mercredi 23 janvier 2013

Perfide Albion

Voila, c'est la réponse de Mr Cameron aux célébrations du cinquantenaire de l'accord de l'Elysée, qui ont vu à Berlin, François et Angela se faire des mamours : il veut renégocier les traités européens, parce que l'Europe ne va pas dans la direction qu'il souhaite, et faire un referendum en 2017.

J'ai deux objections à cela :

  • l'Europe est l'affaire des européens, comment pourrait-elle se faire sans un pays peuplé comme le Royaume Uni? 
  • C'est à nous de choisir si on veut continuer avec ou sans les anglais, et si c'est oui, qu'ils appliquent les règles communes.
Depuis que Pompidou lui a entrouvert la porte après le refus hautain, et justifié, de De Gaulle, nous supportons le Royaume Uni comme un boulet.

Foncièrement, l'Angleterre est atlantique (mais elle n'est pas la seule, les polonais ne sont pas mal non plus), elle n'a qu'un point de vue nombriliste et veut pouvoir faire son menu à la carte, prendre ce qui l'arrange, et bloquer le reste. 

Économiquement, la City, qui lui procure sa seule richesse, est un paradis fiscal, comme Jersey, l'Ile de Man et autres débris. Politiquement, c'est une plouto-aristocratie, une pseudo-démocratie engluée dans des pratiques aussi historiques que dépassées. 

Depuis que Mr Blair a fait une politique sociale-démocrate qui ressemble à celle des conservateurs sans en avoir le nom, l'Angleterre est installée dans cette posture réactionnaire dont il ne peut rien sortir de bon. La finance fait la loi, les traders font des fortunes rapides, le peuple mange du fish and chips et ne peut plus se faire soigner dans ses hôpitaux. 

Je propose donc que l'on applique à l'Angleterre la politique qu'elle a utilisée elle-même contre l'Irlande : la négation partout et toujours de ses droits. C'est à l'Europe d'organiser un referendum pour dire si elle veut continuer à subir l'Angleterre, ou si elle veut aller de l'avant.

Les anglais ont toujours des références historiques à sortir, tandis que nous avons tendance à les passer par pertes et profits. Je vous épargne Jeanne d'Arc et Fachoda, mais je tiens à rappeler sa drôle de politique envers la France et ses alliés, dans les années 20, vis-à-vis de l'Allemagne. Elle porte une grande responsabilité dans la montée et la réussite du nazisme, ce que Churchill avait du reste bien vu et dénoncé. 

C'est un processus du même ordre que lance Mr Cameron : détruire l'Europe pour faire avancer ses intérêts, économiques et électoraux. Nous ne devons pas nous laisser faire.

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