lundi 30 mars 2009

Mais que penser?

C'est fou tout ce qu'on entend! On peine à se faire une opinion, à écouter les uns et les autres, tous admirables, tous de l'élite, nous dire tout et son contraire.

Prenez nos évêques. Autrefois, ils s'adressaient à leurs ouailles et on apprenait en chaire tout ce qu'il fallait penser. Maintenant, grâce à Internet, on peut comparer leurs messages. Le meilleur est celui de l'évêque de Poitiers, les pires sont ceux des évêques d'Orléans et de Toulon-Fréjus. Mais évidemment, il y en a qui pensent que c'est l'inverse.

Mais si les évêques se mettent à disserter sur la porosité et l'étanchéité du latex, moi, je me sens tout autant qu'eux le droit de faire de la théologie.

Prenez notre président. Il nous disait de nous enrichir par le travail, et pour cela, a limité les impôts des plus riches, payait pour les heures sup. Maintenant il fait un décret pour empêcher les bonus, les stock-options, les golden hellos et les golden parachutes, pour les entreprises ayant reçu de l'argent du contribuable. Donc il n'y a plus moyen de faire fortune rapidement. Un comble!

Doit-on considérer que M Dassault reçoit de l'argent du contribuable? Grâce à la nouvelle loi de programmation militaire, on va lui commander beaucoup, beaucoup de Rafales. Il va encore doubler sa fortune, et pourra se payer des bonus, car ce n'est pas lui en l'occurrence qui est en difficulté, c'est son client...

Le président n'a pas de bonus, mais a un golden parachute : le conseil constitutionnel. Doit-on maintenir cette disposition, s'il est avéré qu'il n'a pas tenu ses promesses? Le président n'a pas de stock-options. Pour s'en sortir, il se fait inviter pour ses vacances, comme un vulgaire pique-assiette, par des milliardaires plus ou moins recommandables.

Prenez la crise! Une cata internationale survenue à cause de la cupidité des financiers US, ou bien la suite normale de la globalisation financée par des déficits? Une opportunité, ou un désastre? La fin du reagano-thatchero-sarkozysme, ou simple mauvaise passe, après laquelle on pourra recommencer?

S'en sortira-t-on par l'invention d'un modèle plus écolo et plus moral? Ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées : on supprimera des paradis fiscaux, pour mieux en créer ailleurs. Les riches s'appauvriront un peu, mais les pauvres aussi, mais plus. On fera des règles "éthiques" que le mêmes trouveront les moyens de contourner. Car la morale n'est qu'un truc inventé par les élites à l'usage des gogos, n'est-ce pas?

Ou bien, s'en sortira-t-on par un retour aux "basics"? C'est-à-dire à un ordre ancien, idéalisé comme un paradis perdu, fait d'interdits multiples, de hiérarchies autoritaires, de protectionnisme sur base de nationalismes recuits, où "le curé sera plus efficace que l'instituteur", même en jupe.

Ou bien, est-on victimes d'un "complot", ourdi depuis des siècles par les coalitions juives, francs-maçonnes, du prieuré de Sion, plus ou moins Illuminati, sous la conduite d'EBE (entités biologiques extra-terrestres) herpétomorphes? Comme Albéric faisant travailler les esclaves Nibelungen pour fabriquer l'Anneau donnant la Puissance?

Pour ma part, je m'en tiens à des idées simples.
Ce qu'il faut, ce sont des contre-pouvoirs démocratiques, ceux-là justement qu'on détruit méthodiquement. Y compris dans l'Eglise. Y compris au niveau supranational.
Ce qu'il faut, c'est que Sarkozy s'en aille, et soit remplacé par quelqu'un d'"honnête" (je rêve...)
Ce qu'il faut, c'est construire une Europe politiquement viable, et lui confier l'économie et la monnaie, les affaires étrangères et les armées, l'énergie et l'eau.

1 commentaire:

Delassus a dit…

comme d'habitude vous posez les bonnes questions. Quant aux solutions ...vous pouvez toujours rêver.