vendredi 23 janvier 2009

Détruire et restaurer

Je trouve que c'est assez grave. Quelques uns, peu nombreux, trouvent cela très bien, et s'en réjouissent. Aussi heureux que le Parlement et la Noblesse refusant à Louis XVI les réformes financières en 1788...

A : Le Président Sarkozy poursuit son œuvre méthodique de destruction des contre-pouvoirs : la Justice ("réduite aux laquais", selon un titre dans le Monde d'hier), la presse et France-Télévisions, le Parlement.
La police devient une milice, arrogante et brutale, sans règles ni morale. Notre Pénitentiaire devient la honte de l'Europe et des pays civilisés. Le patrimoine culturel est à vendre aux plus offrants. L'hôpital est en crise, financière bien sûr, mais surtout morale : entre corporatismes et désorganisations, il devient un Titanic, désespérant pour les vrais soignants et dangereux pour les patients. L'Armée, bâchée puis félicitée à répétition, se détruit de l'intérieur.
La morale publique est assurée par le traitement réservé aux banquiers, boucs-émissaires de service. Mais, pendant le scandale, les affaires continuent pour les vrais amis.
Les membres du gouvernement sont tous, sans exceptions, publiquement déconsidérés. Nous savons que toutes les décisions sont prises à l'Elysée, et que les ministres les apprennent par la presse, ou assis lors des discours du Maître.
On ne change pas de République, bien qu'on n'en soit plus ni à la lettre, ni à l'esprit de la Vème : on va vers une dictature personnelle, confortée par l'idée que plus les problèmes sont complexes, plus il faut bien qu'il fasse tout...
Hélas, on sent qu'à l'hystérie et à l'hyperactivité immédiate s'ajoute maintenant la paranoïa, notamment face à Obama. " On peut être 2 ou 3 pour gérer le monde..."

Mais il arrivera bien un jour où il partira, un peu comme Bush, couvert de chaussures, ou comme Dick Cheney, sur une chaise roulante. On a l'espoir de reconstruire un jour.

B : cet espoir, nous ne l'avons plus avec Benoît XVI. Il a choisi avec soin la date du cinquantième anniversaire de l'annonce de la convocation du Concile Vatican II, pour annoncer la levée de l'excommunication (par JPII) des faux-évêques de la secte de l'ex-Mgr Lefevre. Ils s'étaient eux-même excommuniés, du reste, par la consécration épiscopale donnée et reçue sans l'accord du pape. Quant à des-excommunier, pourquoi pas Henry VIII?
J'en conclus en particulier que ce n'est pas la peine, d'obéir au pape puisque ceux qui l'ont fait sont réintégrés sans contre-partie.
Le message est clair : par petits pas, la restauration de l'Eglise du XIXème siècle est amorcée. On en revient au Syllabus, en gardant cependant les acquis de Vatican I : l'Infaillibilité Pontificale.
Nos bons curés sont remplacés méthodiquement par des jeunes gens aux cranes rasés et bien formatés, en soutane et rangers. Les laïcs, surtout les femmes qui n'ont pas de tête derrière leur jupe, sont remis à leur place. Le latin, encore facultatif (à écouter, pas à dire), va devenir la norme.
A la différence de Sarkozy, le pape a la vie devant lui, et son successeur sera "élu" par ceux qu'il aura nommés. Lentement mais sûrement, la restauration se met en place. Il en a maintenant pour 1 ou 2 siècles, au mieux, avant qu'un Vatican III ne repose les questions auxquelles Vatican II devait répondre.
Parce qu'elle a réussi à conquérir le pouvoir suprême, la minorité obscurantiste croit pouvoir imposer ses vues à tous. Et comme on ne va pas faire une guerre pour ça, il n'y a qu'à subir. On ne va pas faire de contre-schisme, on va partir sur la pointe des pieds chercher ailleurs ceux qui annoncent l'Evangile sans le transformer en règlement militaire.

15 commentaires:

urluberlu a dit…

François!
Mais c'est quoi toutes ces conneries!
Resaissez-vous bon -sang!

Sloborthodoxe a dit…

C'est un peu rude pour Benoît XVI. Ne doit-il pas rassembler toutes les brebis dispersées?
On nous parle d'oecuménisme alors que les catholiques ne sont pas encore unis! Il y a de la place pour les chachas et pour les tradis.
Amen!

Marie-Xaviere a dit…

pincez moi Uluberlu, j'ai la berlue!!!! Mon petit francois resaissez vous!!!!

leon4 a dit…

mon cher François,
L'Evangile a cela de commun avec le règlement militaire, c'est qu'il prône l'obéissance et la fidèlité au chef, et "l'humanité" de ce chef envers ceux qu'Il considère comme ses enfants....

allez, je vous souhaite une très bonne fête sous la houllette de cet écolo de St François...

François a dit…

Merci à ceux qui me font la fête, mais ce n'est pas ma fête qui est, notez-le, le 4 octobre!
Slobo et Léon, je note bien vos remarques sur le bon pasteur, et l'"humanité" du chef... Mais je pense que vous devez approfondir le sujet.
Je n'ai rien dit, juste un peu râlé mais sans plus, quand l'évêque de Bordeaux en 2006 a accueilli un dissident de la fraternité St Pie X, l'abbé Laguérie, et lui a donné une paroisse à Bordeaux (Institut du Bon Pasteur). C'était l'ancien curé de St Nicolas du Chardonnet, et pas un tendre. Il a reconnu le concile, mais avec le droit d'en "faire une critique constructive". Mais bon, il avait fait un geste, il a le droit de célébrer sa messe tridentine en communion avec l'Eglise, et y va qui y veut.

Là c'est différent. Le noyau dur ultraconservateur des descendants spirituels de l'exMgr Lefebvre est des-excommunié sans contrepartie, en bloc. Ils sont légitimés, absous de leur schisme, de leurs imprécations, de leur orgueil, de leurs violences, avec leurs structures, leur séminaire. Ils triomphent, par la seule volonté du pape. Ils vont avoir une "prélature personnelle", comme l'Opus Dei , ils vont canoniser leur fondateur.
Ca, je ne le supporte pas. J'en ai vu de près, je les ai entendus. J'ai dû assister à leurs "offices" pour des mariages et un enterrement. C'est impossible pour moi de risquer de les retrouver devant moi, "en chaire", sans qu'il y ait de leur part le début d'un commencement d'une amorce de regret pour le mal qu'ils ont fait.

Qu'ils continuent à dire la messe lors des fêtes bleu-blanc-rouge du FN, ça ne me gène pas. Mais que le pape agisse comme un allié, complice de leur intolérance, je ne le supporte pas, et il a donc mérité un "coup de gueule" qui fait partie de la ligne éditoriale de ce blog.

iamcomingbackhome a dit…

Ce monde ne va pas bien, nous sommes d'accord et vous analysez l'actualité française avec lucidité. En revanche la conclusion est surprenante; vous êtes prêt à prendre Benoit XVI pour l'antéchrist !!! What did in your head happen ?

Louis a dit…

Une tres juste analyse sur la dérive reactionnaire de l'eglise... hélas, ceux qui preferent la tradition à la raison; la repliment sur soi à l'ouverture aux autres et la peur de l'autre à l'amour du prochain pousseront leurs grands cris habituels...

marie chantal a dit…

ROME, Samedi 24 janvier 2009 (ZENIT.org) - En pleine semaine de « prière » pour l'Unité des chrétiens, Benoît XVI, accomplit un « geste » fort en levant, de façon à « promouvoir l'unité dans la charité », l'excommunication qui frappait les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988.

C'est un pas de plus vers l'unité visible de tous les chrétiens, dont le pape a fait une priorité de son pontificat. Les dates du décret et de sa publication sont en elles-mêmes une clef de lecture de l'événement.

Le décret de la Congrégation romaine pour les évêques, en date du 21 janvier 2008, rédigé à la demande du pape et signé par le préfet de cette Congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re, est publié ce matin, 24 janvier 2009, par la salle de presse du Saint-Siège, en la fête de saint François de Sales. Il est accompagné d'un communiqué de ce même bureau de presse.

Le décret souligne la volonté manifestée par cette levée de la sanction de restaurer la communion : « Par cet acte, on désire consolider les relations réciproques de confiance, intensifier et stabiliser les rapports de la Fraternité Saint Pie X avec le Siège Apostolique. Ce don de paix, au terme des célébrations de Noël, veut être aussi un signe pour promouvoir l'unité dans la charité de l'Eglise universelle et arriver à supprimer le scandale de la division ».

Un geste humble et fort

Le geste est d'autant plus significatif qu'il s'adresse à une « minorité » - comme on l'a dit -. Les autres minorités chrétiennes en dialogue avec Rome s'en sentiront certainement encouragées.

Ce décret lève l'excommunication qui avait frappé, ipso facto - en termes de droit canonique, latae sententiae - les quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre à Ecône, dans le Valais suisse (diocèse de Sion), le 30 juin 1988, sans mandat pontifical (canon 1382) : Mgr Bernard Fellay, suisse, Mgr Alfonso de Gallareta, espagnol, Mgr Tissier de Mallerais, français, et Mgr Richard Williamson, anglais. Mgr Marcel Lefebvre et l'évêque co-consécrateur, Mgr Antonio de Castro Mayer, se sont éteints respectivement le 25 mars et le 26 avril 1991 et l'excommunication avec eux.

La décision de Benoît XVI survient après qu'au nom de ces mêmes évêques Mgr Bernard Fellay a écrit, le 15 décembre 2008, au cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la Commission pontificale « Ecclesia Dei », en lui demandant la levée de la sanction.

Dans sa lettre, indique le décret, Mgr Fellay déclarait notamment : « Nous sommes toujours fermement déterminés dans notre volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l'Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ, qui est l'Eglise catholique romaine. Nous acceptons son enseignement dans un esprit filial. Nous croyons fermement à la Primauté de Pierre et à ses prérogatives, et c'est pour cela même que nous souffrons tant de l'actuelle situation. »

Certes, pour qui compte les brebis et les siècles, l'humble geste de Benoît XVI ne revêt pas la grandeur de la « Déclaration commune » historique, au cœur de Vatican II, le 7 décembre 1965, du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras Ier exprimant leur décision d'enlever de la « mémoire » et du milieu de l'Église les sentences d'excommunication de l'année 1054.

Mais depuis, la patience œcuménique manifeste combien il est difficile de restaurer la communion lorsque la division est devenue une habitude. Et le geste, non moins fort, de Benoît XVI contribue sans aucun doute à cette « purification de la mémoire » souhaitée par Jean-Paul II à l'occasion du Grand Jubilé de l'Incarnation. Certains observateurs considèrent même que le pèlerinage de la Fraternité Saint-Pie X à Rome, les 8, 9 et 10 août 2000, et le passage de la Porte Sainte ont manifesté visiblement une authentique nostalgie de l'unité.

Et lorsque, jeudi dernier, 22 janvier, deux quotidiens italiens, « Il Giornale » et « Il Riformista » avaient annoncé que Benoît XVI avait déjà signé le décret, ils avaient déclenché des réactions immédiates dans le monde entier : la nouvelle a fait l'ouverture des journaux télévisés en France.

Travailler sans épargner ses forces

Différentes questions restent maintenant en suspens. A l'intérieur et à l'extérieur : le négationnisme de Mgr Williamson oblige à rappeler que la levée d'une excommunication n'est pas une approbation des dérives ni une absolution générale. Le dialogue doit se poursuivre. « On espère que ce pas sera suivi de la réalisation rapide de la pleine communion avec l'Eglise de toute la Fraternité de Saint Pie X, témoignant ainsi de la vraie fidélité et de la vraie reconnaissance du Magistère et de l'Autorité du Pape avec la preuve de l'unité visible », souligne le cardinal Re.

Le pape fait donc ce qu'il avait annoncé au lendemain de son élection, le 20 avril 2005, en la chapelle Sixtine : « Nourris et soutenus par l'Eucharistie, les catholiques ne peuvent que se sentir incités à tendre vers cette pleine unité que le Christ a ardemment souhaitée au Cénacle ».

Il avait insisté sur le rôle de l'évêque de Rome dans ce domaine en disant : « Le Successeur de Pierre sait qu'il doit de manière toute particulière prendre en charge cette aspiration suprême du Divin Maître. C'est à Lui, en effet, qu'a été confiée la tâche de confirmer ses frères (cf. Lc 22, 32) ».

« C'est donc pleinement conscient, au début de son ministère dans l'Eglise de Rome que Pierre a baigné de son sang, que son Successeur actuel prend comme premier engagement de travailler sans épargner ses forces à la reconstruction de l'unité pleine et visible de tous les fidèles du Christ. Telle est son ambition, tel son devoir pressant », avait affirmé d'emblée Benoît XVI.

Les bons sentiments ne suffisent pas

Et le pape annonçait des « gestes » :« Il est conscient que dans ce but, les manifestations de bons sentiments ne suffisent pas. Des gestes concrets sont nécessaires, qui pénètrent les âmes et remuent les consciences, appelant chacun à cette conversion intérieure qui est le présupposé de tout progrès sur la voie de l'œcuménisme ».

On se souvient que le Motu proprio de Jean-Paul II « Ecclesia Dei adflicta », du 2 juillet 1988, et le décret du 1er juillet 1988, « Dominus Marcellus Lefebvre » de la Congrégation romaine pour les évêques, alors présidée par le cardinal Bernardin Gantin, déclaraient en effet le schisme de Mgr Lefebvre en relation immédiate avec les ordinations sans mandat du pape Jean-Paul II.

Or, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay, avait souhaité la remise en vigueur du missel d'avant le concile et la levée de l'excommunication.

Le pape, qui a rencontré personnellement Mgr Fellay le 29 août 2005, a fait progressivement les deux « gestes ». En septembre 2007, Benoît XVI a promulgué le Motu Proprio « Summorum Pontificum » « sur la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 », qui était accompagné d'une lettre aux évêques. Le pape aménageait ainsi des espaces pour l'usage liturgique « extraordinaire » de l'ancien missel. Il accorde maintenant la levée de l'excommunication.

« Dans cette décision, le Saint-Père a été inspiré par le souhait que l'on arrive au plus vite à la complète réconciliation et à la pleine communion », souligne aujourd'hui la salle de presse du Saint-Siège.

La Fraternité de Saint Pie X vers la pleine communion

Benoît XVI a souffert en première personne de l'unité rompue : le cardinal Joseph Ratzinger était alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et Mgr Lefebvre était revenu in extremis sur un accord déjà signé avec lui. La blessure était restée ouverte.

Le décret indique la direction des pas ultérieurs : « On espère que ce pas sera suivi de la réalisation rapide de la pleine communion avec l'Eglise de toute la Fraternité de Saint Pie X, témoignant ainsi de la vraie fidélité et de la vraie reconnaissance du Magistère et de l'Autorité du Pape avec la preuve de l'unité visible ».

Dans son message, programmatique, en la chapelle Sixtine, le 20 avril 2005 - et déjà cité parce que c'est une référence en la matière - Benoît XVI avait non seulement insisté sur le charisme de Pierre pour l'unité de l'Eglise, mais il avait aussi affirmé sa volonté de mettre en œuvre le concile Vatican II. « Alors que je me prépare moi aussi au service qui est propre au Successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l'engagement de mise en oeuvre du Concile Vatican II, dans le sillage de mes Prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l'Eglise ».

Actualité du concile

Benoît XVI avait souligné le 40e anniversaire de la conclusion du concile (8 décembre 1965) et son actualité : « Au fil des ans, les Documents conciliaires n'ont pas perdu leur actualité ; leurs enseignements se révèlent même particulièrement pertinents au regard des nouvelles exigences de l'Eglise et de la société actuelle mondialisée ». De quoi rassurer ceux que le retour à la communion de la Fraternité Saint-Pie X inquiète.

Car parmi les documents du concile, se trouve le décret sur l'œcuménisme « Unitatis redintegratio », en date du 21 novembre 1964, qui affirme : « Promouvoir la restauration de l'unité entre tous les chrétiens c'est l'un des buts principaux du saint Concile œcuménique Vatican II. Une seule et unique Église a été instituée par le Christ Seigneur ».

Nul doute que le nouveau geste de Benoît XVI, à la veille de la conclusion de la grande semaine annuelle de prière pour l'unité des chrétiens, s'inscrive dans cette dynamique.

Anita S. Bourdin

Gerard a dit…

Formidable!! Les négationnistes sont maintenant les bienvenus dans l'eglise de Rome.. bon, bah, je vais pas foutre la mauvaise ambience, donc je prefere dire CIAO!!!

Anonyme a dit…

lol

François a dit…

Merci Marie Chantal!(Votre prénom vous va si bien!)
C'est un bonheur de lire ce texte, en pure langue de bois vaticane, ce qui fait son charme (des siècles d'expérience!).
Il confirme ce que je disais : sans contrepartie, sans le moindre début de résipiscence, les intégroïdes ré-intègrent (si je puis dire) l'Église. A se demander si ce n'est pas le pape qui nous emmène tous dans la "Fraternité".
Le Concile passe doucement par pertes et profits : il s'agit bien d'une Restauration.
On va leur confier des paroisses, puis des diocèses... vous verrez.
Ils n'auront mon pardon que quand ils l'auront demandé.

François a dit…

A Gérard : je n'insiste pas sur cet aspect, pour ne pas polluer le débat. Mais c'est bien entendu un des aspects de leur formation : la haine pour le "peuple déicide".

marie chantal a dit…

Il ne me reste plus qu'à prier pour que vous deveniez miséricordieux à l'image de notre Saint Père.

pourenfiniraveclesmodernistes a dit…

A Louis
ça veut dire quoi "la haine de l'autre" ? C'est en fait une expression bien trouvée par nos amis bien pensants (SOS racisme, LICRA, PS et consort) pour disqualifier les autres justement, sous le masque d'une pseudo charité trés trés faux-cul!!
- Benoit XVI accueille la brebis un peu égarée par les excés de Vatican II, un point c'est tout. Il n'ya pas de quoi en faire un plat.
"Réjouis toi que ton frère soit rentré dans la maison du père". Quant aux modernistes qui ont envahi l'église avec leur relativisme bien commode; qu'ils enlèvent la poutre qui se trouve dans leur oeil gauche !

François a dit…

A Marie-Chantal : merci de vos prières. j'en ai besoin, mais pour d'autres raisons.
Priez plutôt pour Benoît, il va en avoir plus besoin. Ou mieux, pour les enfants de Gaza.
A Pourenfinir : je vous reconnais bien là, vous êtes proche d'"eux", et vous êtes ravi de l'intégration des intégristes. Ça confirme mes craintes : dorénavant, ça va être la chasse aux sorcières, la pensée unique rétrograde et 100 ans de réflexions théologiques mises à la poubelle, et l'exclusion comme mode de rassemblement.
Sarkozy nous a promis le formatage, là ça va être la normalisation.
Ca promet!