90 ans et un jour après l'Armistice qui mit fin à la première mi-temps des guerres mondiales du XXème siècle, notre président, sa femme et le prince Charles sont allés à Douaumont.
Voila une bonne idée : à Douaumont, on ressent le poids des Morts, leur nombre, et la folie de tout ça. Alors qu'aux Champs-Elysées, ça fait convenu, même si on est toujours content de passer devant le Fouquet's.
Les élus du coin étaient aux anges. Gérard Longuet ravi malgré sa tête de croque-morts, mais surtout Nadine Morano, qu'on aurait pu confondre avec Camilla si elle avait aussi mis un chapeau. Visiblement, ils comptent sur le développement du tourisme pour remédier à la désertification militaire de ce beau pays de Lorraine....
Ça avait de la gueule. Il y en a qui savent encore organiser de belles cérémonies, la RGPP n'est pas encore passée par là. Les lettres lues, d'un Poilu et de Georges Duhamel, étaient bien choisies. De beaux uniformes, des têtes couronnées, la Gouverneure d'Australie, Carla, Camilla, un peu de soleil froid, tout était beau. Et les milliers de croix autour de l'Ossuaire (un glaive planté dans le sol, parait-il), dominant les bois qui ne furent qu'enfer, sont saisissantes.
Et M Guaino avait préparé un beau discours, associant tous les morts dans cette commémoration, y compris les victimes des "erreurs de commandement", rappelant leurs souffrances et leurs sacrifices. Et, même, ce qui a dû lui faire mal au coeur, il a ajouté une phrase sur la construction de l'Europe, pour éviter que ça recommence.
Tout ceci était bien, et il n'y aurait semble-t-il rien à ajouter. Quoique...
- on attendait l'annonce du transfert des cendres du général Pétain à Douaumont. Après tout, c'est lui qui sauva la victoire en arrêtant les "erreurs de commandement", c'est-à-dire en disant que les hommes, ce n'est pas que du consommable. Mutatis mutandis, c'est un message que on peut encore faire passer au moment des restructurations sauvages et de la mondialisation. Bon, ce n'est pas grave, on y reviendra à Douaumont.
- Quand on cite Jaurès dans sa campagne électorale, on aurait pu parler de lui en cet endroit, lui qui voulait de toutes ses forces éviter cette guerre, et qu'on a assassiné. S'il y a eu des "erreurs de commandement", ce n'est pas que Nivelle et compagnie, ce sont aussi les dirigeants de tous les pays qui n'ont pas su empêcher cette guerre, ni la suivante, et pas su sortir des impérialismes, totalitarismes, nationalismes qui ont pourri ce XXème siècle et fait tant de victimes.
Alors, ceux qui font tout pour freiner la construction européenne sont collectivement responsables du même péché. La crise financière -elles sont toujours potentiellement dangereuses, parce qu'il y a toujours des gens pour dire qu'une bonne guerre nous en fera sortir- montre bien que nous sommes faibles sur ce point : pas de direction économique de l'euro, pas de vision politique partagée, désaccords politiques pour des raisons électoralistes nationales, valse des présidents de l'UE, etc.
Cette faiblesse, qui va permettre aux US de curiacer l'Europe, vaut bien celle de nos Alliances de juillet 1914.
De la curiosité ... Avant toute chose.... Sur des sujets divers... Sans oublier des coups de gueule, Et des provocations! De l'humour, toujours. Du premier degré, jamais!
mercredi 12 novembre 2008
mardi 11 novembre 2008
11 novembre 1918
Voila le récit, sobre et digne, du 11 novembre 1918, tel que l'a vécu un poilu de 22 ans, blessé aux yeux devant Verdun en 1917 :
Ce matin-là, j’ai quitté d’un bond le fauteuil dans lequel je m’étais installé. Depuis le matin courait le bruit que l’armistice serait signé dans la journée. Or je venais d’entendre les cloches et c’était cela qui me mit d’un saut sur le seuil du 5 de la rue F. de Neufchâteau, au contact de la rue. Il était onze heures, exactement. Toutes les cloches de la capitale battaient et, en prêtant l’oreille, on pouvait surprendre les notes puissantes et graves de la Savoyarde. Mon cœur battait comme devait battre, en ces instants-là, tout le cœur immense et innombrable de la France.
Des camions montés par des Américains quittaient le gymnase Japy en donnant éperdument du klaxon. Des cris et des chants me parvenaient de toutes parts. Des gens dévalaient les escaliers précipitamment, se réunissaient devant les portes et s’en allaient grossir des cortèges qui parcouraient déjà le boulevard Voltaire, en marche vers le centre de la capitale. Le canon, sans doute celui du Mont Valérien, tonnait.
La Madelon répondait à la Marseillaise et la Marseillaise répondait à la Madelon. La Victoire libérait les âmes de l’angoisse et les corps des servitudes quotidiennes. La Victoire devait planer très haut dans le ciel, soulevée par d’immenses ailes d’or.
Et c’était fini, enfin fini, la guerre. On ne pouvait pas encore tout à fait croire la réalité bouleversante. On avait envie de pleurer et de rire à la fois, mais on ne savait pas très bien si l’on souffrait de trop de bonheur ou si l’on frémissait de joie en souffrant. Je ne sais plus de quoi se composait un tel moment, qui ne pouvait se traduire que par un besoin de sortir dehors, de marcher avec n’importe qui, d’aller n’importe où, pourvu qu’il y ait beaucoup de monde et beaucoup de bruit.
Je me suis avancé jusqu’au boulevard Voltaire, où quelqu’un prit le temps de dire qu’une boulangère de la rue de Belfort ne cessait de sangloter à cause d’un mari qu’elle avait perdu depuis peu à la guerre.
Ma vue avait baissé sérieusement depuis quelques semaines et je m’aperçus plus particulièrement, en ce jour inoubliable, qu’elle ne me permettrait plus désormais de me diriger seul dans la rue.
Je rentrai donc non sans peine dans la loge d’où je venais de sortir et cela non sans me heurter à des personnes qui couraient sans prendre garde à ma démarche hésitante.
La Victoire était là tout de même et elle m’exaltait comme une récompense suprême et tellement attendue.
J’avais regagné mon fauteuil et j’écoutais tinter des cloches encore. L’une d’elles, me semblait-il, sonnait comme un glas.
Etienne Dufau
Ce matin-là, j’ai quitté d’un bond le fauteuil dans lequel je m’étais installé. Depuis le matin courait le bruit que l’armistice serait signé dans la journée. Or je venais d’entendre les cloches et c’était cela qui me mit d’un saut sur le seuil du 5 de la rue F. de Neufchâteau, au contact de la rue. Il était onze heures, exactement. Toutes les cloches de la capitale battaient et, en prêtant l’oreille, on pouvait surprendre les notes puissantes et graves de la Savoyarde. Mon cœur battait comme devait battre, en ces instants-là, tout le cœur immense et innombrable de la France.
Des camions montés par des Américains quittaient le gymnase Japy en donnant éperdument du klaxon. Des cris et des chants me parvenaient de toutes parts. Des gens dévalaient les escaliers précipitamment, se réunissaient devant les portes et s’en allaient grossir des cortèges qui parcouraient déjà le boulevard Voltaire, en marche vers le centre de la capitale. Le canon, sans doute celui du Mont Valérien, tonnait.
La Madelon répondait à la Marseillaise et la Marseillaise répondait à la Madelon. La Victoire libérait les âmes de l’angoisse et les corps des servitudes quotidiennes. La Victoire devait planer très haut dans le ciel, soulevée par d’immenses ailes d’or.
Et c’était fini, enfin fini, la guerre. On ne pouvait pas encore tout à fait croire la réalité bouleversante. On avait envie de pleurer et de rire à la fois, mais on ne savait pas très bien si l’on souffrait de trop de bonheur ou si l’on frémissait de joie en souffrant. Je ne sais plus de quoi se composait un tel moment, qui ne pouvait se traduire que par un besoin de sortir dehors, de marcher avec n’importe qui, d’aller n’importe où, pourvu qu’il y ait beaucoup de monde et beaucoup de bruit.
Je me suis avancé jusqu’au boulevard Voltaire, où quelqu’un prit le temps de dire qu’une boulangère de la rue de Belfort ne cessait de sangloter à cause d’un mari qu’elle avait perdu depuis peu à la guerre.
Ma vue avait baissé sérieusement depuis quelques semaines et je m’aperçus plus particulièrement, en ce jour inoubliable, qu’elle ne me permettrait plus désormais de me diriger seul dans la rue.
Je rentrai donc non sans peine dans la loge d’où je venais de sortir et cela non sans me heurter à des personnes qui couraient sans prendre garde à ma démarche hésitante.
La Victoire était là tout de même et elle m’exaltait comme une récompense suprême et tellement attendue.
J’avais regagné mon fauteuil et j’écoutais tinter des cloches encore. L’une d’elles, me semblait-il, sonnait comme un glas.
Etienne Dufau
dimanche 9 novembre 2008
Marseillaise à l'usage des footeux
En ces jours de commémoration nationale d'une guerre qui n'a plus de survivant, où on chante la Marseillaise, et en période de matchs de foot amicaux où on la siffle, M Hortefeux, ministre de l'Intégration Nationale et des Expulsions, veut expliquer les paroles de la Marseillaise à l'usage des publics de Stade.
C'est bien naturel, car ses paroles sont très "connotées" levée en masse de 1792, dont plus personne n'a entendu parler, et sa musique est une marche entraînante que les marseillais avaient piqué alors à l'Armée du Rhin pour se donner du courage en marchant vers Paris faire la peau des ci-devants.
Maintenant les marseillais montent au Grand Stade en bus ou en TGV, boivent de la bière et chantent des paillardes.
Il y a donc un décalage culturel que M Boutefeux veut réduire.
1er couplet :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
--Ca veut dire : les Français, on va gagner, et on va faire la fête. Les Français, ce sont ceux qui sont de la Patrie, ils ont donc des papiers. Ceux qui n'ont pas de papiers ne sont pas de la Patrie, et doivent être explusés (du stade dans un premier temps). Ne pas confondre Patrie et partie de foot. Siffler la Marseillaise veut dire qu'on veut que les autres gagnent, et qu'il n'y aura pas de fête, c'est donc interdit.
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
-- bien comprendre : l'étendard sanglant de la tyrannie est levé contre nous. On le bisse pour justement bien comprendre. Les maillots des français sont en bleu, les autres d'une autre couleur, parfois rouge. Mais avec quelques tatanes aux crampons, ils seront bientôt rouges aussi. C'est pour cela qu'on dit que leur étendard est sanglant. La tyrannie renvoit à celle des sponsors du camp opposé, qui ont mis leurs étendards partout (on dirait maintenant leurs logos, leurs bannières publicitaires, etc)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
--dans les campagnes : en effet avant chaque match, il y a des campagnes de publicité faites pour nous démoraliser, lancées justement par les sponsors des visiteurs. On ne se laisse pas prendre à ces intimidations. Vous remarquerez qu'on les traite de soldats, comme si on faisait une petite guerre, alors que ce n'est qu'un match amical, où seul le meilleur gagnera. Et ils mugissent, ce qui veut dire qu'ils émettent le cri du taureau ou des boeufs. Ah les vaches!
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !
--Non seulement, ils viennnent pour marquer des buts, mais en plus ils veulent égorger vos gamins et vos femmes, mais on ne dit pas "femmes", mais "compagnes", parce qu'en République, on a le droit de se pacser, de divorcer ou de concubiner comme on veut. C'est un grand progrès, c'est pourquoi il ne faut pas siffler.
Refrain
Aux armes, citoyens!
--Pour autant, vous n'avez pas le droit de venir avec des carabines, ni même des bouteilles de bière (seulement des canettes). Il s'agit donc de banderoles, de criquets, de sifflets propres à énerver les adversaires pendant leurs attaques. Les citoyens sont tous ceux qui regardent le match, les soldats ceux qui le jouent : ce sont les mots du temps.
Formez vos bataillons
-- Mettez vous bien ensemble, pour faire plus de bruit. Les vrais supporters choisissent bien leur endroit. Faites des holas, et surtout plus de bruit que les autres.
Marchons, marchons !
-- Cest symbolique : il faut rester sur place, comme les réformes de M Fillon.
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
-- le sang de nos adversaires est forcément impur, et est destiné à abreuver nos sillons. On se perd en conjectures sur le sens de cette phrase, mais il ne faut pas siffler pour autant.
On ne chante plus hélas ce dernier couplet, dit couplet des enfants, et c'est bien dommage pour instruire nos jeunes cerveaux.
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
--ce n'est qu'à moitié vrai, car seule la moitié des départs en retraite sera remplacée. La variante est donc de pousser dehors tous les gens de plus de 45 ans, ce qui fait de la place pour des jeunes moins bien payés et précaires. C'est une importante avancée pour la productivité, que nous devons soutenir, et le gouvernement s'y engage.
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
-- Oui, de la poussière, il y en a, car on réduit les frais de fonctionnement, donc de nettoyage. Il n'y a là rien que de très normal. La trace de leurs vertus doit se comprendre par les avantages acquis qu'ils nous lèguent, la dette, et les hors bilans qu'il faudra bien que les jeunes paient.
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
--à l'époque, on enterrait les gens 2 par 2 pour économiser le sapin
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
--fine allusion à Domenech qui promet toujours que la prochaine fois il va gagner. Il est permis de siffler Domenech, qui finira bien par se marier.
C'est bien naturel, car ses paroles sont très "connotées" levée en masse de 1792, dont plus personne n'a entendu parler, et sa musique est une marche entraînante que les marseillais avaient piqué alors à l'Armée du Rhin pour se donner du courage en marchant vers Paris faire la peau des ci-devants.
Maintenant les marseillais montent au Grand Stade en bus ou en TGV, boivent de la bière et chantent des paillardes.
Il y a donc un décalage culturel que M Boutefeux veut réduire.
1er couplet :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
--Ca veut dire : les Français, on va gagner, et on va faire la fête. Les Français, ce sont ceux qui sont de la Patrie, ils ont donc des papiers. Ceux qui n'ont pas de papiers ne sont pas de la Patrie, et doivent être explusés (du stade dans un premier temps). Ne pas confondre Patrie et partie de foot. Siffler la Marseillaise veut dire qu'on veut que les autres gagnent, et qu'il n'y aura pas de fête, c'est donc interdit.
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
-- bien comprendre : l'étendard sanglant de la tyrannie est levé contre nous. On le bisse pour justement bien comprendre. Les maillots des français sont en bleu, les autres d'une autre couleur, parfois rouge. Mais avec quelques tatanes aux crampons, ils seront bientôt rouges aussi. C'est pour cela qu'on dit que leur étendard est sanglant. La tyrannie renvoit à celle des sponsors du camp opposé, qui ont mis leurs étendards partout (on dirait maintenant leurs logos, leurs bannières publicitaires, etc)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
--dans les campagnes : en effet avant chaque match, il y a des campagnes de publicité faites pour nous démoraliser, lancées justement par les sponsors des visiteurs. On ne se laisse pas prendre à ces intimidations. Vous remarquerez qu'on les traite de soldats, comme si on faisait une petite guerre, alors que ce n'est qu'un match amical, où seul le meilleur gagnera. Et ils mugissent, ce qui veut dire qu'ils émettent le cri du taureau ou des boeufs. Ah les vaches!
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !
--Non seulement, ils viennnent pour marquer des buts, mais en plus ils veulent égorger vos gamins et vos femmes, mais on ne dit pas "femmes", mais "compagnes", parce qu'en République, on a le droit de se pacser, de divorcer ou de concubiner comme on veut. C'est un grand progrès, c'est pourquoi il ne faut pas siffler.
Refrain
Aux armes, citoyens!
--Pour autant, vous n'avez pas le droit de venir avec des carabines, ni même des bouteilles de bière (seulement des canettes). Il s'agit donc de banderoles, de criquets, de sifflets propres à énerver les adversaires pendant leurs attaques. Les citoyens sont tous ceux qui regardent le match, les soldats ceux qui le jouent : ce sont les mots du temps.
Formez vos bataillons
-- Mettez vous bien ensemble, pour faire plus de bruit. Les vrais supporters choisissent bien leur endroit. Faites des holas, et surtout plus de bruit que les autres.
Marchons, marchons !
-- Cest symbolique : il faut rester sur place, comme les réformes de M Fillon.
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
-- le sang de nos adversaires est forcément impur, et est destiné à abreuver nos sillons. On se perd en conjectures sur le sens de cette phrase, mais il ne faut pas siffler pour autant.
On ne chante plus hélas ce dernier couplet, dit couplet des enfants, et c'est bien dommage pour instruire nos jeunes cerveaux.
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
--ce n'est qu'à moitié vrai, car seule la moitié des départs en retraite sera remplacée. La variante est donc de pousser dehors tous les gens de plus de 45 ans, ce qui fait de la place pour des jeunes moins bien payés et précaires. C'est une importante avancée pour la productivité, que nous devons soutenir, et le gouvernement s'y engage.
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
-- Oui, de la poussière, il y en a, car on réduit les frais de fonctionnement, donc de nettoyage. Il n'y a là rien que de très normal. La trace de leurs vertus doit se comprendre par les avantages acquis qu'ils nous lèguent, la dette, et les hors bilans qu'il faudra bien que les jeunes paient.
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
--à l'époque, on enterrait les gens 2 par 2 pour économiser le sapin
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
--fine allusion à Domenech qui promet toujours que la prochaine fois il va gagner. Il est permis de siffler Domenech, qui finira bien par se marier.
Troll
Je ne savais pas ce qu'était un troll, et n'ai donc pas pu éviter une infestation. Allez voir sur le lien du titre pour tout savoir sur cette bestiole.
Pour l'éradiquer, il ne faut pas le nourrir "Don't feed the troll". Il y a un logo pour indiquer ça.
Enfin, il faut couper les commentaires pendant un moment. Ça le calme : il va troller ailleurs.
Un point amusant est la loi de Godwin : « Plus une discussion sur un blog dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler s'approche de 1». (On peut y associer Haider aussi). Une façon rapide d'y arriver est de faire une remarque sur le conflit israëlo-palestinien.
Sacré Zozo!
jeudi 6 novembre 2008
Quelle Histoire!
Tout ce foin pour l'élection d'Obama!
D'abord, il n'a été élu que par 51% des voix. Et il avait massivement poussé les banlieues à aller voter : c'est dire que les gros Joe SixPacks ont dû se remuer aussi pour avoir 47%...
Mon Mimi, lui, a été élu par 53%, et il a fallu se mobiliser aussi à Neuilly. Face à Ségolène, me direz-vous! Certes, mais Mrs Sarah Palin, ça lui a profité aussi, non? (Sarah, elle va pouvoir rentrer en Alaska, regarder la Russie, et terminer ses études en passant le brevet des écoles).
Bon, il est noir, et son père était kenyan. Et alors? Le père de mon Mimi était bien hongrois. Barack n'a pas été élu parce que noir, mais bien que.... De là à croire que ça va être la fraternitude inter-raciale, c'est comme imaginer (comme Valeurs Actuelles!) que Sarko est devenu gauchiste uniquement parce que les banquiers lui ont fait perdre de l'argent.
Surtout, il a été élu, parce que les américains, à une faible majorité, se sont enfin rendus compte que la doctrine Reagan, améliorée "néocons", avait conduit au désastre. Désastres financier, militaire, diplomatique, et surtout moral. Ce qui est triste, c'est que cette même politique était le fonds de commerce de la "pensée" sarkozienne.
Obama n'a pas tant gagné contre McCain que contre Hillary. Il avait fait le bon diagnostic, alors qu'elle ne voulait que la place. Et il a trouvé les mots pour le dire, gentiment. Hillary contre McCain, il aurait gagné sans doute (Ça lui apprendra à Hillary, à mettre des tailleurs-pantalon avec des tatanes à talon, ce qui lui mettait les fesses en arrière comme à une poule).
Maintenant qu'il est président, il n'a plus qu'à gérer... Quel défi! Son charisme certain n'évitera pas les désillusions. Je ne sais pourquoi, je lui vois un destin tragique. Mais alors, quels rêves il portera, comme JFK, qui doit tout à son assassinat.
Pour Sarkozy, c'est épouvantable! Il s'était reconcilié avec Bush, et ils étaient presque du même niveau intellectuel. Avec Obama, ça va être plus dur de faire croire qu'on est le Président du Monde, et que même les nuages vous obéissent.
Ces américains sont capables de sortir de la crise plus vite que nous, et de recommencer. Ouf!
D'abord, il n'a été élu que par 51% des voix. Et il avait massivement poussé les banlieues à aller voter : c'est dire que les gros Joe SixPacks ont dû se remuer aussi pour avoir 47%...
Mon Mimi, lui, a été élu par 53%, et il a fallu se mobiliser aussi à Neuilly. Face à Ségolène, me direz-vous! Certes, mais Mrs Sarah Palin, ça lui a profité aussi, non? (Sarah, elle va pouvoir rentrer en Alaska, regarder la Russie, et terminer ses études en passant le brevet des écoles).
Bon, il est noir, et son père était kenyan. Et alors? Le père de mon Mimi était bien hongrois. Barack n'a pas été élu parce que noir, mais bien que.... De là à croire que ça va être la fraternitude inter-raciale, c'est comme imaginer (comme Valeurs Actuelles!) que Sarko est devenu gauchiste uniquement parce que les banquiers lui ont fait perdre de l'argent.
Surtout, il a été élu, parce que les américains, à une faible majorité, se sont enfin rendus compte que la doctrine Reagan, améliorée "néocons", avait conduit au désastre. Désastres financier, militaire, diplomatique, et surtout moral. Ce qui est triste, c'est que cette même politique était le fonds de commerce de la "pensée" sarkozienne.
Obama n'a pas tant gagné contre McCain que contre Hillary. Il avait fait le bon diagnostic, alors qu'elle ne voulait que la place. Et il a trouvé les mots pour le dire, gentiment. Hillary contre McCain, il aurait gagné sans doute (Ça lui apprendra à Hillary, à mettre des tailleurs-pantalon avec des tatanes à talon, ce qui lui mettait les fesses en arrière comme à une poule).
Maintenant qu'il est président, il n'a plus qu'à gérer... Quel défi! Son charisme certain n'évitera pas les désillusions. Je ne sais pourquoi, je lui vois un destin tragique. Mais alors, quels rêves il portera, comme JFK, qui doit tout à son assassinat.
Pour Sarkozy, c'est épouvantable! Il s'était reconcilié avec Bush, et ils étaient presque du même niveau intellectuel. Avec Obama, ça va être plus dur de faire croire qu'on est le Président du Monde, et que même les nuages vous obéissent.
Ces américains sont capables de sortir de la crise plus vite que nous, et de recommencer. Ouf!
mercredi 5 novembre 2008
Black is definitively Black
De l’esclavage des Nègres
Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être très sage ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir,
Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?
Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être très sage ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir,
Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?
Ah ça fait toujours du bien de relire Montesquieu! Ce texte, comme l'avait montré au prof de français un classmate de 1ère, montre bien qu'il était pour l'esclavage...
lundi 3 novembre 2008
Enfin!
On n'en peut plus : on va savoir qui est élu à la Maison Blanche, et quelle motion du PS ne va pas avoir la majorité.
Dans les 2 cas, on aurait joué au casino, on aurait eu à peu près les mêmes résultats. Mais quel bonheur d'avoir appris que Mme Palin existait.
C'est trop dur! toutes les TV sont à New-York, avant d'aller à Reims.
D'abord, M Sarkozy va apprendre qu'il n'est plus Président du Monde. Rendez-vous le 15 novembre avec son G20 à Washing-Town.
Ensuite M Sarkozy va devoir s'occuper lui-même du PS, c'est trop le bin's. Saura-t-il faire?
M Sarkozy a débauché des "gens" de gauche pour leur faire faire sa politique. Il a reçu M de Villiers, peut-être veut-il le débaucher pour faire sa politique de gauche?
Grand bien lui fasse, leur fasse!
PS : il est interdit d'interdire
Dans les 2 cas, on aurait joué au casino, on aurait eu à peu près les mêmes résultats. Mais quel bonheur d'avoir appris que Mme Palin existait.
C'est trop dur! toutes les TV sont à New-York, avant d'aller à Reims.
D'abord, M Sarkozy va apprendre qu'il n'est plus Président du Monde. Rendez-vous le 15 novembre avec son G20 à Washing-Town.
Ensuite M Sarkozy va devoir s'occuper lui-même du PS, c'est trop le bin's. Saura-t-il faire?
M Sarkozy a débauché des "gens" de gauche pour leur faire faire sa politique. Il a reçu M de Villiers, peut-être veut-il le débaucher pour faire sa politique de gauche?
Grand bien lui fasse, leur fasse!
PS : il est interdit d'interdire
Inscription à :
Articles (Atom)
Le dernier point sur les vaccins
Hier 14 juin 2021, le Président Macron tenait une conférence de presse à l'issue du conseil de l'OTAN, et de sa conversation avec...
-
Un anonyme me pose la question de mon "antisarkozysme primaire" : Que vous a-t-il donc fait ? La réponse est forcément complexe. ...
-
Beaucoup d’impatience pour découvrir ces fameuses équations de Maxwell racontées par R Feynman C’est très simple, et ça peut s’exprimer en d...
-
On doit la fête des Mères à Pétain, et la journée des femmes au Parti Communiste. Merci pour elles... Je veux vous faire (re)lire ce texte, ...
-
Bon, je ne vous fais pas leçon de maths, mais de vocabulaire. Vous avez que le calendrier est une façon de compter les jours, et qu'on n...
-
Associé à son jumeau Damien, il est le patron des médecins et apothicaires, par extension patron des Hôpitaux, et leur fête est fixée au 27 ...
