mardi 31 mars 2009

Incroyable!

Allez voir ceci, si vous ne me croyez pas!

Mais que faire?

Mais que faire, quand on ne sait où aller et que nos élites ne savent plus quoi penser?

Cultiver son jardin? Allez à Mayotte toucher le RSA? Ne lire que des mots fléchés et caler sa TV sur TF1, que TF1?

Non, il faut lutter, de manière non-violente, contre tous les moulins à vent (et arrière). Je vous propose quelques pistes.

1 Les élections européennes . Il y a plusieurs façons de voir la chose, selon qu'on prend le point de vue français, ou le point de vue européen.
Du point de vue français, il est importun qu'on se souvienne longtemps du résultat : une gigantesque claque pour le gouvernement actuel, et pour tous ceux qui ne veulent pas construire l'Europe. Elle n'est certes pas idéale, mais ce n'est pas en disant "Non" et en bloquant toute évolution qu'elle s'améliorera.
On ne connaît pas encore les listes en présence, mais on peut déjà savoir pour qui il ne faut surtout pas voter : l'extrême droite (y compris l'UMP), le Nouveau Centre, les socialos, reconstruits ou pas, et toutes les nébuleuses d'extrême gauche.
D'un point de vue européen, c'est plus complexe, mais on a le temps d'y réfléchir : il faut comprendre quels sont les groupes les plus utiles et les plus inventifs au Parlement de Strasbourg, les moins influencés par les lobbies, notamment agricoles, et choisir en conséquence les candidats français de ces groupes (car les clivages ne sont pas les mêmes que les nôtres).

2 La religion. Puisque les choses sont comme elles sont, je propose d'écrire aux évêques, au moins au sien. Peu importe le message : que chacun le formule. L'important est qu'ils reçoivent des milliers de lettres, soient obligés de les lire, éventuellement d'y répondre, et prennent conscience qu'ils ne s'adressent plus comme autrefois à des enfants ou des vieilles paysannes illettrées, mais à des adultes qui veulent comprendre.

3 Les libertés. La, il faut entrer en résistance contre des dérives évidentes. Ne comptez pas sur la justice pour vous défendre. Et de toute façon, les lois sécuritaires et de "prévention du terrorisme" leur donnent le droit de tout faire. Vous pouvez faire 48h de garde-à-vue pour rien, avec toutes les humiliations et les violences habituelles, mais bien plus s'ils trouvent des ciseaux à ongle chez vous.

Essayez d'être toujours à plus de 1000 m à vol d'oiseau de Sarkozy.

Essayez d'éliminer tout ce qui peut permettre de vous ficher ou de vous pister. Faites appel de toute décision administrative : ça ne sert à rien, mais ça les occupe. Vous risquez encore un contrôle fiscal, mais qu'importe : vous n'avez rien à cacher.
Pas d'insolence, pas d'impertinence, c'est aggravant.

Evitez aussi de faire des blogs comme ça : dès cet après-midi, je m'attends à ce qu'une équipe spéciale s'occupe de moi. Vous m'enverrez des oranges!

PS : pour aider ce cher Obama à remettre de l'ordre en Afghanistan, il serait question qu'on y envoie des forces de police : exigez que tous les CRS y partent.

4

lundi 30 mars 2009

Mais que penser?

C'est fou tout ce qu'on entend! On peine à se faire une opinion, à écouter les uns et les autres, tous admirables, tous de l'élite, nous dire tout et son contraire.

Prenez nos évêques. Autrefois, ils s'adressaient à leurs ouailles et on apprenait en chaire tout ce qu'il fallait penser. Maintenant, grâce à Internet, on peut comparer leurs messages. Le meilleur est celui de l'évêque de Poitiers, les pires sont ceux des évêques d'Orléans et de Toulon-Fréjus. Mais évidemment, il y en a qui pensent que c'est l'inverse.

Mais si les évêques se mettent à disserter sur la porosité et l'étanchéité du latex, moi, je me sens tout autant qu'eux le droit de faire de la théologie.

Prenez notre président. Il nous disait de nous enrichir par le travail, et pour cela, a limité les impôts des plus riches, payait pour les heures sup. Maintenant il fait un décret pour empêcher les bonus, les stock-options, les golden hellos et les golden parachutes, pour les entreprises ayant reçu de l'argent du contribuable. Donc il n'y a plus moyen de faire fortune rapidement. Un comble!

Doit-on considérer que M Dassault reçoit de l'argent du contribuable? Grâce à la nouvelle loi de programmation militaire, on va lui commander beaucoup, beaucoup de Rafales. Il va encore doubler sa fortune, et pourra se payer des bonus, car ce n'est pas lui en l'occurrence qui est en difficulté, c'est son client...

Le président n'a pas de bonus, mais a un golden parachute : le conseil constitutionnel. Doit-on maintenir cette disposition, s'il est avéré qu'il n'a pas tenu ses promesses? Le président n'a pas de stock-options. Pour s'en sortir, il se fait inviter pour ses vacances, comme un vulgaire pique-assiette, par des milliardaires plus ou moins recommandables.

Prenez la crise! Une cata internationale survenue à cause de la cupidité des financiers US, ou bien la suite normale de la globalisation financée par des déficits? Une opportunité, ou un désastre? La fin du reagano-thatchero-sarkozysme, ou simple mauvaise passe, après laquelle on pourra recommencer?

S'en sortira-t-on par l'invention d'un modèle plus écolo et plus moral? Ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées : on supprimera des paradis fiscaux, pour mieux en créer ailleurs. Les riches s'appauvriront un peu, mais les pauvres aussi, mais plus. On fera des règles "éthiques" que le mêmes trouveront les moyens de contourner. Car la morale n'est qu'un truc inventé par les élites à l'usage des gogos, n'est-ce pas?

Ou bien, s'en sortira-t-on par un retour aux "basics"? C'est-à-dire à un ordre ancien, idéalisé comme un paradis perdu, fait d'interdits multiples, de hiérarchies autoritaires, de protectionnisme sur base de nationalismes recuits, où "le curé sera plus efficace que l'instituteur", même en jupe.

Ou bien, est-on victimes d'un "complot", ourdi depuis des siècles par les coalitions juives, francs-maçonnes, du prieuré de Sion, plus ou moins Illuminati, sous la conduite d'EBE (entités biologiques extra-terrestres) herpétomorphes? Comme Albéric faisant travailler les esclaves Nibelungen pour fabriquer l'Anneau donnant la Puissance?

Pour ma part, je m'en tiens à des idées simples.
Ce qu'il faut, ce sont des contre-pouvoirs démocratiques, ceux-là justement qu'on détruit méthodiquement. Y compris dans l'Eglise. Y compris au niveau supranational.
Ce qu'il faut, c'est que Sarkozy s'en aille, et soit remplacé par quelqu'un d'"honnête" (je rêve...)
Ce qu'il faut, c'est construire une Europe politiquement viable, et lui confier l'économie et la monnaie, les affaires étrangères et les armées, l'énergie et l'eau.

samedi 28 mars 2009

Mais où aller?

To go, or not to go, that is the question...

Voila surtout le problème, issu de la jurisprudence St-Lô : le président, irrité par quelques horions parvenus à ses belles oreilles, a fait virer le Préfet et le directeur de la Sécurité.

C'est depuis un affolement général à chaque déplacement. Non seulement les "spectateurs" sont uniquement des militants UMP triés sur le volet - comme au salon de l'Agriculture, pour diminuer le risque de tomber sur un "pov' con"-, mais les forces de l'ordre sont requises en telle quantité qu'on peut craindre sur la qualité.

600 gendarmes et CRS pour la visite à Ornans, la "Venise de la Franche-Comté", 4000 habitants. 700 policiers ont investi la commune de Daumeray, Maine-et-Loire, 1.600 habitants, pour la visite d'une ferme. Et 1300 à Saint-Quentin (Aisne) pour un discours électoral aux militants UMP : la ville était complètement bloquée dès 13 heures, avec hélico, démineurs, etc.

Et maintenant ça va être Strasbourg, pour le sommet de l'Otan : le préfet et sa ministre se font du souci. Non seulement, il faut ce qu'il faut pour Sarko, mais il y aura Obama! Et des manifestants de toute l'Europe, des gauchistes anti-Otan, capables de priver Sarko du prix de "meilleur toutou" auprès d'Obama, comme Blair l'était auprès de Bush.

Les précautions ne s'ajoutent pas, elles se multiplient : j'ai rencontré 2 strabourgeoises, qui m'ont montré leur "carte Orange" sans laquelle elles ne pourraient rentrer chez elle. Impossible pendant 8 jours d'inviter des amis, impossible d'aller chez son médecin qui a le malheur de pratiquer dans les périmètres interdits. La ville va être encerclée, comme en 1870.

J'avais l'habitude de soigneusement éviter le Tour de France, les abords de Saint-Denis ou du parc des Princes les soirs de matchs. Maintenant, il ne faut pas aller en Corse, car leur "honneur" est en cause après la condamnation de Colonna. Il ne faut pas aller dans les DOM : même en touriste, vous aurez sûrement une attitude néo-colonialiste qui pourrait déplaire (par exemple, vouloir être servi dans un restaurant). En métropole, les visites surprise dans n'importe quel patelin sont possibles, et avec mon pot habituel, ça risque de me tomber dessus.

A Paris, qui est en permanence en état de siège, on a pris des habitudes de survie. Il faut éviter certains arrondissements, en particulier le VIIème : il y a des ministères, et c'est le point de convergences de diverses manifs, généralement catégorielles, et non annoncées. Comptez environ 10 flics par manifestant.

Pas de carte Navigo : vous êtes pisté (achetez vos tickets de métro en liquide). Pas de portables allumés : idem. Évitez de retirer de l'argent ailleurs que dans la banque qui est en face de votre domicile. Sachez que votre billet de métro sera contrôlé à la station "la Motte-Picquet", surtout l'après-midi. Portez une capuche pour ne pas être suivi par les "milliers" de caméra vidéo que MAM va installer.

Mais en dehors de ces endroits, la voie est libre pour tous les trafics, pour tous les truands, éventuellement pour les pédophiles. On manque de policiers, que voulez-vous!

Et c'est moi qu'on va accuser d'être parano, vous allez voir!

jeudi 26 mars 2009

Merci très Saint-Père


Merci, très Saint-Père. Sans vous, je n'aurais pas fait la connaissance de Mme Chantal Biya, née Chantal Vigouroux, la première dame du Cameroun, dont le titre est "Son Excellence madame la Présidente". Mais le bon peuple l'appelle plutôt "Maman Chantoux".

Voyez le chapeau qu'elle s'est fait faire pour l'occasion : nos évêques, avec leurs mitres, peuvent aller se rhabiller.

C'est vraiment une "Trophy Wife", elle en a l'allure, le port et la classe... C'est cependant une excellent épouse, une mère admirable. Je crois même qu'elle émet des odeurs de sainteté, par le dévouement qu'elle porte aux associations caritatives, notamment la Fondation Chantal Biya, qui lutte contre le Sida.

Voila ce qu'on lit dans la presse camerounaise :

Un des derniers rares ouvrages sur le Cameroun mérite toute notre attention. Beatrix Verhoeven (dans un livre préfacé par le Professeur Montagnier) dresse un portrait émouvant de la sainte famille camerounaise dans Chantal Biya, la passion de l’humanitaire , paru l’an dernier aux éditions Karthala.

On découvre une femme extraordinaire, “héroïne de conte de fée”, ” à la fois sainte et diva”, “porte-flambeau de l’humanitaire africain”. Chantal Biya est une femme qui a mené un combat honorable contre les fléaux qui minent son pays, le sida et la pauvreté.

Le dernier chapitre de cette hagiographie s’intitule encore “la mère Teresa de l’Afrique” on lit:

Fervente admiratrice de Mère Teresa, Chantal Biya, catholique pratiquante depuis sa plus tendre enfance ne cache pas sa foi et sa dévotion au Christ, à sa façon. Elle avoue consacrer sa vie à un triple idéal : servir Paul, son Peuple et le Seigneur. ”

Paul est bien sûr son mari, un doux génie lui aussi, qui règne depuis 1982 sur ce beau pays. Si vous voulez plus de détails, rendez-vous sur le site de la présidence du Cameroun ou sur http://www.prc.cm/

Paul et maman Chantoux ont fait faire sa deuxième communion "privée" par SS le pape Benoît XVI, à leur fils appelé "Junior Biya". Sa deuxième communion, parce que la première lui avait déjà été donnée par SS le Pape Jean-Paul II. Deux précautions valent mieux qu'une.

L'ennui est que le Cameroun est considéré comme un des pays les plus corrompus d'Afrique.

Une autre surprise inattendue du voyage papal est que l'on a appris, de fil en aiguille si je puis dire, que Mme Boutin préférait "faire ça" sans préservatif plutôt que avec, parce que "avec, c'est moins drôle".

C'est amusant en effet de réussir en une phrase à détruire les campagnes de prévention pour lesquelles le ministère de la Santé a dépensé des millions depuis 15 ans. C'est rare d'avouer publiquement un péché (avoir essayé "avec"), au risque d'aggraver le problème du Sida. Qu'en pense M Boutin?

Qui veut faire l'ange fait la bête, comme disait ma grand-mère...



mercredi 25 mars 2009

Citations

Mon père, ce héros au regard si doux, prenait des notes en lisant des livres.

Il avait pris la peine de nous conserver quelques citations, qui à mon avis doivent passer à la postérité.

- Je sais trop que nous vivons dans un siècle où l'on ne prend au sérieux que les imbéciles, et je vis dans la terreur de ne pas être incompris. - Oscar Wilde.

- Somme toute, nous copions aujourd'hui les fauteuils et les canapés du temps de Louis XIV ou de Louis XV. C'est très bien. Si nous imitions quelques uns des hommes qui s'asseyaient dessus, ce serait mieux. - Emile Deschamps

- En fait d'injures, de sottises, de bêtises... je trouve qu'il ne faut se fâcher que lorsqu'on vous le dit en face. Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez, mon cul vous contemple. -Gustave Flaubert.

- Le privilège des grands hommes est de donner des secousses à leur siècle. La secousse donnée, sauve qui peut. Louis XVIII.

- L'homme serait probablement un animal assez supportable s'il consentait un peu moins à se laisser emmerder par ceux qui veulent faire son bonheur. - Louis Scutenaire.

- Ce qui n'est pas honteux commence à le devenir quand cela est loué par la multitude. - Cicéron.

- L'avis de la majorité ne peut être que l'expression de l'incompétence. - René Guénon.

- Préfet? : un uniforme qui a trop tendance à se changer en livrée. - Pierre Véron.

- La province dépasse le roman. Jamais le roman n'inventera la femme d'un commandant de gendarmerie mettant en vers le sermon du vicaire. - E. J. de Goncourt.

- Il faut avoir une religion et ne pas croire aux prêtres, comme il faut avoir un régime et ne pas croire aux médecins. - Voltaire.

- Il y a des gens qui sont nés pour servir leur pays, et d'autres qui sont nés pour servir à table. - Victor Hugo.

- Tout individu est d'autant plus "sociable" qu'il est pauvre d'esprit et en général plus vulgaire. - Schopenhauer.

- Le soldat de métier acquiert un pouvoir de plus en plus grand que le courage d'une collectivité décline. - Chesterton.

- Le plus mauvais tour que la fortune puisse jouer à un homme d'esprit, c'est de le mettre dans la dépendance d'un sot. - de Seingalt.

- Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes. - A Houssaye.

- La solution de bon sens est la dernière à laquelle songent les spécialistes. - B Grasset.

- Tout homme qui est un peu spécialiste est dans le sens strict du mot, un idiot. - GB Shaw.

- Certaines actrices tiennent le haut du pavé : elles n'ont eu qu'à descendre du trottoir. -Anonyme.

Sur l'Etat Major :

- Là, le travail est si bien divisé que l'un travaille, et l'autre récolte. - del Vasto.

- Les grasses bedaines accompagnent les maigres cerveaux. - Shakespeare.

- Chaque souverain regarde son armée tristement ; ce colosse assis à ses pieds, immobile et muet, le gêne et l'épouvante. Il n'en sait que faire et craint qu'il ne se tourne contre lui. - A. de Vigny.

dimanche 22 mars 2009

Sondage

J'ai eu la chance, hier, d'être interviewé longuement, par une enquêtrice de Ipsos et par téléphone.

Quelques questions (niveau d'études, revenus), histoire de calculer ma CSP et de pouvoir moduler mes réponses jusqu'à ce qu'elles soient" représentatives" , ou au moins acceptables pour le client du sondage.

2 thèmes essentiels :
- quelles sont mes habitudes en matière de piratage de film sur Internet? La dame m'a gentiment donné la liste de tous les sites où l'on pouvait pirater allègrement, et je l'ai remerciée pour toutes ces infos que je ne connaissais pas. Un par jour? par semaine? par mois? par an? Jamais?
Je lui ai dit qu'elle me rappelait le curé de mon enfance... cette partie a été assez brève, et je suppose que madame Al-Banel attend les résultats avec impatience pour savoir si elle doit arrêter sa loi Hadopi.
Ce fut assez rapide.

- l'actualité Sarkozienne! Et en détail..
D'abord une question ouverte : quels sont les 2 événements qui vous ont marqué cette semaine? Comme j'ai été sevré de TF1 pendant une semaine (ce que je ne lui ai pas dit), je ne connaissais pas ce qu'il était politiquement correct de dire. Je lui ai signalé : le réarmement de la Russie, le refus de faire sauter le bouclier fiscal.

J'avais tout faux, car après venaient les questions "fermées" sur ces fameux événements qui auraient dû me frapper : la visite de Sarko en banlieue, le discours de Sarko je ne sais où, les émeutes en banlieue "où on a tiré sur un policier", la grève de jeudi (j'ai répondu que je ne m'étais presque aperçu de rien), si j'avais remarqué que les métros avaient fonctionné, le préservatif du pape (non-événement pour moi), le discours de Fillon le soir à TF1, et quelques autres du même tonneau, qui montrent bien les préoccupations de ceux qui nous gouvernent.

Et ensuite que faut-il faire? Répondre par oui, non ou je ne sais pas aux questions suivantes :
- M Fillon a-t-il raison de ne pas vouloir augmenter la dette avec un 2ème plan social?
- La grève a-t-elle été une réussite?
- Le Président Sarkozy doit-il accélérer les réformes?
- Le Président Sarkozy doit-il tenir compte du mouvement social?
- Le Président Sarkozy doit-il agir plus au niveau européen, pour être plus fort au G20?
- Est-ce que les rôles respectifs du Président et du Premier Ministre sont corrects? Efficaces?
- etc, etc

Et puis les rituelles questions :
- suis-je satisfait de l'action du Président Sarkozy?
- doit-il augmenter les impôts?
- tient-il ses promesses?
- répond-il bien à la crise?
- les réformes vont-elles réussir?
- est-il énergique?
- est-il calme et posé? (là, la dame a rigolé en posant la question! ça va fausser les résultats...)
- est-ce que j'apprécie son "ouverture" à des personnalités de l'opposition?
- etc

Plus d'une vingtaine de la même farine, je ne me souviens plus de tout, mais autant vous dire que je me suis un peu défoulé. J'ai bien expliqué à la dame que les questions étaient mal posées. Par exemple sur les réformes : il en faut, évidemment, mais pas comme ça, pas forcément celles-là, et qu'il s'y prend de manière à les faire rater ou à les imposer de force en irritant tout le monde (statut du beau-père, TV). Non, il faut répondre par oui ou par non.

Mais ça soulage! J'ai hâte de voir si les résultats finaux seront publiés!

vendredi 20 mars 2009

Oh my God!!!

Bien, ce n'est pas tout ça, il faut connaitre les civilisations et savoir comprendre les gens.

Donc, répondez à quelques questions.

1 Mais que peut bien signifier ce panneau???


Question subsidiaire : que risquez-vous en bravant l'interdiction?

2 Et qu'irez-vous chercher dans cet atelier?



Question subsidiaire : quelle est la traduction en français de ce qui est écrit en arabe?

3 Quel est cet objet?

Question subsidiaire : si vous voulez vous en procurer un, où aller?

jeudi 12 mars 2009

Werther

La dépression, autrefois mélancolie, puis spleen, est une maladie reconnue depuis peu comme telle.

Prenez Goethe : il nous fait dans "die Leiden den jungen Werthers" - les souffrances du jeune Werther- une description assez clinique de la maladie, avec les dégâts collatéraux sur l'entourage. Mais comme il écrivait, parait-il, assez bien, on en a fait la figure du Sturm und Drang, préfiguration du romantisme.

Werther est un jeune poète-peintre, qui communie avec la nature, n'aime pas les bourges, et qui aime Lotte, rencontrée à un bal. Bien. Mais Charlotte a promis à sa mère, sur son lit de mort, d'épouser Albert, et en attendant, d'élever les 6, 7 ou 8 frères et soeurs que le Bailli, son père, lui a donnés.

Tout est en place pour le drame : le jeune homme a des idées suicidaires. On le raisonne, on lui laisse entendre que la soeur cadette , Sophie, est aussi bien que la grande. Lotte épouse Albert, Werther part.

Il revient, essaie d'extorquer un bisou à Lotte, sous chantage au suicide, elle résiste, lui dit non, casse du mobilier et de la vaisselle, avant de s'enfermer dans sa chambre. Le mari arrive, voit le désordre du salon, engueule sa femme, et finalement prête ses pistolets à Werther, qui les lui demande pour partir en voyage.

Werther se flingue, se rate un peu, le temps de dire au revoir à Lotte qui se précipite, lui rend son bisou. Il meurt, elle pleure, le mari est, on le pense, soulagé.

Je n'ai pas lu le livre, mais entendu avec plaisir l'opéra, donné à La Bastille, qu'en a tiré Jules (un prénom, un peu daté, qui revient à la mode) Massenet. D'autant plus que mon grand-père en parlait avec émotion, la fontaine, les tilleuls, et surtout le grand air :

"Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps?
Sur mon front je sens tes caresses,
Et pourtant bien proche est le temps
Des orages et des tristesses! (avec désespérance)
Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps?
Demain dans le vallon viendra le voyageur
Se souvenant de ma gloire première...
Et ses yeux vainement chercheront ma splendeur,
Ils ne trouveront plus que deuil et que misère! Hélas! "

De la bonne et forte musique, de la musique française, Monsieur!, sortie des poncifs de Gounod et de Halévy.

Mais le livret! Je vous en donne ce témoignage, pris aux derniers instants de Werther :

Charlotte! je meurs... oui... mais écoute bien:
Là-bas au fond du cimetière, il est deux grands tilleuls!
c'est là que pour toujours je voudrais reposer! ...
Si cela m'était refusé...
si la terre chrétienne est interdite au corps d'un malheureux,
près du chemin ou dans le vallon solitaire,
allez placer ma tombe!
En détournant les yeux le prêtre passera...
Mais, à la dérobée, quelque femme viendra visiter le banni...
et d'une douce larme, en son ombre tombée le mort,
le pauvre mort... se sentira béni...

Avec le Prozac et le Lexomil, on aurait sauvé un homme, mais perdu deux chefs-d'oeuvre : le livre de Goethe, et l'opéra de Jules.

mardi 10 mars 2009

Livres terribles

Je veux vous parler de 2 livres terribles, extra-ordinaires, violents.

Le premier est "les bienveillantes" de Jonathan Littel, un livre-pavé fascinant qu'on ne peut lâcher sans l'avoir fini. Il eut de nombreux prix, malgré des critiques féroces de certains. On vient d'apprendre que les anglo-saxons n'avaient pas apprécié non plus la violence grandissante du texte. Le récit rétrospectif d'un SS ordinaire, enfin presque, voulant bien faire son travail, devenu enfin fou -schizo? - devant la double nécessité, vers la fin de la guerre, d'exterminer le plus de juifs possibles, et de rameuter vers les usines d'armement un peu de capacité de travail. On assiste, effaré, à la destruction morale et mentale de cet "homme" devenu le Diable.

Le second est "le château dans la forêt"(en allemand Waldschloss), de Norman Mailer, celui des Nus et des Morts. Vers la fin de sa vie, il plonge dans le grand mystère en décrivant le jeune Adolf Hitler, de sa naissance à ses 15 ans, au sein de sa famille. L'originalité est que ce "roman" est raconté par un diable lui-même, car le "maestro" avait repéré le potentiel du petit, fruit des rapports de ses parents légitimes, dont on apprend bien vite que le père d'Adolf est aussi le père "biologique" (comme dirait Carla), déclaré inconnu, de sa mère.
Le père, ancien fonctionnaire douanier de François-Joseph, qui sait que le règlement c'est le réglement, picole sec et traîne dans le foin tous les jupons disponibles. Il rentre chez lui et bat au sang ses enfants terrorisés. Le diable n'agit pas directement, mais il crée les conditions, par les rêves, par les circonstances, pour déconstruire les personnalités. Le petit Adolf, si mignon, chie et vomit de trouille, mais apprend qu'il sera le plus fort : On applique le règlement, mais on peut changer le règlement.
On a compris que le diable a créé chez un petit garçon doué, toutes les potentialités pour qu'il puisse devenir ce qu'il est devenu.

Autant la culture de Littell est fascinante, autant on peut douter de celle de Mailer se prétendant juste romancier.

Néanmoins, il est curieux de constater dans ces 2 romans, des traits communs : l'inceste, la somatisation des émotions (diarrhées, vomissement), puis l'indifférence aux douleurs des autres, appuyée par des convictions bien psycho-rigides, même quand elles deviennent délirantes.

Deux regards portés sur le diable qui a définitivement conquis le coeur de 2 hommes, pour qu'ils deviennent par différents chemins, des loups pour d'autres hommes, dans une folie raisonneuse mais non raisonnable qui ne conduit qu'à la mort.

A déconseiller aux jeunes filles, et en tout cas pour celui de Littel, aux négationistes.

dimanche 8 mars 2009

ma contribution à la journée (communiste) des femmes.

On doit la fête des Mères à Pétain, et la journée des femmes au Parti Communiste. Merci pour elles...

Je veux vous faire (re)lire ce texte, parce qu'il est de saison, et aussi pour répondre aux ahuris, et autres débiles, sur la liberté d'expression. C'est de Beaumarchais, je dis ça à tout hasard...
J'ai fait quelques coupures. L'original est là V-3.

FIGARO seul, se promenant dans l'obscurité, dit du ton le plus sombre:

Femme! femme! femme! créature faible et décevante!... nul animal créé ne peut manquer à son instinct; le tien est-il donc de tromper?... Après m'avoir obstinément refusé quand je l'en pressais devant sa maîtresse; à l'instant qu'elle me donne sa parole; au milieu même de la cérémonie... Il riait en lisant, le perfide! et moi comme un benêt!

Non, Monsieur le Comte, vous ne l'aurez pas... vous ne l'aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie! noblesse, fortune, un rang, des places; tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus; du reste, homme assez ordinaire! tandis que moi, morbleu! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes; et vous voulez jouter...

La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari, quoique je ne le sois qu'à moitié! (Il s'assied sur un banc.) Est-il rien de plus bizarre que la destinée! fils de je ne sais pas qui; volé par des bandits! élevé dans leurs moeurs, je m'en dégoûte et veux courir une carrière honnête; et partout je suis repoussé!

J'apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie; et tout le crédit d'un grand seigneur peut à peine me mettre à la main une lancette vétérinaire! Las d'attrister des bêtes malades, et pour faire un métier contraire, je me jette à corps perdu dans le théâtre; me fussé-je mis une pierre au cou!

Je broche une comédie dans les moeurs du sérail; auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet, sans scrupule: à l'instant, un envoyé... de je ne sais où se plaint que j'offense, dans mes vers, la Sublime Porte, la Perse, une partie de la presqu'île de l'Inde, toute l'Egypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d'Alger et de Maroc: et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l'omoplate, en nous disant: "chiens de chrétiens"! Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.

Mes joues creusaient; mon terme était échu; je voyais de loin arriver l'affreux recors, la plume fichée dans sa perruque; en frémissant je m'évertue. Il s'élève une question sur la nature des richesses; et comme il n'est pas nécessaire de tenir les choses, pour en raisonner, n'ayant pas un sol, j'écris sur la valeur de l'argent, et sur son produit net; sitôt je vois, du fond d'un fiacre, baisser pour moi le pont d'un château fort, à l'entrée duquel je laissai l'espérance et la liberté.

Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil! je lui dirais... que les sottises imprimées n'ont d'importance qu'aux lieux où l'on en gêne le cours; que sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur; et qu'il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits.

Las de nourrir un obscur pensionnaire, on me met un jour dans la rue; et comme il faut dîner, quoiqu'on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume, et demande à chacun de quoi il est question: on me dit que pendant ma retraite économique, il s'est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s'étend même à celles de la presse; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits, ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs.

Pour profiter de cette douce liberté, j'annonce un écrit périodique, et croyant n'aller sur les brisées d'aucun autre, je le nomme Journal inutile. Pou-ou! je vois s'élever contre moi mille pauvres diables à la feuille; on me supprime; et me voilà derechef sans emploi! Le désespoir m'allait saisir; on pense à moi pour une place, mais par malheur j'y étais propre: il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint. Il ne me restait plus qu'à voler; je me fais banquier de pharaon: alors, bonnes gens! je soupe en ville, et les personnes dites "comme il faut" m'ouvrent poliment leur maison, en retenant pour elles les trois quarts du profit.

J'aurais bien pu me remonter; je commençais même à comprendre que pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. Mais comme chacun pillait autour de moi, en exigeant que je fusse honnête, il fallut bien périr encore.

Pour le coup je quittais le monde; et vingt brasses d'eau m'en allaient séparer, lorsqu'un dieu bienfaisant m'appelle à mon premier état. Je reprends ma trousse et mon cuir anglais; puis laissant la fumée aux sots qui s'en nourrissent, et la honte au milieu du chemin, comme trop lourde à un piéton, je vais rasant de ville en ville, et je vis enfin sans souci. ...

O bizarre suite d'événements! Comment cela m'est-il arrivé? Pourquoi ces choses et non pas d'autres? Qui les a fixées sur ma tête? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues; puis un chétif être imbécile; un petit animal folâtre; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre; maître ici, valet là, selon qu'il plaît à la fortune! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité; mais paresseux... avec délices! orateur selon le danger; poète par délassement; musicien par occasion; amoureux par folles bouffées; j'ai tout vu, tout fait, tout usé. Puis l'illusion s'est détruite, et trop désabusé... Désabusé!...

Suzon, Suzon, Suzon! que tu me donnes de tourments!... J'entends marcher... on vient. Voici l'instant de la crise.



jeudi 5 mars 2009

Et voila!


Giorgio de Chirico (1888-1978)
Il Ritornante, 1917
Huile sur toile - 94 x 77,9 cm
Paris, Musée national d'Art moderne
Photo : Christie's Paris
© ADAGP

Ce que je vous disais hier à propos des commissions consultatives s'est produit à l'occasion de la vente Bergé.

Tout est raconté dans "la Tribune de l'Art", à propos du tableau de Chirico.

Didier Rykner nous explique l'arnaque : il y a une commission consultative des trésors nationaux, qui doit donner un avis sur l'opportunité de classer une oeuvre parmi les Trésors nationaux, dans le but d'empêcher son départ à l'étranger. En pratique, cela revient à la faire acheter par un Musée.

A propos de la vente Bergé, seules 3 oeuvres ont été examinées par la commission, et deux ont été unanimement sélectionnées. Mais Mme Albanel n'a pas, pour le Chirico, suivi l'avis de la commission, parce qu'il ne fallait pas mécontenter M Bergé...

Voici sa conclusion :

Il n’y a eu, dans tout ceci, rien d’illégal : Pierre Bergé avait le droit d’exercer un intense lobbying auprès de l'Elysée pour empêcher tout classement en trésor national, le ministère de la Culture avait le droit ne pas suivre la commission et n’avait d’ailleurs pas le choix, la décision ayant été prise au-dessus de lui.

Voilà comment se font les choses, dans la France d’aujourd’hui. On louvoie, on ruse. Tout cela n’est pas très glorieux. A quoi sert une commission d'experts dont on ne suit pas les avis ?

Ils ont trouvé le truc : ce n'est qu'un début....

Ça sera amusant, à la Haute-Cour, quand ces ministres devront répondre de leurs forfaitures : ils seront légalement responsables des actes du Gouvernement, mais diront que c'est Sarkozy qui avait décidé de tout, avec ou sans leur avis. Et Sarkozy, lui, est" irresponsable" et ne peut être poursuivi pour ça!!!

Nous voila bien! J'exige le TPI...

lundi 2 mars 2009

Vénus par dessus tout


Je vous l'avais bien dit : il faut regarder vers le ciel. L'autre jour, de mon balcon, peu après le coucher du soleil, j'ai pu prendre cette photo de Vénus surplombant la lune, cornes en l'air.

J'espère que vous avez vu aussi cette "conjonction", comme le mois dernier (et le mois d'avant...), et que vous avez profité du spectacle, qui est gratuit, non susceptible à court terme d'être touché par la crise, non récupéré politiquement.

A part ça, je profite gentiment de l'actualité, toujours divertissante. Mais je conseille à ceux que mes idées de m... dérangent d'arrêter là leur lecture.

J'ai admiré la rapidité, presque sarkozienne, avec laquelle la curie romaine a renvoyé comme boulette de papier la minable "demande de pardon" présentée par le sulfureux, bien que désexcommunié, Williamson. Il ne faut pas désespérer, voyez, ils apprennent à communiquer... Dans 2000 ans, ils auront même des ordinateurs!

Je me suis ensuite réjoui de l'"affaire Pérol". Non pas que je critique le droit pour le président de nommer qui il veut où il veut (je ne suis pas "primaire", j'analyse la situation avant de me faire une opinion). La gauche, le Modem et la droite ont été pour une fois tous aussi nuls les uns que les autres.

De quoi s'agit-il? D'empêcher des petits copains d'aller faire du fric dans le privé en profitant du carnet d'adresses et des infos collectés pour l'Etat. Au cas particulier, il n'y avait qu'une chose à dire et à faire, M Sarkozy : annoncer que sa rémunération ne dépasserait pas 400 000€ brut annuel, sans avantages en nature. Comme Obama! Puisqu'il y va en mission pour redresser l'Ecureuil, il n'y aurait plus eu aucune polémique. Vous apprenez moins vite que vos collègues du chapître du Latran!

A la Banque Pop, ils sont ravis, après leurs 2 milliards de perte : "quand on n'a pas d'idées, on a du Pérol!".

Enfin, j'attire votre attention sur une victime collatérale du "scandale Pérol" : les commissions consultatives n'ayant pas besoin de donner un avis puisque le Président peut passer outre, elles vont pouvoir être supprimées sans problème, et des centaines d'emplois, sans parler du papier économisé, vont être libérés : Conseils de discipline, Commissions des Marchés, Commissions de surveillance du marché de l'Art, etc. Des centaines sinon des milliers! Les hauts fonctionnaires qui connaissent le système de l'intérieur vont apprécier...

Évidemment, quand je vous montre Vénus, il y en a qui regardent mon doigt....