mercredi 2 janvier 2013

Saint Charles (reprise du post du 2 février 2008)


Deux saints portent ce nom : Charlemagne (Carolus Magnus), qui inventa l'école, et Charles Borromée de Milan, fêté le 4 novembre. Belles références pour un jeune homme qui porterait ce prénom!

Carolus Borromaeus Mediolanensis (en latin), Carlo Borromeo di Milano (en Italien), Carlos Borromeo de Milan (en espagnol), Karl Borromäus von Mailand (en allemand), Karl Borromeiski (en russe), est né en 1538 à Arona sur le lac Majeur, de la noble famille des Borromée, neveu du pape Pie IV (un Médicis), qui le nomma à 23 ans archevêque de Milan, et le fit cardinal.

Il participa activement au Concile de Trente (1566), et s'attacha à supprimer les abus. Il fit rédiger le catéchisme du Concile de Trente.

Pendant la peste de Milan en 1575, il soigna héroïquement les malades. Nu-pieds, la corde au cou, il suivait les processions pénitentielles du Saint Clou pour implorer la cessation du fléau. Il organisa des lazarets, réquisitionna les prêtres et les moines comme infirmiers.

Il mourut en 1584 à Milan, et fut canonisé en 1612 par le Pape Paul V.

Il est représenté avec un long nez busqué ("son nez ne finit point"), des vêtements liturgiques d'archevêque ou le chapeau de cardinal. Ses attributs sont un crucifix, une tête de mort, parfois une corde de pénitent au cou. Il est souvent représenté dans les chapelles des hopitaux, pour sa charité pour les pestiférés. Il supplanta ainsi saint Sébastien et saint Roch comme "saint antipesteux".
Il mériterait surtout d'être le saint Patron de ceux qui veulent faire des réformes, aller plus loin dans le changement : il faillit être assassiné par un moine qui ne voulait pas renoncer à ses privilèges!
Il fut un des saints les plus populaires de la Contre-Réforme, patron de Milan, adopté par Rome. Son culte s'étendit en Autriche : Salzbourg (l'Université), Vienne (Karlskirche), jusqu'à Anvers.

En France, de nombreux tableaux le représentent :
- de JB Corneille : église Saint-Jean-Saint-François, Paris
- de Charles Lebrun : église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Paris
-de Pierre Mignard : musée de Narbonne
-de Antoine Ranc : Chapelle de l'hôpital de Montpellier
- de Pierre Puget : un bas-relief, au musée du Vieux Marseille
- de Girardon : au musée de Troyes
- de Carle Vanloo : Trésor de Notre-Dame de Paris
- de JB Dupuis : statue, cathédrale d'Amiens



mardi 1 janvier 2013

Que du bonheur en 2013!

Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère, je ne te souhaite que du bonheur pour 2013.

Car 2013 = 3 * 11 * 61

Car 2013 sera l'année Verdi (né en 1813) l'année Wagner (né en 1813), l'année Debat-Ponsan (mort en 1913), et l'année internationale du quinoa, par ordre de L'ONU.

Nous célébrerons l'anniversaire de l'édit de Milan (313) qui fit que l'Empire Romain devint Chrétien, la pose de la première pierre de Notre-Dame de Paris (1163), l'assassinat du Huguenot duc du Guise (1563) et la publication de la Bulle Unigenitus (1713).

C'est dire si cette année sera chrétienne, ou ne sera pas. Plus exactement "catholique décomplexée", comme la Droite Française.

Le 13 janvier, le peuple inondera les rues de Paris pour manifester son attachement à l'Ordre Social Chrétien, et nous rendrons à César, par nos impôts, bien plus que nous devons à César. Puissions-nous en faire autant pour Dieu!

2013 : que du bonheur, vous dis-je!

lundi 17 décembre 2012

Minable?

Minable, vous avez dit "minable"? Comme c’est minable.

Je suis né en 1947, j’ai travaillé juste après mes études, à l’âge de 23 ans, comme  une bête, mal payé comme fonctionnaire, puis comme cadre dirigeant avec de lourdes responsabilités. J'ai fait mon service militaire, et j'ai toujours payé mes taxes et impôts quel qu’en soit le taux sous tous les gouvernements en place.

À aucun moment, je n’ai failli à mes devoirs. Les sacrifices auxquels j’ai participé témoignent de mon amour de la France et de son avenir. J'ai élevé avec ma femme 5 enfants qui font partie maintenant de l'élite de la nation.
Vous n'avez plus rien à faire de moi,  mais je continuerai à aimer les Français et ce pays  avec lequel j’ai partagé tant d’efforts. 

Je reste parce que vous considérez que maintenant je dois payer pour réparer le gâchis, les déficits  la mauvaise gestion, les fractures de ces 20 dernières années.

Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté. J'ai cotisé pour ma retraite, et on veut me faire croire que je suis à charge. Sur cette retraite, je cotise à la Sécurité Sociale et à une mutuelle, et je n'arrive plus à me faire soigner ou arracher une dent. 
Je n’ai pas à justifier les raisons de mon choix, qui sont nombreuses et intimes. Je tiens à garder mon passeport, même si vous cherchez à me le reprendre, parce que les hasards de l'histoire ont fait que je suis né loin de la mère Patrie. Tous ceux qui paient en France n’ont pas été injuriés comme je le suis
Je reste, après avoir payé, en 2012, 45% d’impôt sur mes revenus, 20% de taxes sur mes dépenses courantes, 80% pour l'essence. Tout cet argent disparaît dans un trou semble-t-il sans fond. Mais je conserve l’esprit de cette France qui était belle et qui, j’espère, le restera.

Je vous rends mon passeport périmé pour en avoir un autre, et je garde ma Sécurité sociale, qui peut quand même servir. Nous avons la même patrie, et je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l’a toujours inculqué.

Je trouve minable l’acharnement de la police contre les automobilistes, quand tant d’autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.

Je ne jette pas la pierre à tous ceux qui ont du cholestérol, de l’hypertension, du diabète ou trop d’alcool ou ceux qui s’endorment sur leur scooter ou qui pissent dans les avions : je suis un des leurs, comme vos chers médias aiment tant à le répéter.


Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé  des millions d’impôts en quarante-cinq ans, je fais travailler une femme de ménage à 10%.
Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot "minable"

Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande monsieur le politicien, je vous le demande, qui êtes-vous? Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre, Monsieur, et je vais rester poli.

François

vendredi 14 décembre 2012

Saint Louis

Saint Louis, roi de France et saint devant l'Eternel parmi les plus célèbres, fait partie de notre patrimoine national, et sa vie est d'une étonnante actualité.

Il est né en 1215 dans la région parisienne, il mata les barons régionaux et voulut introduire un pouvoir juste, fondé sur la justice et la prévention des conflits par la négociation. Il interdit les jeux d'argent, le prêt à intérêt, la prostitution et punit le blasphème. Il mena des campagnes contre l'Islam, et prit des mesures contre les Juifs. Il créa ce qui devint la Cour des Comptes. Il meurt de la peste devant Tunis en 1270 et est canonisé bien vite en 1297.

Et il eut onze enfants, de sa femme Marguerite de Provence.

Tout cela fut bel et bon, presque"normal". En tout cas, grâce aux chroniques de Joinville et de Guillaume de Saint-Pathus, son histoire édifiante s'est popularisée, moins comme roi que comme un second saint François, se faisant donner la discipline, lavant les pieds des pauvres, etc. Il fit construire la Sainte-Chapelle pour y enchâsser la Couronne d’Épines et les Trois Clous de la Crucifixion, ce qui suffirait à sa gloire posthume. Ce modèle de "Sainte-Chapelle" fur repris en de nombreux endroits : (Champigny sur Veude, Riom, Logelbach, Chateaudun, etc)

Alors, évidemment, son culte se déploya partout. Il y a partout des églises et des cathédrales Saint-Louis. Au XVIIème siècle, il devient le patron de la monarchie française, et il devient une figure tant dynastique que nationale. Il est nommé Protecteur des Jésuites, il est saint patron des maçons et charpentiers, des merciers, des brodeurs-chasubliers, des coiffeurs (parce que, dit Joinville, il était "moult bien peigné"), des pêcheurs à la ligne (?), des lingères. On l'invoquait contre la surdité (l'ouie!), et contre la cécité (il a fondé l'Hôpital des Quinze-Vingt).

Il est représenté partout, d'autant plus que cela servait au prestige du roi de service. On le représente en costume royal avec des fleurs de lys, la couronne et le sceptre auxquels s'ajoutent la couronne d'épines et les 3 clous, et le modèle de la Sainte-Chapelle.

On peut notamment aller admirer le Maurice Denis de Saint-Louis de Vincennes, et surtout La piété de saint Louis pour les morts, de E Debat-Ponsan, en la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.


On le fête bien sûr le 25 août.



mardi 20 novembre 2012

Copé-Fillon : jeu, set et match 0-0

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Figaro, un connaisseur :

Et j'avoue avoir bien ri, en voyant ceci :
(pour info, le gros lardon, derrière JF Copé, est Edouard Curtial, député de l'Oise, ancien ministre!)

Puis cela :
(Valérie Pécresse a son sourire Colgate)

Mais maintenant, après la détente, il faut réfléchir un peu. C'est quand même une mauvaise nouvelle.

Certes, en plaisantant, je disais que je souhaitais la victoire de Copé, mais comme Laval souhaitait celle de l'Allemagne : à cause des conséquences. Mais une victoire comme celle-là, c'est aussi mauvais pour la France.

Certes, Fillon ne m'a jamais paru très courageux. Je l'ai vu mollir en 1995, quand il était ministre des PTT : il se vante de la réforme qu'il y a fait, sans dire qu'elle s'est faite malgré lui et sans lui, après un joli pas de clerc. Je me souviens de sa réforme des retraites de 2003, où il a réduit en douce les retraites des mères de famille. Je me souviens surtout de celui qui pendant 5 ans a occupé la fonction de Premier Ministre, acceptant d'être réduit au rang de "collaborateur" (je parlais de Laval tout-à-l'heure, mais ça n'a pas de rapport), disant qu'il dirigeait un pays en faillite, tout en faisant voter la loi TEPA de 2007, qui allait nous couler.

Mais par rapport à Copé, il est quand même plus présentable. Copé, avocat "sur titres",  traîne déjà à 48 ans un tombereau de casseroles, de ses appartements de fonction à la piscine de M Takkiedine. Il est soutenu par ce qu'il y a de pire en politique, comme Valérie Rosso-Debord ou Nadine Morano (celle qui est fière que des soldats français soient morts "grâce à Sarkozy"). Et par Madame Boutin, qui fête ainsi sa victoire :
Joie sereine et déterminée!!!!

Et il a fait campagne -dite du pain au chocolat- sur ce qu'il y a de plus mauvais en France, avec ses relents de populisme, dans la ligne "Buisson", qui consiste à reprendre les thèmes du FN tout en disant qu'il n'en est rien. C'est "clivant", il trouve ça bien. On n'est pas homme d'Etat en "clivant". Et moi, je n'aime pas que les enfants d'immigrés viennent m'expliquer comment il convient d'être français. 

Il a fait son petit putsch dimanche soir, essayant de forcer le destin avec un manque d'élégance qu'on n'oubliera pas. Il a quand même gagné, de 98 voix, d'une victoire sans panache puisqu'il est désormais évident que les 2 camps ont bourré les urnes. Mais c'est leur problème...

Ce type est prêt à tout, y compris à faire alliance avec le FN aux municipales, sous prétexte de front anti-socialo. Fillon a parlé de fracture politique et morale, ne l'oublions pas. 

On s'achemine vers des temps troublés. Copé ne sera jamais président, en particulier parce que Fillon, qui a le génie du "coup de pied de l'âne", lui gardera un chien de sa chienne : la machine à perdre de la Droite est de nouveau en marche. Mais la Droite, bien décomplexée, prend une mauvaise direction, celle des extrêmes. La perspective d'un "dialogue républicain" s'éloigne, -à défaut d'un gouvernement d'union nationale qui serait nécessaire pour faire face à la crise.

Les français seront hélas les victimes de cette farce.

dimanche 11 novembre 2012

Merci Madame Morano

Certains de mes lecteurs ne connaissent pas twitter, ne savent s'en servir, et se privent ainsi de belles perles.

Je choisis aujourd'hui de vous présenter le tweet que Madame Morano, Nadine de son prénom, a cru bon d'envoyer aujourd'hui 11 novembre 2012 à 11h04, et qu'elle a supprimé quelques instants plus tard.


L'hommage permanent à Monsieur Sarkozy est une de ses constantes, la bêtise aussi, en prime.

Pour votre information, elle appelle les militants à voter pour Monsieur Copé. Moi aussi, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

mercredi 7 novembre 2012

Mais oui, mon petit.....

Tiens, je vais vous raconter une anecdote, une histoire vraie, qui m'est arrivée pour de vrai.

C'était au début du siècle. J'étais le patron des directeurs régionaux du sud-est de la France, et donc responsable d'environ 15 000 personnes, magistère plutôt relationnel qu'opérationnel, mais enfin il y avait de quoi s'occuper.

Le Président de l'époque, voulant transformer la vision des cadres d'Etat-Major par rapport aux réalités opérationnelles, proposa un programme "Noël en agences" : il s'agirait d'aller aider les agences commerciales à accueillir le surcroît de clients qu'on attendait pour les fêtes. Je fus bien sûr enthousiaste, et m'inscrivis aussitôt (à la différence de certains que je ne nommerais pas, qui estimaient cela indigne d'eux). Je fus affecté dans la boutique du Cherche-Midi, à deux pas du Bon Marché (qui est très cher) et de l'église Saint-Ignace (où vont les gens biens).

Je passais à mon bureau le matin, et de midi à 20 heures, j'allais travailler avec les 4 ou 5 personnes de cette agence. Je restais bien sûr jusqu'à la fermeture, question de principe.

Dans la pratique, ce n'est pas si facile de s'intégrer à une équipe de vente. Il faut faire attention. Ne jamais toucher à la caisse, question de respects pour leur responsabilités. Ne pas essayer de vendre, car c'est leur métier, et il ne faut pas leur laisser croire que n'importe qui peut le faire. Et puis, on n'est pas sûr de bien connaitre toutes les options et tous les prix, les promotions, les arguments.

Mais on peut se rendre utile : emballer les cadeaux, expliquer Internet à des débutants en consacrant un temps qu'ils ne pourraient dégager, accueillir et faire attendre. On finit au pire à se faire oublier, au mieux à se faire apprécier.

Et on apprend des tas de choses. Comment par exemple ils se débrouillent pour que la caisse soit exacte tous les soirs, alors qu'on leur a mis un programme d'enfer impossible à gérer. Par exemple, il faut le compte exacte des pièces de 10c, de 20c, etc. Le responsable au niveau national en était très fier. Mais dans la réalité, les gars utilisaient la mitraille de la machine à café (payante pour les clients) pour ajuster la caisse à ce que l'ordinateur croyait qu'il y avait. Pas de quoi fouetter un chat, puisqu'il s'agissait de petites sommes, mais cela montrait bien l'écart qui existe entre ce que les chefs croient savoir et ce que les personnes de terrain savent.

Donc un jour, me voila à l'aiguillage : Bonjour Madame (/Monsieur/), bienvenue dans notre agence, que puis-je pour vous? Etc.

Et voila que rapplique ce que j'appelle depuis une p... du VIIème : une dame en vison, frisottée de près, foulard Hermès et bagouses, l'allure de Mme de Grand-Air, du genre que l'on rencontre à la messe de 11h à St François-Xavier.

- Bonjour Madame, bienvenue, que puis-je pour vous?
- Je voudrais un téléphone portable....
- Si vous vous bien vous installer ici, notre spécialiste, M Marcel, va vous conseiller...

Et alors, elle me répliqua sèchement :
- Mais oui mon petit, c'est cela, allez me chercher quelqu'un de compétent!

Le dernier point sur les vaccins

Hier 14 juin 2021, le Président Macron tenait une conférence de presse à l'issue du conseil de l'OTAN, et de sa conversation avec...