dimanche 25 mars 2018

Mort d'un Héros

Je m'associe bien sûr à l'hommage rendu au LTC Arnaud Beltrame, le héros dont le sacrifice dans l'action force le respect.

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

On ne saurait mieux dire que le vieil Hugo, hélas. 
C'est pourquoi j'ai été profondément blessé par la récupération au-delà de l'imagination de cet assassinat pour tenter de justifier l’injustifiable comportement de petits cons immatures du Lycée Militaire de Saint-Cyr.
Et je reste perplexe devant les affirmations récurrentes à chaque attentat des ministres de l'Intérieur successifs comme quoi "le suspect était fiché S, mais nous n'avions pas d'indice de radicalisation". Je pense que la DCRI doit revoir ses méthodes si elle veut conquérir une crédibilité qu'elle n'a jamais eue.

jeudi 22 mars 2018

22 mars 2018

Il faut que tout change, pour que rien ne change.

 - C'est le printemps depuis deux jours, et on a toujours du blizzard de Sibérie, et ce n'est pas très de s'arranger.

 - C'est le cinquantième anniversaire du début de mai 1968, que des pécores ont déclaré vouloir "abolir"! Bel exercice d'uchronie : essayez de deviner comment serait la France s'il n'y avait pas eu mai 1968, sans doute un avatar du Chili de Pinochet.

 - Les syndicats se sont mis en marche sur les thèmes de la défense du service public, ce qui veut dire en novlangue : pas touche à mon statut, mes primes, mes avantages acquis, ma retraite et mon petit confort. Rien que nouveau. Aujourd'hui, les contrôleurs aériens sont en grève, demain, c'est Air France (encore - ne prenez plus cette compagnie de malheur-).

 - Sarkozy vient de passer 2 jours en garde à vue, et en est ressorti mis en examen pour corruption ("passive"), recel d'argent libyen et financement illégal de campagnes électorales. On ne parle pas de la victoire de notre Picrochole sur cette même Libye. Mais mes fidèles lecteurs ne seront pas surpris. Relisez mes posts de 2007. Pour ma part, j'avais bien noté sa déclaration en 2012 : il n'avait pas dépensé plus en 2012 qu'en 2007, ce qui est sans doute vrai. Mais on sait comment il a financé celle de 2012, par les fausses factures de Bygmalion. Donc en 2007, il avait un autre filon, CQFD.

- Hier soir à la TV, ça a bardé contre Mgr Barbarin, et pourtant les intervenants sur le plateau étaient très corrects : Mgr Crepy, Isabelle de Gaulmyn, le représentant de "la parole libérée", une victime, un prêtre psychothérapeute. Ils ont bien expliqué pourquoi les victimes devenaient ensuite rétives à toute forme d'autorité : parce que l'image de l'autorité s'est fracassée. Alors j'ai compris pourquoi la seule vue d'un uniforme de flics me fait flipper. Police partout, justice nulle part.


samedi 17 mars 2018

Contre les arguments des syndicats de la #SNCF

Voila, ils ont déjà inventés quelque chose : la grève perlée permanente. Ils feront grève aux jours qui leur conviennent le mieux, et dont ils estiment qu'ils gêneront le public au maximum. Ils en espèrent un fort soutien populaire, et se mettent le doigt dans l'oeil.

Le rapport Spinetta, que je vous conseille de lire, liste les aberrations du système. La SNCF, le fleuron de notre imaginaire collectif, coûte 200€ par an et par français, et les cheminots ne vient pas d'objection à ce que ça augmente. L'Etat, c'est-à-dire vous et moi, dépense 4 milliards d'euros rien que pour compenser le déficit de leur caisse de retraite, problème dont Sarkozy avait dit en son temps qu'il était réglé. Mes lecteurs savent que c'était évidemment bidon.

Pour faire des économies sans se remettre en cause, c'est la maintenance qui a été sacrifiée, et surtout sur les lignes les plus chargées, comme celles du RER. Il y a des accidents, des coupures totales comme à la gare Montparnasse, des retards quotidiens sur les RER A et B. C'est devenu une entreprise Shadocks, qui pompe, pompe, pompe.... et qui bloque le pays juste en parlant d'eux.

Mais voila, le grand argument, c'est l'épouvantail représenté par France Télécom. Et il est fallacieux.

Parce que le changement à France Télécom a commencé en 1991, passage d'une administration à un EPIC. Il faut rappeler qu'à l'époque, les concurrents étaient déjà sur le marché : SFR et Bouygue. Michel Bon est arrivé en 1995, avec pour objectif l'ouverture du capital (que les syndicats ont appelé "privatisation", alors que l'Etat est encore maintenant, 20 ans après, l'actionnaire de référence, sans lequel rien ne se fait), qui a été fait en 1997 (malgré Jospin...).

Vous n'avez jamais entendu parler de ce qui s'est passé en interne jusqu'en 2002. Et pourtant, l'unification de la gestion du personnel sous un référentiel unique pour les contractuels comme pour les fonctionnaires, ce qui a permis la gestion de la masse salariale (+2% par an pour le GVT à la SNCF, c'est-à-dire que c'est automatique et qu'on n'y peut rien) ; la suppression des "cantines PTT" et des "garages PTT", symboles s'il en est de la "cogestion par la CGT. Des restructurations nombreuses : suppression, fusions de service, des changements de métiers accompagnés de formation et d'incitation. Et un repositionnement en faveur du client. Mais tout ceci a été occulté par ce qui s'est passé en 2002.

En 2002, Chirac est réélu par surprise, grâce à M Le Pen (dans la famille, le grand-père). Alors une bande d'escroc a pris le pouvoir, par une espèce de coup d'état : profitant de la bulle internet, les commissaires aux comptes ont publié des comptes où ils avaient tellement chargé de provision une situation qui continuait à dégager un fort cash-flow que c'en était absurde. Par exemple : une provision s'il se passe ceci, et une autre ou s'il se passe cela. Il ne faut pas additionner ces deux risques qui s'excluent, mais prendre au mieux la pire des 2 solutions. La campagne de presse s'organise : France Télécom en faillite, 20 milliards de déficit, l'action dévisse en bourse à 6.85€, moins que la valeur des simple actifs. Bon est poussé à la démission.

Et donc c'est, comme prévu, un copain de Chirac (et de Raffarin, premier ministre) qui est nommé en 2002 pour "sauver" l'entreprise, Thierry Breton, qui apportera dans ces valises quelques tueurs:  Louis-Pierre Wénès (associé d'une compagnie de service sollicitée par faire le bilan, et qui bloquera tous les achats sans vouloir le savoir) ;  Olivier Barberot, un DRH venu que l'Université Pasqua, cynique et sans scrupule; un adjoint venu de Thomson borné comme une bûche, et ses porte-flingues personnels. Ils affichent vite leur mépris pour tous ce qui avait été fait, mettent un plan drastique d'économies, y compris sur ce qui faisait gagner de l'argent, et se servent largement sur la bête : le salaire du président quadruple (quintuple avec les primes) du jour au lendemain, ils imposent la 2ème classe à tout le monde, mais louent des Falcon...

J'ai entendu cette phrase : "fonctionnaires, je vous annonce une grande nouvelle, vous allez pouvoir partir", ce qui se transformera vite en "foutez-le camp, par la porte ou par la fenêtre".

En 2005, son ami Chirac nomme Breton (beau-frère de François Barouin, tout s'explique) au ministère des finances, où il déploiera son talent en privatisations (les autoroutes, une grande réussite pour Vinci, Eiffage, etc), en finances (le "bouclier fiscal"), et en window-dressing (7 milliard d'euros caché sous le tapis au 31 décembre, pour montrer qu'il avait réduit le déficit. (NB : tout ceci est dans les rapports de la Cour des Comptes). Breton nomme à sa place un rigolo gentil de style gros-Nounours : Didier Lombard ne lui fera pas d'ombre, et s'occupera à faire joujou en technique ; le cloud en particulier. Et pourra continuer à faire pousser son arboretum personnel.

Lombard laisse la bride sur le cou aux tueurs, qui lancent les projets "ACT" (traduit en "Allez, Casse-toi) et NExT, avec l'objectif inavoué de faire un plan social, sans appliquer la loi sur les plans sociaux : aucun accompagnement, aucune incitation. Et le résultat ne se fait pas attendre : vague de suicide. Leurs responsabilités sont étudiées par  un juge d'instruction, et je parie que ce procès ne sera jamais audiencé : ils mourront dans leur lit, riches. Mais Breton n'est pas inquiété : ça s'est passé après lui, il a les mains propres, alors qu'il avait lancé la machine infernale. Il est parti continuer à faire fortune chez Atos. Grand bien lui fasse, si sa conscience le laisse dormir.

Donc, ce n'est pas la privatisation qui est à l'origine du drame, c'est la politique irresponsable, méprisante, indigne, de Thierry Breton et de ses sbires.

Ma conclusion : que la SNCF fasse déjà l'effort que France Télécom a fait de 1991 à 2002, et que le gouvernement ne mette pas à sa tête un cow-boy comme Breton.

On verra après pour savoir si on doit les plaindre. Mais c'est bien trop tôt....






mercredi 14 mars 2018

La mort de M Hawking

Les journaux ne manquent pas de rappeler que M Hawking est peut-être parti dans un univers parallèle.

Il restera dans nos mémoires pour ses études sur les trous noirs, qui comme on le sait maintenant et grâce à lui, ont une température. Ils rayonnent donc.


Hawking et Bekenstein ont remarqué, dans les années 70, que si deux trous noirs, de rayon a et a', fusionnent, alors la surface du trou noir résultant doit être plus grande. La surface S se comporte donc comme une entropie.

Mais un trou noir ne peut absorber que des photons de longueurs d'onde supérieures à a, le rayon de Schwartzschild. L'énergie minimale est donc 
 E > hc/λ = hc/a=hc^3/2GM.

La masse ne peut donc augmenter que de  Δm = ΔE / c^2= hc/2GM


L'entropie est de  : k_B . log Ω, k_B étant la constante de Boltzmann, et  ΔS  est de l'ordre de k_B

Donc ΔS / Δ M =2 k_B G M/hc d'où  S = 4 k_B π G M^2/ hbar c, ce qui donne une température , dite de Hawking, T = (h c^3)/(16 π^2 G M k_B)

Ce qui est étonnant, c'est que cette température dépend de la constante de Boltzmann k_B, de celle de Planck h, de celle de la gravitation G et de la vitesse de la lumière, notions venant des mécaniques classique, relativiste et quantique. Et bien sûr le nombre magique π.

Une autre façon de voir les choses est de supposer la création de 2 particules à la distance ε du trou noir. Une des deux plonge dans le trou noir, l'autre s'échappe. 

Cette température est très faible, de l'ordre de $ 12. 10^(-8) (M_Soleil/M)en  degrés Kelvin, beaucoup plus faible que le rayonnement fossile. Dans l'opération, le trou noir perd de la masse, il "s'évapore", avec une formule en α(t-t_0) = M^3  pour un trou noir isolé.

Voila des informations que vous ne trouverez pas dans les merdias du système qui nous cachent tout. Suivez l'actualité avec François, le seul média qui ne vous ment pas. 

lundi 12 mars 2018

Tant pis pour vous et pour le monde...

C'est ce qu'aurait dit, selon la légende, Néron en mourant. Plus exactement :Qualis artifex pereo.

Car je vous ai privé de mes découvertes, mes analyses, mes coups de  cœur, à cause de ma lassitude : je n'en peux plus d'être en permanence agressé par la catho-facho-sphère qui m'a pris dans son collimateur.

Elle :

  • qui a supprimé mon accès à FB lors des présidentielles ; 
  • qui m'oblige à modérer les commentaires sur mon blog, que certains utilisent comme toilettes publiques pour y déposer leur quintessence;
  • qui RT des fake-news venant de RussiaToDay comme vérité absolue, mais qui crie à la théorie du complot quand l'info vient du Monde ; 
  • qui voulait un homme fort et qui proteste contre le management serré de Macron;
  • qui voulait que Fillon supprime 500 milliards d'€ dans le budget, et se plaint de la hausse de la CSG;
  • qui critique le Pape, quitte à recourir aux arguments de Poutin(!), qui en fait trop pour les migrants, et pas assez contre les progressistes;
  • qui organise la terreur par ses attaques simultanées sur les réseaux sociaux, tout en criant contre les "merdias";
  • qui a voté, vote ou votera pour Le Pen, quel que soit le prénom, et en attendant la victoire finale, organise le chaos et prépare la guerre civile;
  • et, EN MÊME TEMPS, se dit catho!
Donc j'accuse, et, comme Zola, j'attends.

J'attends de voir si la bête s'est endormie ou assoupie seulement.

Et je verrais alors si je vous parle des derniers prénoms familiaux, de la relativité générale, de SAGE, enfin de tout sujet qui pourrait laisser supposer que la terre n'est pas plate, que l'homme est allé sur la Lune et descend du singe. 

Bref, je m'attends au pire, mais bientôt il sera trop tard.

mercredi 4 octobre 2017

L'indépendance de la Bretagne

En 20..., le MBR, Mouvement des Bonnets Rouges a remporté, contre toute attente, les élections régionales. M Fañch Monreau, le nouveau président du Conseil Régional, avait réussi à rassembler sur sa liste les communistes désabusés, les indépendantistes historiques, les déçus du marinisme, et surtout un bon nombre d'agriculteurs que la disparition progressive des aides de l'Europe avait rendu exsangues.

En effet, la production intensive de viande de mauvaise qualité, les choux-fleur aux pesticides, les poulets en batterie ne se vendaient plus comme avant. La mode était au bio, au local, pas du tout le genre du pays. La grogne montait, et continuer à déverser des tonnes de fumier devant les préfectures, à empaler des porcelets sur les grilles des sous-préfectures, ne suffisait plus à faire bouger "l'Etat", chargé de tous les maux, comme au temps où ils avaient réussi à lui faire perdre des milliards avec l'abandon des portiques.

Au bout d'un an, Fañch Monreau décida d'en finir : il organisa un référendum sur l'indépendance de la Bretagne, auquel participèrent 44.6% des inscrits sur les listes électorales, qui donna 92% de "oui", malgré les menaces du pouvoir central qui en dénonça le caractère non constitutionnel, et qui essaya vainement de l'interdire, en jetant comme d'habitude ses CRS et ses Mobiles pour tabasser des petits vieux qui faisaient gentiment la queue pour voter.

Bien sûr, les photos étaient truandées (la petite vieille était tombée toute seule dans son escalier, s'était coupée le cuir chevelu, et ça saignait : très jolie image virale pour Facebook!) Mais on est à l'ère des FakeNews, et la vérité ne compte pas, seule l'impression émotionnelle compte. La solidarité autour des Bonnets Rouges s'organisa, mais le dialogue s'était rompu, et la crise ne pourrait se dénouer que par la force.

Le Président de la République fit un discours martial et cinglant, ordonnant aux mutins de rentrer dans le rang immédiatement. La réponse fut à la hauteur : la Bretagne fit aussitôt sa déclaration d'indépendance, sous la protection de Sainte-Anne, Saint-Yves et Saint-Corentin. Sa DGS fut transformée en Ministère de l'Intérieur, sa direction comptable en Ministère des Finances, le préfet fut prié de présenter ses lettres de créance comme ambassadeur de France en Bretagne. En pratique, il prit un des derniers TGV, car ses renseignements lui parlaient d'une décapitation possible en haut de la place des Lices.

L'état de siège fut proclamé, tous les mouvements de fonds furent bloqués. Le "Parlement" de Bretagne fit une loi de nationalisation de tous les actifs  de l'ex-Etat, se déclarant prêt à louer à la France pour 99 ans ses bases de sous-marins, et certaines casernes comme celles du camp de Meucon ou la base de Lann-Bihoué, à un prix correspondant aux anciens montants de la PAC. Pour la gestion du rail d'Ouessant, le péage devait être versé à la Bretagne, et ainsi pour toutes les structures opérant sur le sol breton.

D'immenses manifs de soutien se déroulaient tous les jours, et le nouveau gouvernement breton s'engagea dans une fuite en avant irrédentiste : il brûla, pour ainsi dire, ses vaisseaux.

Alors que l'Armée et ses chars se préparaient à rétablir l'ordre, un nouveau front s'ouvrait : la Loire Atlantique demandait à son tour son rattachement à la République de Bretagne, en n'y mettant que deux conditions facilement acceptées : la construction de Notre-Dame des Landes comme aéroport international de Bretagne, et l'interdiction de l'avortement.

L'Europe essaya bien une médiation, mais fut renvoyée à ses directives sur la taille des boites de camembert ou de sardines à l'huile. En représailles, la Bretagne précisa ne pas vouloir adhérer à l'Union Européenne, ni y être associée comme l'Angleterre post-Brexit, ou comme le Liechtenstein. Mais elle demanda sa place à l'ONU, et désigna comme ambassadeur un expat originaire de Lesneven, qui fabriquait des croissants à New-York.

Au moment où je vous écris, la bataille continue dans les taillis de genêts, l'armée tente de réduire les campagnes avant d'encercler les villes. Les citadins doivent se contenter de poulet au chou-fleur, tous les jours, sauf le vendredi, où ils peuvent profiter des quelques maquereaux qui y parviennent.

Je vous tiendrai au courant, bien sûr.













samedi 23 septembre 2017

Good evening, Viet Naaaaam....

Vous avez vu le dernier docu sur la guerre du Viet Nam? Non, précipitez-vous avant la fin du replay sur Arte. Il est fabuleux.

J'ai appris bien des choses que j'ignorais, ou que j'avais oubliées. Je vous en mets quelques unes :

  • Ce sont les américains, toujours subtils, qui ont installé, financé et aidé Hô Chi Minh en 1945, pour accélérer le retrait des japonais, en lui promettant après la guerre l'indépendance du Viet Nam. Plus tard, ils formeront Ben Laden.
  • C'est De Gaulle qui, en septembre 45, a décidé de reprendre son ancienne colonie, en disant aux américains, toujours trop bons, que sinon son pays, la France, risquait de tomber aux mains des cocos.
  • C'est le général Navarre qui a inventé la célèbre formule : "la lumière est au bout du tunnel". C'était juste avant Diêm Biên Phu.
  • C'est Kennedy qui, à l'été 1963, a laissé assassiner  Ngô Đình Diệm le président, alors que les méchants étaient son frère  Ngô Ðình Nhu et sa femme (cette femme qui a parlé de "barbecues", à propos des moines bouddhistes qui se suicidaient par le feu, se proposant de leur fournir des allumettes). Quant à Mgr Ngo Dinh Thuc, leur frère, il était évêque (catholique) de Hué. Mon père disait que cette erreur de Kennedy avait été le début de la fin pour les US.
  • C'est Johnson, LBJ, qui avait dit au "complexe militaro-industriel" que si on le débarrassait de JFK, il satisferait leur demande d'une guerre totale au Viet Nam. Ce qui fut fait.
  • L'incorporation favorisait le recrutement des minorités, notamment les noirs. Les enfants de riches blancs se faisaient facilement exempter.
  • C'est l'entreprise Dow Chemical qui fabriquait "l'agent orange".
  • C'est Nixon qui, à le veille des élections de 1968, suggéra au Sud Viet Nam de torpiller les négociations de paix pour faciliter son élection. Johnson l'apprit par des écoutes illégales, et appela Nixon, qui (dé-)mentit effrontément. Ce n'était pas son premier mensonge, ni le dernier. Chirac s'est inspiré de cette bonne méthode avec nos otages au Liban eu 1988.
  • Les américains avaient des KPI : on comptait exactement le nombre de morts Viet Cong comparé au nombre de morts US. Le ratio, très satisfaisant était de 40 contre 1. Pour l'obtenir, les GI comptabilisaient comme Viet tous les civils qu'ils zigouillaient dans les villages, vieillards, femmes et enfants compris.
  • C'est la garde nationale qui tira à balles réelles sur des étudiants sur le campus de Kent University, Ohio, le 4 mai 1970, faisant 4 morts et une dizaine de blessés.

Ce sont 55 000 citoyens américains qui sont morts dans cette guerre. Allez voir le Monument à Washington, vous comprendrez.

En ajoutant les blessés, leurs famille et leurs amis, sans sous-estimer les dégâts psychologiques chez ceux qui sont revenus, on peut dire que cette guerre a détruit une génération, et perturbé la précédente et la suivante. Ceux qui ne connaissent pas l'histoire sont condamnés à la revivre.

On en voit aujourd'hui le résultat.


Mort d'un Héros

Je m'associe bien sûr à l'hommage rendu au LTC Arnaud Beltrame, le héros dont le sacrifice dans l'action force le respect. C...