vendredi 15 février 2008

Hier, la Saint-Valentin

Encore une date chère à mon coeur, mais pas pour les raisons que vous imaginez.

Depuis que le maréchal Pétain a lancé l'idée de la fête des Mères, le ver était dans le fruit, le marketing s'en est emparé, et l'on a maintenant des fêtes pour tout et n'importe qui.

On n'a plus la fête des moissons, mais même les chômeurs profitent de la fête du Travail.

Seule contrainte : un étalement astucieux toute l'année, géré par le syndicat des fleuristes : pères (enfin...), grands-parents, secrétaires, etc, et maintenant donc, les amoureux...

C'était risqué, car il devait y avoir, c'est normal, encore de la pipolisation sur nos Amoureux Nationaux, just married. Mais Guaino a trouvé la parade : la veille, il nous lance sur la Shoah, demande à nos enfants d'adopter un petit Juif mort. On n'allait évidemment parler que de ça.

Et bien, c'est raté : ça a été sa fête hier soir chez Arlette Chabot! Elle n'a même pas essayé de faire croire qu'elle était l'arbitre du débat, elle en a fait des tonnes pour destabiliser Bayrou, Moscovici et Valls, et soutenir Rachida et le "gros" Bertrand. A ce point là, elle mérite d'être promue.

Mais le jeune Manuel Valls, remonté comme une pendule, a quand même réussi une assez belle tirade qui les a laissés sans voix! J'espère revoir ça sur YouTube...

"- mais, Bolloré..."
La Chabot lui coupe la parole net, la refile à Rachida :
-"Il a bien le droit de prendre des vacances, elles ne coûtent rien au contribuable! Et puis Mitterrand, etc"
Bayrou, par dessus : "Le Président ne doit être l'obligé de personne"

Bref du brouhaha, de la confusion. Les 2 fidèles ont bien donné de leurs personnes, Arlette aussi. Dieu le leur rendra au centuple.

jeudi 14 février 2008

Pi-eux? Pi-teux?

Allons-nous faire de l'allemand? Traduisez!

Wie? O! Dies P
Macht ernstlich so vielen viele Müh!
Lernt immerhin, Jünglinge, leichte Verselein,
Wie so zum Beispiel dies dürfte zu merken sein!
Dir, O Held,o alter Philosoph, du Reisengenie!

De l'espagnol?

Con 1 palo y 5 ladrillos se pueden hacer mil cosas...

De l'anglais?

May I have a large container of coffee.

ou encore

How I want a drink alcoholic of course
After the heavy chapters involving
Quantum Mechanics

Ca y est? Vous avez la traduction?

En français peut-être?

Que j'aime à faire apprendre un nombre utile aux sages
Glorieux Archimède, artiste, ingénieur,
Toi de qui Syracuse aime encore la gloire,
Soit ton nom conservé par de savants grimoires!

La réponse est bien sûr les décimales de
Pi =3, 14159 26535 89793 23846 26433..

Nombre très utile, car:

Si la circonférence est fière
D'être égale à deux pierres
Le cercle est tout heureux
D'être égal à Pierre II!

Le volume de toute Terre
De toute sphère
Qu'elle soit de pierre ou de bois
Est égale à quatre tiers de Pi R trois!

Si vous oubliez la valeur de Pi, vous pouvez la retrouver par quelques simples moyens :

-méthode de Buffon : jetez des aiguilles de longueur a sur un parquet dont les lattes ont une largeur de b, alors la probabilité que les aiguilles coupent le bord d'une latte est (2*a)/(b*Pi). C'est un peu long, mes bizuths s'endormaient avant d'avoir trouvé 2 décimales.

- méthodes des fléchettes :prenez une cible carrée, et tracez le grand cercle inscrit dans ce carré. Lancez des fléchettes, et comptez celles qui tombent dans le cercle, et celles qui sont dans le carré mais pas dans le cercle.

- Prenez 3 points au hasard dans un carré (vous pouvez réutilisez les fléchettes) : la probabilité qu'ils forment un triangle obtus est 97/150 +Pi/40.

SI vous avez des loisirs, je vous recommande le merveilleux livre de Jean-Paul Delahaye : le fascinant nombre PI, ed Belin. Je ne m'en lasse pas.

mercredi 13 février 2008

Perdre son âme : et après?

Je prolonge les réflexions d'hier.

On a vu à quelles extrémités étaient poussés les patrons et leurs entourages pour gagner encore plus d'argent. Non pas tant qu'ils en aient besoin pour vivre, mais parce que c'est la mesure de la réussite : il faut être dans Forbes!

Pour les politiques, c'est un peu différent : toute leur énergie a été focalisée sur le but suprême, pendant des années, des décennies même, au prix d'un réel effort. Et quand ça arrive enfin, il leur prend un sentiment de toute-puissance, une libération totale de toutes les contraintes et barrières -y compris morales-, une imprévisibilité déconcertante...

Le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend fou absolument! Les opposants voient leurs pires craintes se réaliser, les partisans commencent à paniquer : leurs sorts sont liés, hélas, au sien.

Les exemples ne manquent pas : Caligula nomme Consul un de ses chevaux. Richard II, comme le montre si bien le fin William (Shakespeare), perd toute sa légitimité, et finalement son trône, à force de caprices et d'incohérences. Père Ubu passe tout le monde à la trappe, merdre alors!

Voyez aussi Boris Godounov dans Pouchkine (il meurt de remords), Philippe II dans Don Carlos (il a piqué la fiancée de son fils). Comme il s'agit de personnages puissants, et, par certains côtés fascinants, ils sont les personnages centraux des historiens et des écrivains.

La fin est souvent tragique. Parfois ça se passe bien pour l'heureux élu : il devient dictateur, envoie tout le monde en prison, et meurt dans son lit. Mais quelles souffrances pour le peuple!

Mais souvent, le processus est interrompu : un autre réussit à l'assassiner et à prendre sa place. Ou bien, on arrive à s'en débarrasser à temps. Ou bien, un miracle fait qu'il disparait subitement.

Nous avons tous les symptômes de tels dérèglements. Une sorte de schizophrénie, où le rêve prend la place des réalités, où les faits sont priés de se plier à des injonctions contradictoires. Un mépris puissant contre ceux qui disent que "le Roi est nu", mais aussi, de plus en plus, contre les collaborateurs, les ministres, la presse, et bientôt le monde entier...Est-ce alors de la paranoïa?

La solution a été donnée hier par M de Villepin, un spécialiste : il doit "rentrer en lui-même" pour réfléchir, se transformer, agir enfin dans l'intérêt général. Certes!

Le plus vraissemblable est la fuite en avant : lancer plein de réformes à la fois, les déclarer réussies dès qu'on les a définies, se méfier de tout, virer des gens en forme de boucs émissaires, promouvoir des ânes (il n'y a plus beaucoup de chevaux), poursuivre son rêve dans sa tête et faire partager son délire, profiter de chaque instant (pas de Carpe Diem, mais Bling-Bling). Ensuite, ce sera l'internement, ou le syndrome de l'échec .

Il faut cesser ce processus au plus tôt.

mardi 12 février 2008

Manager sans perdre son âme?

Les Echos en ont fait un gros titre "Peut-on manager sans perdre son âme?". Vous pouvez lire leur article ici, ainsi que l'interview de Louis Schweitzer.

La réponse est "Oui, bien sûr", comme si ça allait de soi. Ce n'est pas si simple : on DOIT manager sans perdre son âme, mais est-ce possible dans notre société?

Evacuez d'abord tout ce qui est "code d'Ethique" et autres engagements du même tonneau : seuls ceux qui n'ont pas de morale ni de valeurs éprouvent le besoin de formaliser (pour les autres) des règles généralement bafouées au premier jour par ceux qui les ont faites. C'est l'hypocrisie reine.

De mon expérience, je vois 2 cas de figures pour lesquelles les "managers" perdent leur âme : la recherche du profit à court terme, et la conquête du pouvoir.

Le profit à court terme : ça a commencé quand des financiers, notamment les Fonds de Pension US et les Hedge Funds, ont demandé aux entreprises de garantir un rendement de l'ordre de 15%, faute de quoi ils abandonneront l'entreprise, qui s'effondrera en Bourse, sera rachetée pour une bouchée de pain, et le management sera viré.
En revanche, si ça marche, la Bourse va s'enflammmer, et grâce aux Stock-Options, le management va gagner beaucoup beaucoup d'argent.

Dans ces conditions, évidemment, on n'est pas regardant sur les conditions qui permettraient de dégager ces taux de rentabilité qui sont bien au delà des capacités économiques.
Comme ça a marché, au moins pendant un moment, et que de plus en plus, il est prouvé qu'on peut gagner beaucoup d'argent sur de la spéculation boursière (voyez les milliardaires à 30 ans de la Silicon Valley au moment de la Bulle Internet), tous les moyens, même légaux, ont été employés pour y arriver.
- Le plus célèbre exemple est Enron : ils trafiquaient carrément la comptabilité. Des millions de retraités US ont perdu leur retraite...
- Le plus facile : la découpe : vous achetez une entreprise, vous virez les gens en les refilant à l'aide sociale du pays concerné, vous vendez le capital (terrains, bâtiments), et vous vous partagez le bénef. En prime, vous vendez les brevets et les machines à des chinois qui produiront la même chose bien moins cher.

Je vois, dans ces méthodes de brutes, le modèle de management actuel : MM Breton, Bouton, pour ne citer qu'eux, rêvent de faire aussi bien. Ils ne demandent pas explicitement de faire des turpitudes, mais ils engueulent ceux qui ne rapportent pas assez, ferment les yeux quand ça marche(et reçoivent des prix du "meilleur manager"), et poussent des cris d'orfraie quand ça se sait. Ce sont des destructeurs d'âme. Je plains la leur.

La recherche du pouvoir : je ne me l'explique pas, mais je constate que la recherche du pouvoir pousse ceux qui en ont l'ambition, à des comportements étonnants, loin de toute morale.

Ca existe dans l'entreprise, mais c'est évidemment en politique qu'on en voit le plus (et c'est médiatisé) : seule la politique permet d'accéder au pouvoir politique suprême, et il n'y a pas besoin de montrer qu'on en est capable, il "suffit" d'être élu. Et quand on est élu, on possède les moyens de se faire élire plus haut, jusqu'au sommet, à condition de tuer les rivaux à chaque étape.
Les coups de pute, les trahisons, le débauchage, le billard à 3 bandes, le taclage, sont les outils ordinaires du politicien ambitieux. L'argent et les honneurs ses moyens.
Tout se paie : gloire au vainqueur, et Vae Victis!

On se demande pourquoi on a les hommes politiques qu'on a : parce que les gens "honnêtes", qui ne veulent pas perdre leur âme, ne s'y lancent pas, ou alors prennent si vite un retour de bâton non prévu qu'ils abandonnent vite.
Les victimes me font pitié. Pauvre M Martinon... Qu'est-il allé faire dans cette galère? Son heure de gloire lui aura coûté cher. Et la liste est longue...

Vous me direz : c'est pas du management! Je réponds : Non, pas du tout.
Ils n'ont pas perdu leur âme : ils l'ont vendu au Diable!

lundi 11 février 2008

11 février

Le 11 février a toujours été une date chère à mon coeur, même si, hélas, on ne la fête plus aujourd'hui en famille.

On célèbre par un jubilé les apparitions de la Vierge de Lourdes à Bernadette, ce qui semble être à la fois un pélerinage d'Eglise et une bonne opération commerciale de la Chambre de Commerce locale, dont l'imagination, en terme de bondieuseries, semble sans limite. Mais, s'ils se lèvent tôt et font des heures supplémentaires, je suppose qu'il n'y a pas à critiquer.

Comme, de plus, ce sont surtout des Espagnols, des Italiens et des Polonais qui viennnent, le commerce extérieur ne peut que s'améliorer. Et il y en a qui sont contre les religions!

Je ne sais pourquoi Lourdes est tant prisé. Car la Vierge est apparue dans bien d'autres endroits, qui ne demandent qu'à devenir des pélerinages internationaux.

Par exemple :
- à 53 220 Pontmain (Mayenne), le 17 janvier 1871, la Vierge apparait à 4 enfants du village.
- à 36 180 Pellevoisin (Indre), en 1876, La Vierge apparait à Estelle Faguette
- à 37 220 L'Ile Bouchard(Indre et Loire), en décembre 1947, elle apparait à 4 enfants. Le pélerinage est autorisé depuis 2001.

Et je ne vous parle pas de la Rue du Bac (1830) ou de La Salette (1846), ni d'autres apparitions non reconnues, beaucoup plus nombreuses, ce qui prouve qu'il faut être très prudent.

Cependant, la Vierge n'apparait pas si souvent que nos politiques sur nos écrans : ils feraient bien de s'en inspirer.

dimanche 10 février 2008

Commissions et Promesses

On se fait élire sur un programme, et puis après on fait des commissions pour savoir ce qu'on va faire.

Deux exemples, sans compter celle d'Attali :
A Je trouve ça sur l'excellent blog "secret défense" de Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération, le 30 1 08 :

Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale risque de décevoir ses lecteurs, lorsqu'il sera rendu public, sans doute vers le mois d'avril. Ce n'est pourtant pas faute de brasser des idées et d'envisager des scénarios. La commission du Livre blanc travaille vraiment d'arrache-pied. Tout doit être remis à plat, tel est le credo de la rupture. Tout ?
1) La dissuasion nucléaire ? On y touchera pas, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy peu après son élection.
2) La professionnalisation des armées ? Même chose. Personne n'imagine revenir au service national.
3) L'armée de projection ? Personne n'imagine non plus que l'armée française va cesser de participer à des opérations extérieures, bien au contraire.
4) Les alliances ? La France continuera à agir principalement dans le cadre de l'Otan et de l'Union européenne, si possible sous mandat de l'Onu.
5) Le niveau des dépenses militaires ? En principe, on restera autour de 2% du PIB, plutôt un peu moins d'ailleurs.


Ca promet!

B L'autre exemple, pour la Culture : quelle bonne idée de vendre des tableaux des Musées pour trouver des sous! On affecterait l'argent à des oeuvres pieuses : les banlieues, Alzeimer, les handicapés... Comment être contre?
Nicolas l'a promis, Christine (Albanel) doit le faire, elle a ça dans sa lettre de mission. Elle fait la commission Rigaud, qui remet un rapport très très très prudent : il faut dire que ça râle de partout. Voyez dans la Tribune de l'art.
A la veille des municipales, la Ministre s'empresse de dire vendredi dernier que ce n'est pas un moyen commode de trouver des sous, donc on ne le fera pas. Vendre du capital (et quel capital!)pour payer du fonctionnement dans un budget présenté en déficit, quelle idée!
Une promesse non tenue de plus, Une! Au moins les promesses de Chirac, on savait à quoi s'en tenir. Tout s'apprend.

Pour moi, j'exige toujours la mise en oeuvre de toutes les promesses, question de morale, afin qu'aux prochaines élections, les candidats réfléchissent avant de promettre.
Tout Attali, y compris taxis et départements. Y compris Grenelle de l'Environnement. Y compris réduction du budget de l'Etat. Y compris...TOUT!

vendredi 8 février 2008

Calendrier Révolutionnaire

Revenons à ce calendrier, ce serait une vraie rupture, que le monde attend.

Il a été en vigueur 2 fois : du dimanche 24 novembre 1793 au mardi 31 décembre 1805, et du 6 au 23 mai 1871, ce qui est peu connu. (Vive la Commune, à bas les Versaillais!)
Son "époque" commence le samedi 22 septembre 1792, à l'équinoxe d'automne.

Il comprend 12 mois de 30 jours, puis 5 (6 les années bissextiles) jours supplémentaires (comme chez les Egyptiens), appelés sans-culottides.

Fabre d'Eglantine a choisi le nom des mois :
Vendémiaire, Brumaire, Frimaire
Nivôse, Pluviôse, Ventôse
Germinal, Floréal, Prairial
Messidor, Thermidor, Fructidor

Des mois constitués de 3 décades (décade veut dire "10 jours", et non pas décennie, comme les ploucs anglophones le disent), de 10 jours, pour lesquels il fallait être latiniste:

Primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi
Sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi.

Les sans-culottides sont :
- Jour de la Vertu
- Jour du Génie
- Jour du Labour
- Jour de la Raison
- Jour de la Récompense
- Jour de la Révolution.

Mais pour reprendre ce calendrier, il faudrait le moderniser.

Je vous propose pour les mois :
Caillante, Gelante, Meulante
Névrose, Ménopause, Glucose
Ceciliante, Suivante, Carlante,
Il-est-l'or, Monsignor, C'est-l'or.


Pour les jours (que les enfants apprendraient facilement) :
-TF1, Ravioli, Carrefour, Thalassa, M6, Canal,
-Foot, Pizza, McDo, Brico, Bulle et Repos.

Les sarkozides seraient :
- Jour de l'Argent
- Jour de Neuilly
- Jour des Heures Supplémentaires
- Jour des Religions Synchrétiques
- Jour des Forces de l'Ordre
- et, tous les 4 ans : Jour de la Rupture Annoncée.

Le dernier point sur les vaccins

Hier 14 juin 2021, le Président Macron tenait une conférence de presse à l'issue du conseil de l'OTAN, et de sa conversation avec...