Je vais reprendre progressivement ce blog, en prévenant mes éventuels lecteurs que les commentaires antisémites, racistes, intolérants, seront non seulement effacés, mais signalés aux autorités compétentes.
Aujourd’hui, je vous parle d'Ettore Majorana, grâce à un petit livre épatant de Etienne Klein "en cherchant Majorana" (Equateurs essais, Flammarion). Vous pouvez écouter Etienne Klein ici : https://youtu.be/aA5b0EejINs .
Etienne Klein est un physicien du CEA, qui est un vulgarisateur génial de la philosophie des sciences, et plus exactement de la physique actuelle, entre particules quantiques et cosmologie. Cherchez Etienne Klein sur Youtube, vous y trouverez des vidéos passionnantes.
Etienne Klein est parti en quête d'Ettore Majorana, un physicien italien, ou plutôt sicilien, qui est né en 1906, et qui travailla sous la direction d'Enrico Fermi après avoir digéré rapidement toute la relativité générale d'Einstein à 17 ans. Il résolvait tous les problèmes, et on ne comprenait pas toujours ce qu'il disait. Il publiait peu, mais écrivait dans des cahiers. Des problèmes psychologiques certains, mais une vision fulgurante sur les problèmes les plus difficiles.
En 1932, en lisant le dernier article de Irène et Joliot-Curie, il s'écrit : " les crétins! Ils n'ont pas compris qu'ils viennent de mettre la main sur le neutron!" Il a été un des premiers à comprendre les problèmes de rupture de symétrie, et donc des antiparticules. On le soupçonne d'avoir pressenti la fission nucléaire.
Mais à 31 ans, en 1938, le 25 mars, il disparaît. Il prend un bateau de Naples à Palerme, en laissant une lettre ambiguë, demandant que l'on ne porte son deuil que pendant 3 jours... Il arrive bien à Palerme, puisqu'il y poste une autre lettre. Et puis,... on ne sait pas ce qu'il est devenu, ce qu'il a voulu faire, ce qui lui est arrivé.
Mais on commence à déchiffrer et à comprendre ses concepts et ses méthodes. Le boson de Higgs était au bout de son stylo...
Un livre à lire.
De la curiosité ... Avant toute chose.... Sur des sujets divers... Sans oublier des coups de gueule, Et des provocations! De l'humour, toujours. Du premier degré, jamais!
jeudi 30 avril 2015
jeudi 2 avril 2015
Sainte Ombeline
Sainte Ombeline,
"Hombeline (ou Ombeline), sœur de St Bernard, naquit en 1092 à Fontaine les Dijon. Mariée au frère de la duchesse de Lorraine, et jouissant d’une grande fortune, elle menait grande vie. Son frère, saint Bernard, lui en fit le reproche et elle changea de conduite. Elle entra (avec l’accord de son mari) chez les bénédictines de Jully, près de Ravières. Elle devint prieure de ce monastère qui fut vite trop petit pour accueillir les nouvelles sœurs: aussi fonda-t-elle un nouveau monastère à Crisenon (paroisse de Prégilbert). Elle mourut en 1141 et fut enterrée à Jully."
"Hombeline (ou Ombeline), sœur de St Bernard, naquit en 1092 à Fontaine les Dijon. Mariée au frère de la duchesse de Lorraine, et jouissant d’une grande fortune, elle menait grande vie. Son frère, saint Bernard, lui en fit le reproche et elle changea de conduite. Elle entra (avec l’accord de son mari) chez les bénédictines de Jully, près de Ravières. Elle devint prieure de ce monastère qui fut vite trop petit pour accueillir les nouvelles sœurs: aussi fonda-t-elle un nouveau monastère à Crisenon (paroisse de Prégilbert). Elle mourut en 1141 et fut enterrée à Jully."
dimanche 1 mars 2015
La résidence des mille vieux
Le salon de l'Agriculture est merveilleux. Une grande ferme pour les parisiens, voila qui nous rapproche de nos origines paysannes, et tous les politiques et les people viennent se prêter à cette opération de communication-relations publiques de la FNSEA, dans le but de nous faire adhérer aux subventions agricoles et au productivisme.
Comme il y avait de la contestation dans l'air, on nous a vanté dans les étranges lucarnes le mérite de la robotisation des étables, robotisation justifiée par le grand nombre de vaches, et le petit nombre de personnel. Les vaches sont heureuses, elles vont se faire traire par le robot quand elles en ont envie, passent à la douche, vont faire la causette, mangent leurs granulés quand il faut. C'est ce qu'on nous a dit. On le faisait déjà pour les poules, pas de raison que les vaches y échappent.
Mais les vaches ne savent pas que l'ordinateur mesure chaque jour leur production de lait, et que s'il se tarit, elles finissent chez McDo, automatiquement.
Je pense que le concept doit être étendu pour d'autres besoins sociaux, liés notamment au vieillissement de la population. On va avoir de plus en plus d’octogénaires et plus, tandis que la population active diminue. Les retraites sont insuffisantes pour assurer le coût des EHPAD, tout en garantissant les dividendes pour leurs actionnaires.
Il faut donc robotiser les maisons de retraite, mais pour que l'investissement soit rentable, il faut que le nombre de pensionnaires soit suffisant, et le chiffre de 1000 semble un optimum. Là ou il faut 80 ETP pour 100 résidents, il doit être possible de passer à 50 emplois pour 1000 petits vieux.
Ils seraient bien sûr munis d'une puce électronique qui permettraient de piloter à distance tous les actes quotidiens. Un système de fauteuils automatisés permettrait les déplacements pour tout le monde, comme ceux que l'on voit à l'Hôpital Pompidou pour porter le linge et les repas. Le résident peut commander un fauteuil quand il veut se déplacer, et celui-ci arrive rapidement, ou bien il s'assoit sur celui qui arrive, comme on le lui aura vite appris.
Le fauteuil le conduira chez la coiffeuse, à l'infirmerie, au restaurant, le pèsera, mesurera sa température. Ainsi tous les paramètres vitaux seront contrôlés, et en cas dé décès, le transfert à la morgue sera automatique.
En cas d'épidémie, grippale par exemple, les fauteuils éviteront de mélanger les malades et les bien-portants, et il n'y aura plus besoin de mettre en place des dispositifs coûteux de quarantaine.
S'il fait beau, le programme pourra les conduire au jardin, et il n'y aura plus personne pour oublier de regarder "les chiffres et les lettres".
Ultérieurement, l'ordinateur pourra être connecté à celui de la Sécu, et au delà d'un certain seuil de dépenses dépendant de l'âge, les soins deviendront insensiblement palliatifs, de façon à accélérer le turn-over et faire de la place pour ceux qui sont en file d'attente.
Nous ne serons jamais assez reconnaissant à l'agriculture FRANCAISE pour son apport à la résolution des problèmes. (On pourrait les remercier aussi de nous avoir évité l'écotaxe). Et tout ça avec l'argent de l'Europe!
Comme il y avait de la contestation dans l'air, on nous a vanté dans les étranges lucarnes le mérite de la robotisation des étables, robotisation justifiée par le grand nombre de vaches, et le petit nombre de personnel. Les vaches sont heureuses, elles vont se faire traire par le robot quand elles en ont envie, passent à la douche, vont faire la causette, mangent leurs granulés quand il faut. C'est ce qu'on nous a dit. On le faisait déjà pour les poules, pas de raison que les vaches y échappent.
Mais les vaches ne savent pas que l'ordinateur mesure chaque jour leur production de lait, et que s'il se tarit, elles finissent chez McDo, automatiquement.
Je pense que le concept doit être étendu pour d'autres besoins sociaux, liés notamment au vieillissement de la population. On va avoir de plus en plus d’octogénaires et plus, tandis que la population active diminue. Les retraites sont insuffisantes pour assurer le coût des EHPAD, tout en garantissant les dividendes pour leurs actionnaires.
Il faut donc robotiser les maisons de retraite, mais pour que l'investissement soit rentable, il faut que le nombre de pensionnaires soit suffisant, et le chiffre de 1000 semble un optimum. Là ou il faut 80 ETP pour 100 résidents, il doit être possible de passer à 50 emplois pour 1000 petits vieux.
Ils seraient bien sûr munis d'une puce électronique qui permettraient de piloter à distance tous les actes quotidiens. Un système de fauteuils automatisés permettrait les déplacements pour tout le monde, comme ceux que l'on voit à l'Hôpital Pompidou pour porter le linge et les repas. Le résident peut commander un fauteuil quand il veut se déplacer, et celui-ci arrive rapidement, ou bien il s'assoit sur celui qui arrive, comme on le lui aura vite appris.
Le fauteuil le conduira chez la coiffeuse, à l'infirmerie, au restaurant, le pèsera, mesurera sa température. Ainsi tous les paramètres vitaux seront contrôlés, et en cas dé décès, le transfert à la morgue sera automatique.
En cas d'épidémie, grippale par exemple, les fauteuils éviteront de mélanger les malades et les bien-portants, et il n'y aura plus besoin de mettre en place des dispositifs coûteux de quarantaine.
S'il fait beau, le programme pourra les conduire au jardin, et il n'y aura plus personne pour oublier de regarder "les chiffres et les lettres".
Ultérieurement, l'ordinateur pourra être connecté à celui de la Sécu, et au delà d'un certain seuil de dépenses dépendant de l'âge, les soins deviendront insensiblement palliatifs, de façon à accélérer le turn-over et faire de la place pour ceux qui sont en file d'attente.
Nous ne serons jamais assez reconnaissant à l'agriculture FRANCAISE pour son apport à la résolution des problèmes. (On pourrait les remercier aussi de nous avoir évité l'écotaxe). Et tout ça avec l'argent de l'Europe!
jeudi 19 février 2015
l'Archange Gabriel
Gabriel est un archange, dont le nom veut dire "Dieu est ma force". Le suffixe "el" désigne spécifiquement Dieu, comme dans "Allah".
Les anges ne sont pas tous égaux, mais hiérarchisés en 9 chœurs, regroupés en 3 Ordres, et la Vierge est leur Reine :
Les anges ne sont pas tous égaux, mais hiérarchisés en 9 chœurs, regroupés en 3 Ordres, et la Vierge est leur Reine :
- Premier Ordre : Les Séraphins (ils sont rouges, et ont 6 ailes ocellées), les Chérubins (ils sont bleus , et n'ont que 4 ailes), les Trônes (représentées par des roues embrasées et ailées, parsemées d'yeux),
- Deuxième Ordre : les Dominations(elles portent le sceptre et la couronne, ou bien un casque et une épée), les Vertus (qui tiennent un livre), les Puissances,
- Troisième Ordre : les Principautés (vêtues tantôt en guerriers, tantôt en diacres, elles portent une branche de lys), les Archanges (leur mission est de lutter contre les démons), les Anges (simples soldats de base).
Il y avait bien un dixième chœur, mais il est passé à l'ennemi et s'est rallié à Satan.
Les Archanges forment une classe à part, car ils sont les seuls à ne pas être anonymes, bien qu'à l'avant-dernière place dans la hiérarchie. Ils ont normalement deux ailes rattachées aux omoplates, et leur sexe est indéterminé : ils agissent comme des hommes, et s'habillent parfois comme des femmes.
Il y en a 7 :
Il y en a 7 :
- Michel, le chef de la Milice céleste, a vaincu le Dragon, et brandit l'épée ou la lance,
- Gabriel, le messager envoyé à la Vierge, tient une lanterne allumée et un miroir de jaspe vert sur lequel s'inscrivent les ordres de Dieu.
- Raphaël, le médecin de Tobie aveugle, porte un vase d'onguent et donne la main droite au jeune Tobie et son poisson.
- Uriel, précepteur d'Esdras, brandit l'épée flamboyante à l'entrée du Paradis, et se reconnait aux flammes qui sortent de sous ses pieds.
- Jehudiel, précepteur de Sem, celui qui récompense et qui punit, porte une couronne d'or et un fouet à 3 lanières.
- Barachiel, (ou Peliel, ou Raziel), qui lutta avec Jacob, découvre des roses blanches dans le pan de son manteau. Raziel est celui qui a viré Adam et Eve du Paradis.
- Sealtiel, qui arrêta le sacrifice d'Isaac, a les mains jointes dans l'attitude de la prière.
Le culte catholique ne reconnait que les 3 premiers (Concile du Latran, 746), et symbolisent les pouvoirs religieux, militaire et civil. Mais on y ajoute parfois Uriel pour représenter les 4 points cardinaux, et faire le pendant aux 4 évangélistes.
Pour en revenir à Gabriel, on le voit partout, car il est presque toujours présent dans les tableaux évoquant l'Annonciation, moins souvent quand il annonce la naissance de Saint Jean-Baptiste. Il aurait aussi révélé à Mahomet sa mission et lui aurait dicté le Coran : évidemment, cela n'est jamais dessiné.
SS Pie XII, par un bref apostolique du 1 avril 1951, l'accrédite comme patron des PTT : postiers, télégraphistes, téléphonistes, mais aussi de l'Arme des Transmissions. On le fête le 24 mars.
samedi 14 février 2015
Affaires de famille
Mon cher Robert,
Votre "ami" Théodore a bien voulu m'écrire une lettre charmante. Je n'oublierai jamais que j'ai eu l'honneur de vous être présenté par Madame de Villeparisis, l'amie de ma Grand-mère Bathilde, qu'on appelait Madame Amédée, et qui me fit découvrir Madame de Sévigné et bien sûr Bergotte. Avez-vous entendu parler de ses soeurs Céline et Flora?
Le frère de mon grand-père, l'oncle Adolphe était l' un des nombreux amants de madame votre ravissante belle-mère, du temps où elle était Odette de Crécy, séparée de Pierre de Verjus, comte de Crécy. Ne le confondez-pas avec mon oncle Octave, qui laissa inconsolable ma pauvre tante Léonie, connue pour tremper ses madeleines dans une cuillère de thé.
Nous avions connu votre beau-père, le délicat Charles Swann, quand il rendait visite à mes parents à Combray, car mon grand-père était ami avec son père. Et c'est par Odette, avant leur mariage, qu'il fut entraîné dans les salons des Verdurin, où il eut la chance de rencontrer Brichot, le pédant toponymiste, le marquis de Cambremer, dit "Cancan" (qui avait épousé une demoiselle Legrandin!), le comte de Forcheville, le docteur et madame Cottard, Dechambre le violoniste, Elstir le peintre, Saniette, et bien d'autres encore. On s'y amusait beaucoup, du moins selon l'avis de Madame Verdurin.
Vous avez aussi rencontré bien sûr Charles Morel, qui essayait de cacher que son père avait été le valet de chambre le l'Oncle Adolphe, et qui avait réussi à s’introduire à la Raspelière avec votre oncle le baron de Charlus, et à faire prendre du Meyerbeer pour du Debussy. Il se disait "presque fiancé" avec avec la nièce de Jupien, le giletier qui habitait dans notre immeuble, au côté de l’hôtel de Guermantes, puis qui a géré une maison de rendez-vous où passait bien du beau monde.
A propos des Guermantes, qui font assez savoir qu'ils descendent de Geneviève de Brabant, d'un maréchal et d'un académicien français, j’aurais besoin de quelques précisions. Basin et Oriane, le prince et la princesse des Laumes, devenus duc et duchesse de Guermantes à la mort du duc, étaient-ils vraiment cousins? Palamède XV, baron de Charlus, et Marie-Aynard de Saint-Loup, comtesse de Marsantes -votre mère- complètent la fratrie de la branche aînée. Mais quel est votre rapport de cousinage avec le prince Gilbert de Guermantes, mari de Marie, née duchesse de Bavière? Auriez-vous imaginé que Mme Verdurin, veuve de M Verdurin puis du duc de Duras deviendrait à son tout princesse de Guermantes? Heureusement, cela n'est arrivé qu'après votre mort héroïque au front.
(à suivre)
Votre "ami" Théodore a bien voulu m'écrire une lettre charmante. Je n'oublierai jamais que j'ai eu l'honneur de vous être présenté par Madame de Villeparisis, l'amie de ma Grand-mère Bathilde, qu'on appelait Madame Amédée, et qui me fit découvrir Madame de Sévigné et bien sûr Bergotte. Avez-vous entendu parler de ses soeurs Céline et Flora?
Le frère de mon grand-père, l'oncle Adolphe était l' un des nombreux amants de madame votre ravissante belle-mère, du temps où elle était Odette de Crécy, séparée de Pierre de Verjus, comte de Crécy. Ne le confondez-pas avec mon oncle Octave, qui laissa inconsolable ma pauvre tante Léonie, connue pour tremper ses madeleines dans une cuillère de thé.
Nous avions connu votre beau-père, le délicat Charles Swann, quand il rendait visite à mes parents à Combray, car mon grand-père était ami avec son père. Et c'est par Odette, avant leur mariage, qu'il fut entraîné dans les salons des Verdurin, où il eut la chance de rencontrer Brichot, le pédant toponymiste, le marquis de Cambremer, dit "Cancan" (qui avait épousé une demoiselle Legrandin!), le comte de Forcheville, le docteur et madame Cottard, Dechambre le violoniste, Elstir le peintre, Saniette, et bien d'autres encore. On s'y amusait beaucoup, du moins selon l'avis de Madame Verdurin.
Vous avez aussi rencontré bien sûr Charles Morel, qui essayait de cacher que son père avait été le valet de chambre le l'Oncle Adolphe, et qui avait réussi à s’introduire à la Raspelière avec votre oncle le baron de Charlus, et à faire prendre du Meyerbeer pour du Debussy. Il se disait "presque fiancé" avec avec la nièce de Jupien, le giletier qui habitait dans notre immeuble, au côté de l’hôtel de Guermantes, puis qui a géré une maison de rendez-vous où passait bien du beau monde.
A propos des Guermantes, qui font assez savoir qu'ils descendent de Geneviève de Brabant, d'un maréchal et d'un académicien français, j’aurais besoin de quelques précisions. Basin et Oriane, le prince et la princesse des Laumes, devenus duc et duchesse de Guermantes à la mort du duc, étaient-ils vraiment cousins? Palamède XV, baron de Charlus, et Marie-Aynard de Saint-Loup, comtesse de Marsantes -votre mère- complètent la fratrie de la branche aînée. Mais quel est votre rapport de cousinage avec le prince Gilbert de Guermantes, mari de Marie, née duchesse de Bavière? Auriez-vous imaginé que Mme Verdurin, veuve de M Verdurin puis du duc de Duras deviendrait à son tout princesse de Guermantes? Heureusement, cela n'est arrivé qu'après votre mort héroïque au front.
(à suivre)
dimanche 25 janvier 2015
Bienheureuse Sibylle
On fête la Bienheureuse Sibylle le 9 octobre, en souvenir d'une moniale cistercienne du XIIIème siècle qui mourut à l'abbaye d'Aywiers, en Brabant, où elle est toujours vénérée. Elle n'a pas été canonisée, faute de temps semble-t-il, mais le mériterait autant que bien d'autres que je ne nommerai pas.
Mais pourquoi cette sainte femme s'appelait-elle Sibylle? Parce que les Pères des premiers siècles, pétris de culture latine et grecque, avaient fait le parallèle entre les 12 prophètes juifs de l'Ancien Testament et les 12 Sibylles de l'Antiquité : relisez Lactance.
En témoignent ces vers connus de Virgile, du Ier siècle avant JC, qui rappellent la prophétie de la Sibylle de Cumes :
Ultima Cumaei venit jam carminis aetas
Magnus ab integro saeclorum nascitur ordo.
Jam redit et Virgo, redeunt Saturnia regna,
Jam nova progenies caelo demittitur alto.
Tu modo nascenti puero, quo ferrea primum
Desinet ac toto surget gens aurea mundo,
"Voici venir les derniers temps prédits par la Sibylle de Cumes, et de nouveau l’ordre qui fut au commencement des siècles. Voici revenir la Vierge... et voici l’âge d’or. Voici que va descendre du haut des cieux une race nouvelle... Protège cet enfant qui va naître et fermant l’âge de fer ressuscitera sur toute la terre la génération du siècle d’or."
En termes sibyllins, c'est une Annonciation qui vaut bien celle d'Isaïe, et qui permet à Michel-Ange, dans la Chapelle Sixtine de représenter les Sibylles en alternance avec les Prophètes.
On retrouve cette association dans le Dies Irae, écrit entre le XIème et XIIIème siècle, et forcément connu des parents de notre Bienheureuse Sibylle :
Dies iræ, dies illa,
Solvet sæclum in favílla,
Teste David cum Sibýlla !
"Jour de colère, ce jour où le monde sera détruit, David et la Sibylle l'ont attesté!"
Bienvenue Sibylle!
Mais pourquoi cette sainte femme s'appelait-elle Sibylle? Parce que les Pères des premiers siècles, pétris de culture latine et grecque, avaient fait le parallèle entre les 12 prophètes juifs de l'Ancien Testament et les 12 Sibylles de l'Antiquité : relisez Lactance.
En témoignent ces vers connus de Virgile, du Ier siècle avant JC, qui rappellent la prophétie de la Sibylle de Cumes :
Ultima Cumaei venit jam carminis aetas
Magnus ab integro saeclorum nascitur ordo.
Jam redit et Virgo, redeunt Saturnia regna,
Jam nova progenies caelo demittitur alto.
Tu modo nascenti puero, quo ferrea primum
Desinet ac toto surget gens aurea mundo,
"Voici venir les derniers temps prédits par la Sibylle de Cumes, et de nouveau l’ordre qui fut au commencement des siècles. Voici revenir la Vierge... et voici l’âge d’or. Voici que va descendre du haut des cieux une race nouvelle... Protège cet enfant qui va naître et fermant l’âge de fer ressuscitera sur toute la terre la génération du siècle d’or."
En termes sibyllins, c'est une Annonciation qui vaut bien celle d'Isaïe, et qui permet à Michel-Ange, dans la Chapelle Sixtine de représenter les Sibylles en alternance avec les Prophètes.
On retrouve cette association dans le Dies Irae, écrit entre le XIème et XIIIème siècle, et forcément connu des parents de notre Bienheureuse Sibylle :
Dies iræ, dies illa,
Solvet sæclum in favílla,
Teste David cum Sibýlla !
"Jour de colère, ce jour où le monde sera détruit, David et la Sibylle l'ont attesté!"
Bienvenue Sibylle!
La Sibylle de Cumes
La Sibylle de Delphes
jeudi 8 janvier 2015
Amalgames
On nous dit de ne pas faire d'amalgame. C'est bien, mais c'est déjà fait : terroristes > barbus > talibans > Daech > Musulmans> arabes > pas français de souche. Facile, et Marine s'en réjouit déjà. Quelques mosquées vont être au mieux taguées, au pire mitraillées "en représailles". Justement ce qu'il ne faut pas faire.
Mais moi, je fais un autre amalgame : celui des extrémistes de tous bords, des fondamentalistes au bas fondement. Ceux qui disent "je ne suis pas Charlie", ou qui veulent transformer la minute de silence républicaine en Angélus.
Ceux qui ont mal lu le Coran comme ceux qui ont mal lu l'Evangile. Ceux dont les maîtres à penser sont Zemmour le dévoyé (notre nouveau Doriot?) et Houellebecq le dépravé (qui ne sera jamais un Brasillach).
Ceux qui sèment le vent pour espérer la tempête, ceux qui ne comprennent rien, ne savent rien, ne lâchent rien (et ceux qui les bénissent). Ceux qui excitent les problèmes jusqu'à la violence au lieu de les résoudre par le dialogue..
Les terroristes de Charlie et les nazillons identitaires sont à mettre dans le même panier, un panier de sciure.
Inscription à :
Articles (Atom)
Le dernier point sur les vaccins
Hier 14 juin 2021, le Président Macron tenait une conférence de presse à l'issue du conseil de l'OTAN, et de sa conversation avec...
-
Ils sont tous là, à se battre pour accéder au pouvoir, et ensuite ils ont des ennuis sans fin... Regardez ce pauvre pape! Il a dû attendre s...
-
Je vous ai déjà parlé de M Schrödinger et de son chat , à moitié mort et à moitié vivant. L'autre jour, à la pharmacie, 2 rigolos éta...
-
J'ai reçu par la poste une lettre ronéotée . Je vous en donne lecture : Quel bonheur d'être au chaud, près de ma fenêtre où brillent...
-
L'Ile de Mainau est un délicieux rocher planté dans le lac de Constance, accessible par un pont lancé sur un cordon de gravier. Pendan...
-
Paix à son âme! Ceux qui ont été sur la trajectoire d'un de ses cendriers en cristal lui pardonneront sûrement. Les spinaliens n'aur...





