lundi 17 septembre 2012

Rouler à droite?

Vous l'aurez remarqué comme moi : on roule à droite, et sur l'autoroute, on double aussi à droite.

De mon temps, c'était interdit par le Code de la Route. Maintenant, c'est tellement habituel que j'en suis à me demander si on ne l'a pas modifié.

Deux raisons à cela : la généralisation des cruisers dans les voitures, et le fait qu'on n'a pas inventé de radars capables de constater ce délit. Donc, pas de machines à fabriquer des PV à la chaîne, et surtout pas de primes pour la flicaille. Conclusion, ce délit impuni est devenu la règle.

Cette initiative routière est devenue un "must", un incontournable. On double à droite.

On l'a bien vu en politique, où M Sarkozy de Nagy-Bocsa a tenté, vainement mais de peu, de doubler sur sa droite pour siphonner Marine, laissant NKM et Bachelot tout interdites, les laissant coites.

On le voit bien en religion, où il est de bon ton de dénoncer les fondamentalistes, tout en cherchant désespérément un accord avec eux pour les "ré-intégrer" (le mot est bien choisi), dans la "communauté", ce dont ils n'ont que faire.

On le voit très bien dans la vie courante. Il faut doubler à droite tous ceux que l'on rencontre. Pas un dîner sans blâmer le type "qui ne fait rien" tout en pestant contre les 20 milliards d'impôts. Justice sociale? Quelle bêtise : si on prend l'argent aux riches, où va-t-on!

Prendre l'argent des riches est de nature à les rendre hystériques, au sens propre. Ils sont en permanence en état de rage froide, se vengent sur le petit personnel pris à témoin de leur immense malheur. Bon, me direz-vous, on peut les comprendre...

Et bien, ça ne suffit pas. Il faut les doubler sur leur droite : il faut en rajouter, les plaindre, dire que avec les socialos, c'est toujours comme ça, ils commencent par dépenser de l'argent, et après ils taxent. La justice sociale, c'est comme les Droits de l'Homme pour le FN : une absurdité, une contre-vérité d'origine communiste.

Exemple de riche : la famille a fait fortune pendant la guerre en vendant de la dynamite aux Allemands, et a réussi depuis à vivre de ses rentes. Comme disait NS, "y z'ont bien le droit de profiter du produit d'une vie de labeur". Sauf que les petits-enfants n'ont jamais rien fichu. Mais c'est tellement dégueu ce qui leur arrive, c'est vrai, quoi, qu'on est invité à les plaindre de devoir aller en Belgique.

Exemple de classe moyenne : pas très riches, travaillant tous les deux. Ils ont oublié que la hausse de la TVA a été supprimée, mais râlent comme les riches, sans avoir les moyens d'aller en Belgique. L'unique objet de leur ressentiment est la hausse des impôts,  qu'on ne paie que pour encourager l'assistanat, c'est bien connu, et pour payer des fonctionnaires à ne rien faire, mais dans leur école, il manque 2 instit! Scandale.

La pensée unique est devenue de droite. De préférence réactionnaire, ultramontaine, du côté des riches, des dictateurs, des intégroïdes, des complotistes. Si vous ne doublez pas à droite, vous n'avez droit qu'à du mépris hautain. Pauvre c., salauds de pauvres....



dimanche 22 juillet 2012

Cher Maître,

Cher Maître,

Votre décès me touche, mais montre que la philosophie conserve, puisque vous êtes allé rejoindre Platon, Descartes, Kant, Bergson à l'âge vénérable de 94 ans.

Vous étiez gentil. Touchant même lorsque vous essayiez de nettoyer vos lunettes avec votre mouchoir en confessant que vos enfants avaient "mis de la confiture dessus". On ricanait, car on était des sales gosses.

Vous saviez qu'on en avait pas grand chose à faire, de votre philosophie, en Terminales. Gentiment vous nous donniez des polycop où il y avait l'essentiel de ce qu'il fallait retenir. Grâce à vous, j'ai eu le bac : un 13 inespéré en philo, qui m'a valu d'échapper à l'oral de repassage... Je les regrette ces polycop, je suis sûr qu'ils m’intéresseraient maintenant...

Vous étiez philosophe. Vous acceptiez de monter au poteau, condition sine qua non pour que les cyrards arrêtent le chahut. Vous montiez, et vous faisiez votre cours pendant que les cyrards lisaient leurs revues favorites genre "Raid", ou se délectaient avec le règlement intérieur de l'Infanterie. C'était aussi des sales gosses.

Vous étiez philosophe. Un jour, vous avez voulu faire l'appel. Tout le monde était là. Au milieu du cours, on frappe à la porte et notre camarade X (dois-je encore garder son anonymat?) entre, et va s'installer à sa place au fond. Vous avez accepté le fait, malgré la perception contradictoire de votre expérience du réel. C'était pourtant simple : le bâtiment en travaux était couvert d’échafaudages, il était facile de se glisser dans le renfoncement du mur, puis de sortir par la fenêtre pour se représenter à l'entrée.

Vous étiez philosophe. Un jour, un camarade rapporte triomphalement une boite de capotes. Pendant votre cours, il en gonfle une, jusqu’à ce qu'elle prenne une taille... disproportionnée. "M Untel, veuillez ne pas jouer au ballon pendant le cours". "Mais, Maître, ce n'est pas un ballon!". 

Vous étiez philosophe. Le prof de maths nous explique le raisonnement par récurrence, et ajoute que ça ne fait pas un pli pour les matheux, mais que les philosophes trouvaient à y redire. Sous entendu : ces tarés coupent les cheveux en 4, et ne comprennent rien. A la pause, on vous saute dessus. On apprend que, docteur en philo, vous aviez commencé par une licence de maths. Timidement, vous nous dites que, dans le temps, vous aviez écrit des choses "pas idiotes" sur le sujet. Comment retrouver "ces choses"? Maintenant, j'aimerais les lire.

Maître, vous avez distribué de la confiture à des cochons (que nous étions)! Margaritas an porcos, disaient les Grecs. J'espère cependant que vous avez été heureux.

Requiescat, cher Maître

Vive la Police Parisienne...

On commémore la rafle du Vel d'Hiv, où les Juifs, petits et grands, ont été regroupés par la Police Parisienne, sous Vichy, en 1942. Bien.


On peine à commémorer son autre exploit : avoir, sous Papon, jeté quelques dizaines de bicots dans la Seine, en 1961. Peut mieux faire.


Sous Guéant, elle met des PV, attend les petits chinois à la sortie de l'école, et re-met des PV.


Et quand elle vous jette votre dossier de renouvellement de CNI à la figure en vous disant "vous n'êtes pas français", et bien, il y a une différence de degré, pas de nature.


Voila ce que je pense de la Police de Paris et de la Préfecture de Police de Paris.


samedi 14 juillet 2012

Fausses Mémoires...


Tiens, j'ai retrouvé ce texte, écrit en 2007. Il aurait été dommage qu'il disparaisse. Toute ressemblance avec des personnes existantes est voulue.
François

Jeudi 23 novembre 17…
 Il n'en est pas trop paru, hier, au bal chez Madame, qui recevait pour ses obligés, sous le haut patronage de SM la Reine de Corrèze, à l'Opéra de Versailles, où l'on écouta de la musique agréable de M de Mozart et du chevalier Glück. Le prétexte était de lever des fonds pour l'Ordre Souverain des Chevaliers de Malte, dans sa croisade contre les Infidèles. Ce fut charmant, et le buffet de M Lenôtre restera dans les mémoires de tous les courtisans.

Cependant, les proches de Madame s'interrogeaient sur les rumeurs de disgrâce de la favorite. Depuis l'été, elle avait réussi à force de manoeuvres, à vrai dire peu habiles mais efficaces, à s'emparer de l'esprit de Madame, lui faisant accroire qu'elle était experte en finances, notamment fiscales,  en juris-prudence, et surtout en l'art de communiquer.

Elle se disait forte de fournir à Madame des entre-vues dans des gazettes illustres, comme le "Courrier du Bourbonnais", "Gala", "Potins de la Cour-Images de notre Monde", et de la faire admirer dans les étranges lucarnes, dans "Dieu merci!" sur Direct 8, ou dans "Quel veut gagner des millions?", où, disait-elle, "même un âne peut gagner 100 000 livres...".

Elle s'était depuis longtemps introduite dans la famille princière, soignant jusqu'à son dernier soupir la feue mère de Madame, avec beaucoup de dévouement, selon ses partisans, à son grand profit disaient les héritiers, en cachant sous de gros sanglots le bruit de tous les bijoux qu'elle avait subtilisés pendant la royale agonie... Il s'en trouva un cependant, dont l'esprit naïf et la courte vue étaient connus de tous, pour l'accueillir à son tour, en marque de reconnaissance! Il s'en sépara ensuite quand il constata la disparition de tableaux et de papiers illustres qu'il tenait de son grand-oncle SAR le duc de B.

Habitée par une sombre culpabilité inconsciente, Madame eut donc recours à elle pour transmettre son patrimoine illustre à son fils, M. le Prince de L, en assurant lui éviter tout frais, notamment l'insoutenable impôt sur les avoirs. Ce Prince est maintenant sous le coup d'une enquête fiscale, ce qui ne semble pas avoir ébranler la confiance absolue que Madame portait à sa favorite.

Progressant rapidement dans la maison de madame, elle tenta d'éliminer toute concurrence, fit partir un commis de la comptabilité, dont elle craignait qu'il la démasquât, et qui se riait de ses supposées compétences. Par d'adroites calomnies, elle sut convaincre Madame que seule la malveillance à l'égard de son sexe et de sa race dictait les recommandations de ses conseillers à une plus grande prudence dans l'emploi des fonds. Elle poussa l'audace jusqu'à dicter à Madame des billets à son ordre, dont elle fixait le montant, à chaque fois plus élevé! Madame, véritablement ensorcelée, croyait en signant faire preuve d'autorité, une autorité qu'elle tenait du Créateur même, et que des lois de l'Etat, par nature illégitimes, ne sauraient contrer.

M le Contrôleur des Finances lui fit des représentations orales, puis écrites, sans succès. Il fit finalement appel à la menace du Contrôleur général des Comptes, qui a obligation de signaler au Parlement en sa Cour de Justice tout fait délictueux dont il aurait connoissance. Madame se résolut enfin à demander avis à certains Conseillers d'Etat, qui l'ébranlèrent.

Elle accepta enfin de regarder les pièces jointes, dont le montant était par ailleurs bien dérisoire par rapport aux avances consenties. Les notes de restaurant ne lui semblèrent pas poser de problème, ainsi le restaurant "essayé" pour un déjeuner avec un gazetier, deux jours après celui-ci! Un ticket de caisse, et le ticket de carte bancaire du même montant et de la même heure, présentés pour un double remboursement, qu’y a-t-il de mal ? Des notes de fiacre, pour 50 livres la course dans Paris, en plus de la carte orangée, quels scrupules ! Mais, mon Dieu, le train luxueux de la favorite, en 1ère classe, cela ne pouvait se supporter plus longtemps, alors que le Prince, père de Madame, lui, voyageait en 3ème classe!!!

Voila ce qui causa sans doute la chute de la plus admirée des femmes, qualifiée de "génie", disgrâce mieux méritée mais tout aussi brutale que celle de M de Turgot. Priée de rendre la clé des appartements de travail, sans avoir le droit de venir y prendre ses affaires qui y étaient serrées, et qui lui furent portées par une femme de chambre, elle tenta de paraître avec son outrecuidance habituelle, mais ne put cacher son dépit. Elle doit assurer samedi la cérémonie de "Dieu Merci!", mais son rôle se limitera à la conduite de Madame, et devra ensuite rentrer en ses terres de Bourges, où son sort sera définitivement arrêté.

Le premier mouvement de Madame fut de l'enfermer dans un couvent pour le restant de ses jours. Sera-t-elle obligée de porter plainte auprès d'une Justice qui est celle des hommes et non celle de Dieu? Pour l'instant, elle garde un silence complet, ne voulant ajouter l'humiliation à l'inconséquence.

Le bal, où la Reine partit fort tard, même après Madame, était réussi. Toute la cour se réjouit de ce que l’assassinat, la veille, de M Pierre G., par les infidèles, n’eut pas troublé la fête, après la minute de silence que le protocole exigea. 

lundi 18 juin 2012

Corrigés du bac philo 2012

Bien intéressants ces sujets du Bac 2012! Préparés bien avant les Présidentielles, ils en sont au coeur.


"Que gagne-t-on en travaillant?"  pour les L, et «Travailler, est-ce seulement être utile ?" pour les ES.


La réponse à la première question est simple : pas grand-chose en général, surtout si c'est un vrai travail. Un travail pour lequel on se lève tôt et après lequel on se couche tard et fatigué ne rapporte pas grand chose. A peine plus que si vous avez un faux travail, c'est-à-dire si vous êtes fonctionnaire (précisez : sauf les profs, pour ne pas irriter le correcteur), ou roumaine à la porte des boulangeries.


Une erreur serait de disserter sur le thème :" on travaille pour gagner sa vie". D'abord parce qu'on peut la perdre, lorsqu'on est pris dans des délires managériaux commandés par des financiers irresponsables. La souffrance au travail est une réalité, et peut conduire au suicide. Ensuite parce qu'on ne la gagne pas. Le SMIC est à peine plus élevé que le seuil de pauvreté, et il est bien connu que l'on ne peut faire vivre une famille, surtout en Région Parisienne, avec 2 SMIC.


Autre erreur : "on travaille pour s'accomplir, se réaliser". Si on travaille pour ça, c'est qu'on a un faux travail, et rien d'autre à faire. On travaille un peu pour avoir du fric, et surtout pour créer de la valeur pour les actionnaires de l'entreprise. Si vous ne comprenez pas cela, il vous est inutile de poursuivre des études. Ne demandez jamais d'augmentation à votre patron, vous détruiriez de la valeur pour l'actionnaire, et le patron perdrait sa prime.


"Arbeit macht frei" : cette fine allusion peut plaire aux 18% de la population nostalgique d'un ancien temps, qui croient que nombreux sont ceux qui partagent leurs "valeurs". Néanmoins, la probabilité que le correcteur en fasse partie est faible, soyez donc prudent.


N'oubliez pas non plus de dire qu'en travaillant plus, vous gagnerez plus, notamment le droit de payer des impôts. Ceci est vrai dans certaines limites, car au delà d'une très grosse somme, il est prouvé qu'on paie moins d'impôts. 


Certains ont fait le calcul inverse : "que gagne-t-on en ne travaillant pas?" Et bien, parfois beaucoup. On peut, parait-il, s'enrichir en dormant. Ou en faisant des visites à des vieilles dames. 


Pour la deuxième question, c'est plus subtil encore : on présuppose que le travail, c'est être utile, et ce point mérite une discussion préalable. J'en connais trop qui pensent travailler  et ne font que gêner les autres. Leur utilité sociale est négative, et il faudra bien des années pour réparer le mal qu'ils peuvent faire en 5 ans.


Certains peuvent croire qu'ils sont utiles, alors que leur travail est vain. Il ne faut pas leur dire, au risque de mettre en péril leur équilibre psychologique.


Alors, admettons que travailler c'est être utile. Y a-t-il autre chose de plus? Et bien non! Et s'il y en a, il faut supprimer ça tout de suite. Si vous ne savez pas faire, faites appel à des consultants qui vous diront comment supprimer les pauses tabac ou pipi dans le temps de travail. Toute inattention, distraction, réflexion, au travail est un abus de biens sociaux, punissables comme tels. 


L'inutilité est une perte de temps, et le temps c'est de l'argent. CQFD.




Serez-vous plus inspiré par «Toute croyance est-elle contraire à la raison ?». A moi, Auguste Comte et Petit Père Combes! Quel sujet stupide et indigne! 


Oui, il y a des croyances stupides, comme le créationnisme. Non, toutes les croyances ne sont pas stupides. Elles sont des signes de ce qu'il reste à découvrir. 


Le monde est plus grand que nous. Le réduire à la seule raison est se priver de ses merveilles. Car


 "La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles"


"Serions-nous plus libres sans l'Etat ?», voila ce que quoi ont planché les S. La réponse philosophique est non, mais en pratique cela dépend de l'Etat, surtout lorsqu'il est mis au service d'ambitions personnelles. Nous serions plus libre si certain ministre de l'Intérieur ne s'amusait pas à lire nos mails et écouter nos conversations téléphoniques, et à nous ficher systématiquement, allant jusqu'à créer un "fichier des citoyens honnêtes".


Ou encore  «Avons-nous le devoir de chercher la vérité ?"  : la réponse est oui, mais ça peut être dangereux.


Encore en ES : «Peut-il exister des désirs naturels ?». Ne pas confondre "désir" et "besoin", au risque de commettre une regrettable confusion. 


Tout ce qui est dans la nature est naturel par définition, alors pourquoi parle-t-on de désir "contre-nature"? Nous sommes mis au défi de trouver un désir naturel! Je n'ai sans doute pas bien compris la question...
Le sujet me parait bien chaud pour de jeunes bacheliers. Seul saura répondre peut-être le doyen des candidats, âgé de 84 ans...
 

jeudi 17 mai 2012

L'ascension de NS

Il vient en effet de s'envoler pour Marrakech, invité par on ne sait qui, pour on ne sait combien de temps.

La cité sainte de Marrakech (malgré le grand nombre de personnes d'apparence musulmane) sera donc à NS ce que l'Irlande fut au général De Gaulle, le lieu idéal pour une méditation sur l'ingratitude des peuples et les vanités de ce monde.

Santo Subito, semblaient dire tous ceux et celles qui ont assisté, impuissants et désespérés, à cette fin pourtant inéluctable. IL A REUSSI SA SORTIE, voila ce que disaient les fans hystériques le 15 mai, comme les femmes au tombeau le matin de Pâques.

Certes, on le reconnait, il avait raté son entrée, mais il était jeune et ne savait pas. Mais maintenant, il sait sortir!

La reconstruction hagiographique de son calamiteux quinquennat est en marche : Salvator Mundi Euronisque! La Boétie de Bush et Sénèque d'Obama! Abélard d'Angela! Alexandre de la Libye, de la Cote d'Ivoire et de l'Afghanistan!  Refondateur de la syntaxe et protecteur de la chanson carlalesque!

Le meilleur chef d'Etat que la France ait eu depuis Napoléon Le Grand, voila ce que j'ai lu sur Tweeter.

Et bien, mes frères, je vous le dis : tout ça ne durera pas deux mois. On se force jusqu'aux législatives, pour ne pas désespérer Neuilly (sur Seine). Et l'été viendra, et on partira en vacances. A l'automne, on l'aura oublié, et ce ne sont pas ses amis qui faciliteront son retour : à eux de jouer maintenant! Du reste, bizarrement, personne ne parle de ses succès dans son domaine de prédilection : la sécurité.

Le militant UMP de base en est encore dans les phases de déni et de révolte. Mais il en viendra bientôt à penser qu'il aurait été bien aise de se choisir un meilleur candidat.

Le mieux que je puisse leur conseiller, et d'abord à Mesdames Morano,  Boutin, Rosso-Debord, est de se calmer, de laisser passer de l'eau sous les ponts, et de commencer un début de commencement de réflexion (si possible).

dimanche 13 mai 2012

Saint Gautier de Pontoise

Gautier est un prénom qui porte, comme Baudouin, Amaury ou Arthur, une sympathique connotation médiévale. Commencez un roman par "Messire Gaultier...", et vous verrez!

Car on écrit Gautier, Gauthier, Gaucher, Wautier, Authier, selon les règles bien connues de l'évolution des prononciations, et qui finissent par l'orthographe.

Ce même Gautier nous a donné les Walter (Walt Disney, vous y êtes?), Walther, Wouter, et même Gualtiero  en italien. Et en latin, c'est Gusiterius.

Gautier est donc un fier prénom dont l'usage est reparti au XIXème lors de la "redécouverte du Moyen-Age", grâce notamment à Michelet et à Walter (encore un) Scott. Mais il s'est surtout fixé comme patronyme, avec toutes les variations orthographiques possibles. Je parierais même que le nom de Fabien Galtier vient de Gautier. Et je vous rappelle que la Dame aux Camélias de Dumas (la Traviata de Verdi), s'appelait Marguerite Gautier.

Mais revenons à notre saint Gautier qui fut le premier abbé de Saint-Martin de Pontoise au XIème siècle, mort en 1099. Il tient trois épis de blé et deux grappes de raisin : Pontoise devait être riche à l'époque. Du coup, on en a fait un patron des vignerons, sans pour autant faire de l'ombre à saint Vincent.

Deux caractéristiques à noter :
- Il a passé sa vie à fuir. Il en avait tellement assez de ses moines (du genre Camembert), et il voulait tellement servir plutôt qu'ordonner, qu'il a craqué 2 fois. Il s'est caché une fois à Cluny, une autre fois près de Tours, mais il a toujours été reconnu et ramené de force à son poste. Enfin, il est allé à Rome demander au pape la permission de démissionner. Le Pape refusa tout net, le renvoya à son abbaye et lui défendit d'en partir. Là il fut tabassé et enfermé par les moines qui en avaient assez de ses harangues. Gautier était vraiment un saint.
- Il a été canonisé en 1153 par l'évêque de Rouen : dernier saint à avoir été canonisé par une autorité "subalterne". La décentralisation était terminée.

On le fête ordinairement le 8 avril, sauf en Ile de France, où c'est le 4 mai.


Le dernier point sur les vaccins

Hier 14 juin 2021, le Président Macron tenait une conférence de presse à l'issue du conseil de l'OTAN, et de sa conversation avec...