jeudi 19 février 2015

l'Archange Gabriel

Gabriel est un archange, dont le nom veut dire "Dieu est ma force". Le suffixe "el" désigne spécifiquement Dieu, comme dans "Allah".

Les anges ne sont pas tous égaux, mais hiérarchisés en 9 chœurs, regroupés en 3 Ordres, et la Vierge est leur Reine :
  • Premier Ordre : Les Séraphins (ils sont rouges, et ont 6 ailes ocellées), les Chérubins (ils sont bleus , et n'ont que 4 ailes), les Trônes (représentées par des roues embrasées et ailées, parsemées d'yeux),
  • Deuxième Ordre : les Dominations(elles portent le sceptre et la couronne, ou bien un casque et une épée), les Vertus (qui tiennent un livre), les Puissances,
  • Troisième Ordre : les Principautés (vêtues tantôt en guerriers, tantôt en diacres, elles portent une branche de lys), les Archanges (leur mission est de lutter contre les démons), les Anges (simples soldats de base).
Il y avait bien un dixième chœur, mais il est passé à l'ennemi et s'est rallié à Satan.

Les Archanges forment une classe à part, car ils sont les seuls à ne pas être anonymes, bien qu'à l'avant-dernière place dans la hiérarchie. Ils ont normalement deux ailes rattachées aux omoplates, et leur sexe est indéterminé : ils agissent comme des hommes, et s'habillent parfois comme des femmes.

Il y en a 7 :
  •  Michel, le chef de la Milice céleste, a vaincu le Dragon, et brandit l'épée ou la lance,
  • Gabriel, le messager envoyé à la Vierge, tient une lanterne allumée et un miroir de jaspe vert sur lequel s'inscrivent les ordres de Dieu.
  • Raphaël, le médecin de Tobie aveugle, porte un vase d'onguent et donne la main droite au jeune Tobie et son poisson.
  • Uriel, précepteur d'Esdras, brandit l'épée flamboyante à l'entrée du Paradis, et se reconnait aux flammes qui sortent  de sous ses pieds.
  • Jehudiel, précepteur de Sem, celui qui récompense et qui punit, porte une couronne d'or et un fouet à 3 lanières.
  • Barachiel, (ou Peliel, ou Raziel), qui lutta avec Jacob, découvre des roses blanches dans le pan de son manteau. Raziel est celui qui a viré Adam et Eve du Paradis.
  • Sealtiel, qui arrêta le sacrifice d'Isaac, a les mains jointes dans l'attitude de la prière.
Le culte catholique ne reconnait que les 3 premiers (Concile du Latran, 746), et symbolisent les pouvoirs religieux, militaire et civil. Mais on y ajoute parfois Uriel pour représenter les 4 points cardinaux, et faire le pendant aux 4 évangélistes.

Pour en revenir à Gabriel, on le voit partout, car il est presque toujours présent dans les tableaux évoquant l'Annonciation, moins souvent quand il annonce la naissance de Saint Jean-Baptiste. Il aurait aussi révélé à Mahomet sa mission et lui aurait dicté le Coran : évidemment, cela n'est jamais dessiné.

SS Pie XII, par un bref apostolique du  1 avril 1951, l'accrédite comme patron des PTT : postiers, télégraphistes, téléphonistes, mais aussi de l'Arme des Transmissions. On le fête le 24 mars.

samedi 14 février 2015

Affaires de famille

Mon cher Robert,

Votre "ami" Théodore a bien voulu m'écrire une lettre charmante. Je n'oublierai jamais que j'ai eu l'honneur de vous être présenté par Madame de Villeparisis, l'amie de ma Grand-mère Bathilde, qu'on appelait Madame Amédée, et qui me fit découvrir Madame de Sévigné et bien sûr Bergotte. Avez-vous entendu parler de ses soeurs Céline et Flora?

Le frère de mon grand-père, l'oncle Adolphe était l' un des nombreux amants de madame votre ravissante belle-mère, du temps où elle était Odette de Crécy, séparée de Pierre de Verjus, comte de Crécy. Ne le confondez-pas avec mon oncle Octave, qui laissa inconsolable ma pauvre tante Léonie, connue pour tremper ses madeleines dans une cuillère de thé.

Nous avions connu votre beau-père, le délicat Charles Swann, quand il rendait visite à mes parents à Combray, car mon grand-père était ami avec son père. Et c'est par Odette, avant leur mariage, qu'il fut entraîné dans les salons des Verdurin, où il eut la chance de rencontrer Brichot, le pédant toponymiste, le marquis de Cambremer, dit "Cancan" (qui avait épousé une demoiselle Legrandin!), le comte de Forcheville, le docteur et madame Cottard, Dechambre le violoniste, Elstir le peintre, Saniette, et bien d'autres encore. On s'y amusait beaucoup, du moins selon l'avis de Madame Verdurin.

Vous avez aussi rencontré bien sûr Charles Morel, qui essayait de cacher que son père avait été le valet de chambre le l'Oncle Adolphe, et qui avait réussi à s’introduire à la Raspelière avec votre oncle le baron de Charlus, et à faire prendre du Meyerbeer pour du Debussy. Il se disait "presque fiancé" avec avec la nièce de Jupien, le giletier qui habitait dans notre immeuble, au côté de l’hôtel de Guermantes, puis qui  a géré une maison de rendez-vous où passait bien du beau monde.

A propos des Guermantes, qui font assez savoir qu'ils descendent de Geneviève de Brabant, d'un maréchal et d'un académicien français, j’aurais besoin de quelques précisions. Basin et Oriane, le prince et la princesse des Laumes, devenus duc et duchesse de Guermantes à la mort du duc, étaient-ils vraiment cousins? Palamède XV, baron de Charlus, et Marie-Aynard de Saint-Loup, comtesse de Marsantes -votre mère- complètent la fratrie de la branche aînée. Mais quel est votre rapport de cousinage avec le prince Gilbert de Guermantes, mari de Marie, née duchesse de Bavière? Auriez-vous imaginé que Mme Verdurin, veuve de M Verdurin puis du duc de Duras deviendrait à son tout princesse de Guermantes? Heureusement, cela n'est arrivé qu'après votre mort héroïque au front.

(à suivre)


dimanche 25 janvier 2015

Bienheureuse Sibylle

On fête la Bienheureuse Sibylle le 9 octobre, en souvenir d'une moniale cistercienne du XIIIème siècle qui mourut à l'abbaye d'Aywiers, en Brabant, où elle est toujours vénérée. Elle n'a pas été canonisée, faute de temps semble-t-il, mais le mériterait autant que bien d'autres que je ne nommerai pas.

Mais pourquoi cette sainte femme s'appelait-elle Sibylle? Parce que les Pères des premiers siècles, pétris de culture latine et grecque, avaient fait le parallèle entre les 12 prophètes juifs de l'Ancien Testament et les 12 Sibylles de l'Antiquité : relisez Lactance.

En témoignent ces vers connus de Virgile, du Ier siècle avant JC, qui rappellent la prophétie de la Sibylle de Cumes : 

Ultima Cumaei venit jam carminis aetas
Magnus ab integro saeclorum nascitur ordo. 
Jam redit et Virgo, redeunt Saturnia regna, 
Jam nova progenies caelo demittitur alto. 
Tu modo nascenti puero, quo ferrea primum 
Desinet ac toto surget gens aurea mundo,


"Voici venir les derniers temps prédits par la Sibylle de Cumes, et de nouveau l’ordre qui fut au commencement des siècles. Voici revenir la Vierge... et voici l’âge d’or. Voici que va descendre du haut des cieux une race nouvelle... Protège cet enfant qui va naître et fermant l’âge de fer ressuscitera sur toute la terre la génération du siècle d’or."

En termes sibyllins, c'est une Annonciation qui vaut bien celle d'Isaïe, et qui permet à Michel-Ange, dans la Chapelle Sixtine de représenter les Sibylles en alternance avec les Prophètes.

On retrouve cette association dans le Dies Irae, écrit entre le XIème et XIIIème siècle, et forcément connu des parents de notre Bienheureuse Sibylle : 
Dies iræ, dies illa,
Solvet sæclum in favílla,

Teste David cum Sibýlla !

"Jour de colère, ce jour où le monde sera détruit, David et la Sibylle l'ont attesté!"

Bienvenue Sibylle!
 La Sibylle de Cumes
La Sibylle de Delphes




jeudi 8 janvier 2015

Amalgames

 Un hommage à mon cher Cabu, à son Duduche, son beauf et sa rombière, son adjudant Kronenbourg....



















On nous dit de ne pas faire d'amalgame. C'est bien, mais c'est déjà fait : terroristes > barbus > talibans > Daech > Musulmans> arabes > pas français de souche. Facile, et Marine s'en réjouit déjà. Quelques mosquées vont être au mieux taguées, au pire mitraillées "en représailles". Justement ce qu'il ne faut pas faire.

Mais moi, je fais un autre amalgame : celui des extrémistes de tous bords, des fondamentalistes au bas fondement. Ceux qui disent "je ne suis pas Charlie", ou qui veulent transformer la minute de silence républicaine en Angélus.

Ceux qui ont mal lu le Coran comme ceux qui ont mal lu l'Evangile. Ceux dont les maîtres à penser sont Zemmour le dévoyé (notre nouveau Doriot?) et Houellebecq le dépravé (qui ne sera jamais un Brasillach).

Ceux qui sèment le vent pour espérer la tempête, ceux qui ne comprennent rien, ne savent rien, ne lâchent rien (et ceux qui les bénissent). Ceux qui excitent les problèmes jusqu'à la violence au lieu de les résoudre par le dialogue..

Les terroristes de Charlie et les nazillons identitaires sont à mettre dans le même panier, un panier de sciure.



dimanche 28 décembre 2014

15 règles de management

Je ne sais pas où j'ai trouvé ça, mais j'ai j'ai pensé que ça pouvait intéresser les managers. C'est à un pot de fin d'année, le discours du big boss.
François
En ce début d’année, nous nous retrouvons pour les traditionnelles salutations. Avant tout, je voudrais vous souhaiter à tous – collaborateurs, actionnaires, stakeholders- et à tous ceux qui vous sont chers, une bonne et heureuse année. Je désire vous remercier cordialement pour votre engagement quotidien au service de notre entreprise et de notre business.
Comme nous sommes des personnes et non des matricules, je souhaite tout particulièrement me souvenir de ceux qui, au cours de cette année, ont achevé leur service parce qu’ils sont partis en retraite, ou dans d’autres sociétés, ou parce qu’ils sont  décédés. Mes pensées et ma gratitude vont également à eux tous et à leurs proches.
Et je voudrais que notre rencontre d’aujourd’hui et les réflexions que je vais partager avec vous, servent pour nous tous d’appui et nous poussent à un véritable examen de conscience afin de réussir la prochaine année.
Notre organisation, un ensemble complexe
En pensant à ce pot annuel, m’est venue à l’esprit l’image de l’Entreprise en tant que corps vivant. Le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment quun seul corps. Il y règne cependant une diversité de membres et de fonctions. Unique est notre Vision Stratégique pour le bien de l’Entreprise à la mesure de ses richesses et des exigences du service.
En réalité, notre Etat-Major est un corps complexe, composé de tant de directions, de sous-directions, de commissions, de fonctionnels, et de nombreuses entités qui n’ont pas toutes les mêmes tâches, mais sont coordonnées pour fonctionner de manière efficace, disciplinée et exemplaire, en dépit de la diversité culturelle, linguistique et nationale de ses membres.
Quoi qu’il en soit, l’Etat-Major étant un corps dynamique, celui-ci ne peut vivre sans se nourrir et sans se soigner. De fait, l’Entreprise ne peut vivre sans avoir un rapport, personnel, authentique et solide avec notre Vision. Un membre de l’Etat-Major qui ne partage pas pleinement cette Vision, deviendra un bureaucrate (un formaliste, un fonctionnaire, un simple employé) : une branche qui se dessèche, meurt peu à peu, et finit par être jetée.
Des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service.

L’Etat-Major est appelée à s’améliorer, à s’améliorer en permanence pour pleinement mener à bien sa mission. Pourtant, comme tout corps, comme tout corps humain, il est exposé aussi aux maladies, au dysfonctionnement, à l’infirmité. Et je voudrais mentionner ici certaines de ces probables maladies, les « maladies du sommet ». Ce sont des maladies assez communes dans notre vie d’Etat-Major. Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service au Client.

  1.    La maladie de celui qui se sent « immortel », « immunisé » ou tout à fait « indispensable » et néglige les contrôles nécessaires et habituels. Un membre du staff qui ne fait pas son autocritique, ne s’ajuste pas en permanence, ne cherche pas à s’améliorer, est un corps malade, infirme. Une simple visite au cimetière nous permettrait de voir les noms de nombreuses personnes, dont certaines pensaient peut-être qu’elles étaient immortelles, immunisées et indispensables ! C’est la maladie de l'homme riche et insensé qui pensait vivre éternellement et de tous ceux qui se transforment en maîtres et se sentent supérieurs à tous, et non au service de tous. Elle découle souvent de la pathologie du pouvoir, du « complexe des élus », du narcissisme qui consiste à regarder passionnément sa propre image et à ne plus voir l’Entreprise.
  2. Autre maladie : l’activité excessive. Elle concerne ceux qui se noient dans le travail et négligent inévitablement « la meilleure part. C’est pourquoi je vous demande de vous reposer un peu, car négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l'agitation. Le temps du repos, pour celui qui a mené à bien sa mission, est une nécessité, un devoir, et doit être vécu sérieusement : en passant un peu de temps avec sa famille et en respectant les jours fériés. Il y a un moment pour tout.
  3. Il y a aussi la maladie de la « pétrification » mentale et spirituelle. Ceux qui en sont atteints possèdent un cœur de pierre et une « nuque raide » Ce sont ceux qui, chemin faisant, perdent leur sérénité intérieure, la vivacité et l’audace, et se cachent derrière leurs dossiers, devenant les « rois du formulaire » et non des managers. Il est dangereux de perdre cette sensibilité humaine qui permet de pleurer avec ceux qui pleurent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent. Car, au fil du temps, leur cœur se durcit et devient incapable d’animer leur équipe. Être manager, en fait, signifie avoir les dispositions à l'humilité et au don, au détachement et à la générosité.
  4. La maladie de la planification excessive et du fonctionnarisme. Quand un manager planifie tout minutieusement et croit que planifier à la perfection fait réellement avancer les choses, il se transforme pratiquement en expert-comptable ou en fiscaliste. Tout bien préparer est nécessaire mais il ne faut jamais succomber à la tentation de vouloir enfermer ou trop piloter la liberté de nos collaborateurs, qui demeure toujours plus grande, plus intelligente que toute planification humaine. On se laisse gagner par cette maladie parce qu’il est toujours plus facile et plus commode de se caler dans ses propres positions statiques et inchangées. La réussite est « fraîcheur, imagination, nouveauté ».
  5. La maladie de la mauvaise coordination. Quand il n’existe plus de Vision commune et que le corps est privé de son fonctionnement harmonieux en devenant un orchestre qui produit seulement du chahut, parce que ses membres ne collaborent pas et ne vivent pas l’esprit d’équipe. Lorsque le pied dit au bras : « je n'ai pas besoin de toi » ou la main à la tête : « c'est moi qui commande », provoquant ainsi malaise et scandale.
  6. Il y a aussi la maladie d’« Alzheimer », c’est-à-dire l’oubli de notre culture d’Entreprise, de son histoire personnelle. Il s'agit d'un déclin progressif des facultés relationnelles qui, à plus ou moins long terme, provoque de graves handicaps chez la personne, la rendant incapable d'exercer une activité autonome. Celle-ci vit dans un état de dépendance absolue vis-à-vis de ses vues souvent imaginaires. Nous détectons cette maladie chez ceux qui ont perdu la mémoire de leur arrivée dans l’Entreprise ; chez ceux qui ne perçoivent pas le sens historique de notre action ; chez ceux qui sont totalement dépendants de leur présent, de leurs passions, caprices et manies ; chez ceux qui construisent autour d'eux des murs et des habitudes et deviennent de plus en plus esclaves des idoles qu'ils ont sculptées de leurs propres mains.
  7. La maladie de la rivalité et de la vanité . Quand l’apparence, le style vestimentaire, les signes honorifiques deviennent le premier objectif de la vie, et que l’on oublie les préceptes : « Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres » : c'est la maladie qui nous pousse à être des hommes et des femmes faux et à vivre un faux activisme, et un faux management. Ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte.
  8. La maladie de la schizophrénie existentielle. C’est la maladie de ceux qui ont une double vie, fruit de l’hypocrisie typique du médiocre et du vide spirituel progressif que les diplômes et les titres académiques ne peuvent combler. Une maladie qui frappe souvent ceux qui, abandonnant le service opérationnel, se limitent aux tâches bureaucratiques et perdent ainsi le contact avec la réalité, avec les personnes concrètes. Ils créent ainsi un monde parallèle, à eux, où ils mettent de côté tout ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et où ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue. La remise en cause et les visites terrain sont assez urgentes et indispensables pour lutter contre cette maladie extrêmement grave.
  9. La maladie de la rumeur, de la médisance, et du commérage. C’est une maladie grave, qui commence simplement, peut-être seulement pour faire un brin de causette, et qui s’empare de la personne. Celle-ci se met alors à « semer de la zizanie » et dans beaucoup de cas à « assassiner de sang froid » la réputation de ses propres collègues. Mes amis, gardons-nous du terrorisme des bavardages !
  10. La maladie qui consiste à diviniser les chefs. C’est la maladie de ceux qui courtisent leurs supérieurs, en espérant obtenir leur bienveillance. Ils sont victimes du carriérisme et de l’opportunisme, ils honorent les personnes  sans profit pour l’Entreprise. Ce sont des personnes qui vivent le service en pensant uniquement à ce qu'ils doivent obtenir, et non à ce qu'ils doivent donner. Des personnes mesquines, malheureuses, et inspirées seulement par leur égoïsme fatal. Cette maladie pourrait frapper aussi les supérieurs quand ils courtisent certains de leurs collaborateurs pour obtenir leur soumission, leur loyauté et leur dépendance psychologique, mais il en résulte au final une véritable complicité.
  11. La maladie de l’indifférence envers les autres. Elle survient quand chacun ne pense qu’à soi et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Quand le plus expert ne met pas ses connaissances au service des collègues qui le sont moins. Quand on vient à apprendre quelque chose et qu’on le garde pour soi au lieu de le partager de manière positive avec les autres. Quand, par jalousie ou par ruse, on éprouve de la joie à voir l'autre tomber au lieu de le relever et de l'encourager.
  12. La maladie du visage lugubre. Elle est celle des personnes bourrues et revêches, qui estiment que pour être sérieux il faut porter le masque de la mélancolie, de la sévérité, et traiter les autres – surtout ceux que l’on considère comme inférieurs – avec rigidité, dureté et arrogance. En réalité, la sévérité théâtrale et le pessimisme stérile sont souvent les symptômes d’un sentiment de peur et de d’insécurité. Le manager doit s'efforcer d'être une personne courtoise, sereine, enthousiaste et joyeuse qui transmet la joie quel que soit l’endroit où il se trouve. Un cœur vaillant est un cœur heureux qui irradie et communique sa joie à tous ceux qui l'entourent : cela se voit tout de suite ! Ne perdons donc pas cet esprit joyeux, qui sait manier l'humour, et même l'autodérision, qui font de nous des personnes aimables même dans les situations difficiles. Comme une bonne dose d'humour sain nous fait du bien, soyez « fun » !
  13. La maladie qui consiste à accumuler. Souffre de celle-ci le collaborateur qui cherche à combler un vide existentiel dans son cœur en accumulant les biens matériels, non pas par nécessité, mais seulement pour se sentir en sécurité. En réalité, nous ne pourrons emporter avec nous rien de matériel parce que le coffre-fort ne suit pas le corbillard, et tous nos trésors terrestres – même si ce sont des cadeaux – ne pourront jamais combler ce vide. Au contraire, ils le rendront encore plus exigeant, et plus profond. L'accumulation ne fait que nous alourdir et ralentir inexorablement notre chemin ! Nos déménagements trop volumineux sont un signe de cette maladie.
  14. La maladie des cercles fermés, quand l’appartenance à un petit groupe devient plus forte qu'à celle de l’Entreprise. Cette maladie elle aussi commence toujours par de bonnes intentions, mais au fil du temps, elle asservit ses membres, devient un cancer qui menace l’harmonie de la structure et cause tellement de mal – des scandales. L'autodestruction ou le « tir ami » des frères d’armes est le danger le plus sournois. C'est le mal qui frappe de l'intérieur.
  15. Et la dernière, la maladie du profit mondain, des exhibitionnismes (17). Elle est celle du collaborateur qui transforme son service en pouvoir, et son pouvoir en marchandise pour obtenir des profits mondains, ou davantage de pouvoir. C’est la maladie des personnes qui cherchent insatiablement à multiplier les pouvoirs et dans ce but, ils sont capables de calomnier, de diffamer, de discréditer les autres, jusque dans les journaux et les magazines. Naturellement, dans le but de s'afficher et de montrer qu'ils sont davantage capables que les autres. Cette maladie fait elle aussi beaucoup de mal à notre image de marque parce qu'elle conduit les personnes à justifier l’usage de n’importe quel moyen pour atteindre ce but, souvent au nom de la justice et de la transparence ! Il me vient à l'esprit le souvenir d'un jeune cadre qui mettait sur son blog des informations pour raconter – et inventer – des choses privées et personnelles sur ses collègues et ses clients. Pour lui, seul comptait le fait de se voir follower, parce qu'ainsi il se sentait « puissant et irrésistible ». Il faisait tellement de mal aux autres et à l’Entreprise. Le pauvre !
Chers collègues, de telles maladies et de telles tentations sont naturellement un danger pour toute organisation, service, filiale, etc. Et elles peuvent frapper au niveau individuel ou collectif.
La guérison doit être le fruit de la conscience de la maladie et de la décision personnelle et collective de se soigner en supportant le traitement avec patience et persévérance. J’ai lu un jour que les entreprises sont comme les avions : elles ne font la une des journaux que lorsqu’elles s’écroulent à Wall Street, mais il y en a beaucoup qui volent. Beaucoup critiquent et peu agissent pour elles.

Je vous verrai bientôt en tête à tête pour parler de tout ça. D’ici-là, profitez de votre famille pour les fêtes.

dimanche 14 décembre 2014

I can't breathe....

Je ne peux plus respirer : c'est ce qu'a dit le dernier (the last, not the least) type qui a été tué par la police nouillorquaise (le fameux NYPD si cher à notre 2ème ex, son modèle, son inspiration...).

Le fait que ce soit encore un noir n'est qu'un hasard. Car les policiers n'ont pas de balles à blanc, et celui-là a été étranglé.

Chère Amérique, patrie de la Liberté et des droits fondamentaux, notamment son 2ème amendement qui autorise le port d'armes.

(Merci Pétillon).
Mais le pire n'est pas là. Le pire, c'st le fondamentalisme religieux, qui est le fond de commerce commun des télévangélistes et du Parti Républicain dans son aile droite.

Et le pire du pire, c'est que ce mouvement nous gagne. On en voit tous les jours les ravages, les mails et les tweets remplacent les télévangélistes pour nous inonder de leur vérité, dont la conviction exclut toute charité. 

I can't breathe...


samedi 1 novembre 2014

Halloween

Halloween c'est pour faire peur aux petits, et rassurer les grands : ils ont peur de la mort.

Chaque année, les américains se font un grand happening. Ca commence par des tas de citrouilles à mettre devant sa maison.

Et puis divers accessoires, fruit d'un profitable commerce entre la Chine (fabriquant), et américains (consommateurs).

Un costume de bagnard pour le gamin, quelle bonne idée pour le préparer à l'enfer! Un squelette gonflable....



Après vous pouvez décorer votre maison, avec des sorcières pendues, ou un crane 
Vous mettez partout de la toile d'araignée, et des pierres tombales de fantaisie

Et puis un chat noir, complètement électrifié : il vous suit du regard, il est prêt à vous sauter dessus.


Mais voici les consignes de sécurité, données par la Police aux parents prévoyants :

 Costume Safety
  • Wear clothing that is bright, reflective and flame-retardant; wear short clothing that prevents tripping.
  • Wear sneakers or comfortable shoes.
  • Use face paint (non-toxic, hypoallergenic) and avoid masks – especially if the eye holes obstruct the child’s vision.
  • Don’t wear floppy hats or wigs that slide over the eyes. Also, children should not wear long, baggy, or loose costumes or oversized shoes.
  • Avoid toy weapons – if desired, use costume knives and swords that are flexible, not rigid.
  • Stay away from pets. The pet may not recognize the child and become frightened.
Pedestrian Safety
  • Children should stay within familiar areas and surroundings. Parents should establish a route for children.
  • Children should use flashlights and stay on sidewalks.
  • Children should cross the street at corners / crosswalks and not between parked cars.
  • Motorists should drive slowly and watch carefully for children.
General Safety
  • Many police districts, community groups, business associations and others host Halloween parties. Parents should consider these as a safe alternative to door-to-door “trick-or-treating” for their children.
  • Children should never go into homes – stay on the porch or stoop when asking for treats.
  • Children should avoid homes that don’t have their outside lights turned on.
  • Children should never talk to strangers or get into strangers’ cars.
  • Children should travel in small groups and be accompanied by parents or an authorized adult chaperone.
  • Children should know their home phone number and their parents’ cell phone numbers, when applicable.
  • Children should have their names and addresses attached to their costumes.
  • Children should bring home treats before eating them so parents can inspect them. When children get home, parents should inspect all candy and other treats before they are eaten. Discard all unwrapped or loosely wrapped candy or fruit.
  • If you have any questions about suspicious looking treats, call the police department.
  • Adults should only give and accept wrapped or packaged candy.
  • Adults should keep porch lights on and their driveways illuminated.
  • Homeowners should ensure that their walkways are cleared of debris on which children may trip and fall.
  • Parents should cut into fruit, such as apples, to make sure they do not contain foreign objects.
  • If in doubt, throw it out.




Le dernier point sur les vaccins

Hier 14 juin 2021, le Président Macron tenait une conférence de presse à l'issue du conseil de l'OTAN, et de sa conversation avec...