pour en témoigner. Il l'a fait magnifiquement.
Timidement avec la Journée d'Ivan Denissovitch, brillament avec le Premier cercle, émouvant avec le pavillon des cancéreux, il tourne autour du sujet, d'une plume acerbe pour montrer le système, mais profondément humaine pour les victimes. Je vais relire ces 3 romans, comme je le fais environ tous les 10 ans. Si vous n'avez pas le temps, relisez au moins la fin du pavillon (la scène de l'abricotier en fleur), ou le chapitre du premier cercle qui s'appelle -de mémoire- "donnez-nous la peine de mort, Camarade Sécrétaire Général!" (oui, il faut la rétablir, parce que, voyez-vous, on ne sait comment imputer les dépenses des bourreaux...)
L'archipel du Goulag, énorme, est plus une enquête historique qu'un roman : la thèse est que l'oppression est consubstancielle au communisme, et que donc elle a commencé dès les premières années de Lénine. Le canal du lac Ladoga, construit dans les années 20, a emporté des centaines de milliers de Zek, mis en esclavage. Et ce n'était qu'un début... Avec une précision d'entomologiste, il nous détaille chaque île de son immense archipel qui fit, dit-il, 80 millions de morts.
J'avoue avoir calé au milieu de la Roue Rouge, passionnant mais trop complexe. Aurais-je le courage de m'y remettre?
Ensuite, j'ai eu du mal à le suivre dans son évolution mystique du type "sainte Russie éternelle". Je devrais sans doute approfondir, car peut-être est-il aussi prophète de l'après-Poutine le mafieux.
Je crois que Soljénitsyne a été envoyé, comme un nouveau Jean le Baptiste, pour préparer la chute du communisme et de son empire. Il en a ébranlé les fondations, comme Josué celles de Jéricho avec ses trompettes.
Il a été un martyr inspiré. RIP.
Officier dans l'Armée Rouge, il survit à la guerre, mais est envoyé au Goulag.
Au Goulag, il ne meurt pas, comme tant d'autres, mais attrape un cancer.
A l'hôpital, il guérit miraculeusement.
C'est un écrivain prodigieux, comme seule la Russie en produit, pourrait-on dire méchamment.. Un vrai.
Son destin, celui que Dieu a tracé pour lui, est terrible : il a traversé des épreuves épouvantables, pour en témoigner. Il l'a fait magnifiquement.
Timidement avec la Journée d'Ivan Denissovitch, brillament avec le Premier cercle, émouvant avec le pavillon des cancéreux, il tourne autour du sujet, d'une plume acerbe pour montrer le système, mais profondément humaine pour les victimes. Je vais relire ces 3 romans, comme je le fais environ tous les 10 ans. Si vous n'avez pas le temps, relisez au moins la fin du pavillon (la scène de l'abricotier en fleur), ou le chapitre du premier cercle qui s'appelle -de mémoire- "donnez-nous la peine de mort, Camarade Sécrétaire Général!" (oui, il faut la rétablir, parce que, voyez-vous, on ne sait comment imputer les dépenses des bourreaux...)
L'archipel du Goulag, énorme, est plus une enquête historique qu'un roman : la thèse est que l'oppression est consubstancielle au communisme, et que donc elle a commencé dès les premières années de Lénine. Le canal du lac Ladoga, construit dans les années 20, a emporté des centaines de milliers de Zek, mis en esclavage. Et ce n'était qu'un début... Avec une précision d'entomologiste, il nous détaille chaque île de son immense archipel qui fit, dit-il, 80 millions de morts.
J'avoue avoir calé au milieu de la Roue Rouge, passionnant mais trop complexe. Aurais-je le courage de m'y remettre?
Ensuite, j'ai eu du mal à le suivre dans son évolution mystique du type "sainte Russie éternelle". Je devrais sans doute approfondir, car peut-être est-il aussi prophète de l'après-Poutine le mafieux.
Je crois que Soljénitsyne a été envoyé, comme un nouveau Jean le Baptiste, pour préparer la chute du communisme et de son empire. Il en a ébranlé les fondations, comme Josué celles de Jéricho avec ses trompettes.
Il a été un martyr inspiré. RIP.
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