L'été se finit, sans avoir encore commencé. On n'a pas regardé la TV, et on a commencé à lire le journal par le Sudoku.
Qu'en reste-t-il? La libération de Mme Bétancourt, et la joie des français, y compris celle un peu vexée de notre Président.
Le drame de Carcassonne, les insultes de Sarko, la démission du CEMAT, et un 14 juillet de légende sous l'oeil du fils el-Assad (Bachar), un grand ami.
Une reforme constitutionnelle inutile, mais une ambiance très IVème République, avec pressions multiples sur les députés et sénateurs, dont les Radicaux de Gauche -qui ont achevé de se déconsidérer-, et la traîtrise de Lang.
Ceci fait, on annonce la réforme des Armées. Pauvre d'elles!
Enfin les vacances avec Carla. Mais on va comme prévu inaugurer les JO à Pékin, mais pas longtemps, ce qui s'appelle perdre sur tous les tableaux. Laure Manoudou fait déborder la piscine de ses pleurs enfantins. Alain Bernard le gendarme sauve la mise. Ouf!
Ils étaient bien, ces JO : vive le parti Communiste Chinois qui fait du capitalisme avec les méthodes de Staline.
Tiens une guerre en Géorgie? En pleine trêve olympique, zut alors! Vite à Tbilissi et à Moscou! Un beau traité qu'on oublie de faire signer, des clauses à double sens. Sarko est (encore) cocu, et il parait que les Russes en rient encore. L'Europe est ridicoculisée. Les US sont occupés à leurs petits jeux électoraux qui n'intéressent qu'eux. Poutine lui fait du Staline avec les méthodes du capitalisme. Génial, ça marche aussi bien que pour les Chinois.
Tiens dix morts français en Afghanistan? On ne lui avait pas dit que la guerre pouvait tuer! Et d'abord c'est pas une guerre. Vite à Kaboul! C'est là qu'il invente cette célèbre démonstration : "nos soldats ne sont pas morts pour rien, donc l'envoi de troupes est justifié." Il va là-bas, et aux Invalides , répéter ça, et parler de lui. La solitude du chef, hein? J'assume, mais pas la patrouille. Moi, moi, moi.
Le sujet ne porte pas à la polémique, mais quand même, quelle honte pour nous tous...
Cependant, Bocquel a été très bien, en assistante sociale : accueil des familles des blessés, visites à l'hôpital. Mais le trio Sarko, Morin, Georgelin a été en dessous de tout. On s'en souviendra.
Et puis quoi, c'est la rentrée. On annonce un impôt sur les produits du capital pour payer le RSA. Je ne trouve pas ça illégitime, mais quel renoncement à toutes ses promesses et à sa politique! Le plaisir d'embêter la gauche, en piquant une idée de son fonds de commerce, a été plus forte que la cohérence.
Un été sans pause, donc, qui confirme mes déterminations :
- il faut tout faire pour empêcher Sarkozy de continuer à nuire.
- il faut préparer d'urgence une alternance sur la base de la restauration des (vraies) valeurs, de la réforme -authentique- de l'Etat et du retour à l'équilibre budgétaire, par un effort partagé avec justice.
Il n'y a rien à attendre de la gauche, en coma dépassé. Ça doit donc venir du centre et de la droite. Mais ceux qui, à l'UMP et ses vassaux, continuent à défendre l'indéfendable seront comptables des catastrophes à venir. On s'en souviendra aussi, mais ils peuvent encore se ressaisir.